Enquête Mâchurer: Legault dit partager l’impatience des Québécois

Le premier ministre François Legault
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le premier ministre François Legault

Le premier ministre François Legault dit partager l’impatience des Québécois qui veulent voir toute la lumière faite sur les allégations d’irrégularités visant le Parti libéral du Québec.

« Tous les Québécois voudraient des réponses sur le fameux dossier Mâchurer qui inclut Jean Charest », a-t-il déclaré dans une mêlée de presse mardi. « Moi, je n’ai pas le droit de dire à l’UPAC quoi faire. Mais moi, comme tous les citoyens, je souhaiterais que cette enquête-là se conclue le plus rapidement possible. Je ne peux rien dire de plus que ça », a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement réagissait à la parution du livre PLQ inc. Comment la police s’est butée au parti de Jean Charest mardi. Des journalistes du Journal de Montréal relatent que l’ancien chef de cabinet du chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, Ronald Poupart, a mentionné à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) que M. Charest aurait bénéficié d’un « pont d’or » de la part du PLQ afin de faciliter son passage de la politique fédérale à la politique québécoise il y a plus de 20 ans.

Le bureau de Jean Charest a critiqué mardi après-midi la diffusion « de ragots, de rumeurs et d’insinuations mensongères » par Québecor.

L’ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette s’est dit scandalisé par la publication du livre PLQ inc. à quelques heures de la mise en candidature de Gertrude Bourdon à l’élection partielle dans la circonscription de Jean-Talon, à Québec. « Pensez-vous vraiment que c’est un hasard, la première page du Journal de Montréal ce matin ? a-t-il demandé à la presse parlementaire. Il ne faut pas prendre le monde pour des caves ! »

Le chef parlementaire du PQ, Pascal Bérubé, trouvait pour sa part que la parution du livre avait le mérite de mettre de l’« ambiance » dans la campagne dans Jean-Talon. « Moi, je dis à l’UPAC ou au DPCP : si vous êtes en mesure de procéder, allez-y. Si vous n’êtes pas en mesure [de le faire], dites-le-nous », a-t-il affirmé.

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois plaidait pour que « l’UPAC finisse son travail, pose des accusations, puis qu’on mette derrière les barreaux les gens qui sont responsables de cet énorme déni de démocratie ».

Deuxième essai de Gertrude Bourdon

Gertrude Bourdon s’est mise mardi à la tâche de « gagner le cœur des citoyens de Jean-Talon » en vue de l’élection partielle du 2 décembre prochain. Le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand, a annoncé la candidature de l’ex-directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Québec dans la circonscription de Jean-Talon, qui est acquise aux libéraux depuis plus d’un demi-siècle. « Gertrude Bourdon, c’est une battante », a souligné M. Arcand, promettant de « tout faire, bien sûr, pour gagner Jean-Talon ». Mme Bourdon avait connu l’an dernier une entrée en politique pour le moins remarquée lors des élections générales, avouant avoir « magasiné » sa formation politique. Promettant de « faire l’Histoire », elle avait terminé au troisième rang dans Jean-Lesage. Elle propose désormais d’« aider les gens » de Jean-Talon.