Le gouvernement Legault veut que la v.g. enquête sur le traversier «F.-A.-Gauthier»

Le traversier «F.-A.-Gauthier» accumule les problèmes et les bris depuis son acquisition par la Société des traversiers du Québec.
Photo: STQ Le traversier «F.-A.-Gauthier» accumule les problèmes et les bris depuis son acquisition par la Société des traversiers du Québec.

Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, a demandé à la vérificatrice générale d’ouvrir une enquête sur la construction du traversier F.-A.-Gauthier, en cale sèche depuis le 14 janvier en raison de bris mécaniques.

« Ce que j’ai demandé ce matin à la vérificatrice, c’est de regarder la question de l’octroi du contrat, premièrement, de regarder si le contrat s’est donné en respectant les lois d’appels publics, mais aussi la gestion du contrat, parce qu’une fois que le contrat est donné, est-ce qu’il y avait le bon nombre d’inspecteurs qui étaient là ? » a-t-il expliqué en marge du caucus des députés de la Coalition avenir Québec.

L’émission Enquête de Radio-Canada a révélé jeudi des vices de construction et un nombre d’inspecteurs de la Société des traversiers du Québec (STQ) insuffisant sur le chantier où il a été fabriqué en Italie.

« Moi, je veux un bateau qui va fonctionner, a affirmé le ministre des Transports, François Bonnardel, en mêlée de presse. Je ne veux pas un bateau qui sera mis à la casse dans quatre ans. C’est impensable d’imaginer qu’on aura dépensé plus de 220 millions de dollars hormis les coûts de réparation depuis neuf mois. Pour moi, il faut faire la lumière sur tout ça. »

M. Bonnardel souhaite que cette enquête porte sur le processus d’acquisition du bateau par la Société des traversiers du Québec (STQ), le processus de surveillance et la gestion des ressources humaines « pour faire toute la lumière sur la saga du F.-A.-Gauthier, sur les situations où les anciens gouvernements du Parti québécois et du Parti libéral ont été partie prenante du contrat et de la construction du F.-A.-Gauthier. »

Un bris des propulseurs a forcé le retrait du traversier, qui relie la Gaspésie à la Côte-Nord, en décembre 2018. Acheté neuf, le navire avait été mis en service durant l’été 2015. Le ministre Bonnardel a constaté jeudi que la STQ avait « acheté un citron ». Il n’écarte pas des actions judiciaires contre le constructeur de ce bateau. Le Saarema assure maintenant la traversée Matane–Godbout–Baie-Comeau.