La création de cliniques d'infirmières n'emballe pas la ministre McCann

La ministre québécoise de la Santé, Danielle McCann
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne La ministre québécoise de la Santé, Danielle McCann

La ministre de la Santé, Danielle McCann, manifeste peu d’ouverture à la création de cliniques d'infirmières au Québec, à l’image de celles qui existent en Ontario et en Colombie-Britannique.

C’est ce qui s’est dégagé d’un échange mardi matin à la commission parlementaire sur le projet de loi 43, qui doit donner plus de pouvoirs aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS).

Dans sa présentation, le Conseil de protection des malades (CPM) a demandé à la ministre de permettre l’ouverture de telles cliniques au Québec, une idée à laquelle s’opposent farouchement les médecins.

« Il y a des provinces qui l’ont fait avant nous autres », a dit le président du CPM, Claude G. Brunet. « Il faut qu’elles [les IPS] puissent ouvrir des cliniques d'infirmières », a-t-il insisté.

   

Le CPM voit dans ces cliniques une option supplémentaire pour les patients et une façon de réduire le temps d’attente aux urgences. L’existence de la clinique SABSA, à Québec, prouve que c’est possible, a fait valoir M. Brunet.

Dans sa réponse, la ministre McCann a plutôt laissé entendre qu’il fallait miser sur la collaboration entre médecins et infirmières. Elle a ajouté qu’elle préférait l’embauche de plus d’IPS en CLSC et en GMF à la création de cliniques d'infirmières. « On a du potentiel interdisciplinaire dans les GMF et même à l’extérieur, en CLSC », a-t-elle dit. La ministre a aussi souligné que SABSA était « un cas unique ».

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), qui doit se faire entendre plus tard mardi, s’est toujours opposée à la création de telles cliniques. C’est d’ailleurs l’un des motifs qui l’ont amenée à s’opposer à l’attribution de nouvelles responsabilités aux IPS par le passé.