L’environnement comme 9e valeur du PLQ? Oui, répondent Cusson et Anglade

Dominique Anglade et Alexandre Cusson (notre photo) se sont mouillés: ils appuient tous les deux la proposition de la Commission-Jeunesse du PLQ visant à faire de la protection de l’environnement la neuvième valeur libérale.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Dominique Anglade et Alexandre Cusson (notre photo) se sont mouillés: ils appuient tous les deux la proposition de la Commission-Jeunesse du PLQ visant à faire de la protection de l’environnement la neuvième valeur libérale.

La course à la chefferie du Parti libéral du Québec n’est toujours pas lancée, mais Dominique Anglade et Alexandre Cusson se sont mouillés : ils appuient tous les deux la proposition de la Commission-Jeunesse du PLQ visant à faire de la protection de l’environnement la neuvième valeur libérale.

« On aura l’occasion d’en reparler, mais ça fait plus que m’intéresser », a confirmé Alexandre Cusson au Devoir.

« Ça va être aux militants de décider si, oui ou non, ils veulent l’intégrer. Mais moi, je suis favorable, absolument, à la démarche », a aussi dit Dominique Anglade.

Les valeurs qui séquencent l’ADN libéral depuis 2002 ne peuvent être modifiées que par le congrès des membres du parti. Celui-ci doit se réunir en 2020. D’ici là, le parti vivra une course à la chefferie, qui sera officiellement lancée samedi.

L’ex-ministre de l’Économie, Dominique Anglade, est pour le moment la seule candidate officielle. Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, confirmera vraisemblablement qu’il devient son adversaire samedi matin, à l’ouverture du conseil général du PLQ à Sherbrooke.

Relancer le parti

Le 1er octobre 2018, le PLQ a subi la pire défaite électorale de son histoire. À l’époque, le président de la Commission-Jeunesse du parti, Stéphane Stril, s’était inquiété du peu de place qu’avaient occupé les enjeux environnementaux dans la campagne électorale. « On en a parlé deux ou trois jours maximum. On ne veut plus que ça arrive », avait-il déclaré.

Un an plus tard, son successeur, Mark Dewar, a repris le flambeau. Il a « absolument » l’intention de militer en faveur de l’ajout de l’enjeu de la protection de l’environnement au sein des valeurs libérales. « J’ai fait des représentations auprès de Mme Anglade », a-t-il confirmé jeudi. Le lendemain, son organisation a confirmé son intérêt pour les enjeux environnementaux.

La Commission-Jeunesse du PLQ a publiquement demandé aux candidats de la course à la chefferie de s’engager à « mettre fin à toutes les subventions et à retirer tous les investissements du gouvernement et de ses organismes dans le secteur pétrolier et gazier dans les deux premières années d’un gouvernement libéral ».

« Je mets quiconque au défi de me prouver qu’il est profitable pour les Québécois d’investir dans le secteur pétrolier et gazier à long terme », a lancé Mark Dewar.

« Si les candidats souhaitent représenter la jeunesse, ils se doivent de répondre favorablement à cette demande », ont écrit les jeunes libéraux dans un communiqué de presse.

Au bas de la communication, les militants ont inclus un rappel. « Les jeunes libéraux auront 33 % des votes lors de l’élection de notre prochain chef au printemps 2020 », ont-ils souligné.