Il est trop tôt pour déconfiner le Grand Montréal, juge le PLQ

Le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand

Il est « trop tôt » pour déconfiner le Grand Montréal, juge le Parti libéral du Québec (PLQ).

Québec a annoncé son échéancier graduel pour le déconfinement : le 11 mai dans la région métropolitaine de Montréal et dès ce lundi dans le reste de la province.

À ces deux dates, trois secteurs pourront recommencer leurs activités : le commerce au détail, l’industrie de la construction et le secteur manufacturier.

Mais c’est trop vite pour Montréal, a fait valoir le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand, qui a tenu un point de presse pour faire part de cette position derrière le CHSLD Vigi Mont-Royal, l’un des plus touchés par la COVID-19 dans la province. Selon les plus récents chiffres publiés, ce CHSLD, qui est situé dans sa circonscription de Mont-Royal-Outremont, comptait 186 résidants infectés par la maladie.

La situation n’est pas sous contrôle dans le Grand Montréal, a-t-il fait valoir pour expliquer la position de son parti.

Il souligne qu’il n’y a pas que les CHSLD et autres résidences pour aînés où se trouvent des éclosions de COVID-19 : il y a aussi de la transmission communautaire dans plusieurs quartiers de Montréal, dont Montréal-Nord et LaSalle.

Le chef de l’opposition officielle croit que le gouvernement doit hausser de façon significative le nombre de tests effectués avant d’arrêter une date pour un déconfinement.

M. Arcand réclame aussi des points de presse quotidiens à Montréal avec la santé publique et avec Chantal Rouleau, la ministre responsable de la métropole.

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