Le PLQ accuse la CAQ d’avoir isolé le Québec

Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, a montré du doigt une «absence de leadership» au ministère de la Sécurité publique, qui est dirigé par Geneviève Guilbault depuis 11 mois.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, a montré du doigt une «absence de leadership» au ministère de la Sécurité publique, qui est dirigé par Geneviève Guilbault depuis 11 mois.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, accuse le premier ministre, François Legault, d’avoir « isolé » le Québec au fil de la dernière année.

Le gouvernement caquiste a provoqué des « tensions » au sein de la fédération canadienne ; d’une part entre Québec et Ottawa, d’autre part entre Québec et Edmonton, a-t-il déploré à l’issue du caucus présessionnel de son groupe parlementaire, jeudi.

M. Legault s’est aussi avéré incapable de vendre de l’hydroélectricité à l’Ontario, a poursuivi M. Arcand, dressant un bilan décevant de l’an 1 du gouvernement Legault.

« Je ne crois pas que monsieur Legault, actuellement, est une personne qui rassemble à la fois au Québec, un peu partout au Canada et ailleurs », a fait valoir le chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale.

Depuis près d’un an, le gouvernement de la CAQ « donne l’illusion [aux Québécois] qu’il règle les problèmes » alors qu’il n’en est rien, prétend le chef du PLQ. Les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) pâtissent d’un « manque criant » de personnel et « les entreprises sont toujours au bout du rouleau en raison du manque de main-d’oeuvre », a-t-il illustré.

 Je ne crois pas que monsieur Legault, actuellement, est une personne qui rassemble à la fois au Québec, un peu partout au Canada et ailleurs

L’ex-ministre libéral dit n’avoir « pas vu beaucoup » d’« investissements » ou encore de « projets d’avenir » annoncés depuis l’arrivée de la Coalition avenir Québec aux commandes de l’État. Il a accusé au passage l’équipe de François Legault de « viv[re] un peu sur ce qu[e] leur a laissé » le gouvernement de Philippe Couillard.

D’autre part, M. Arcand a montré du doigt une « absence de leadership » au ministère de la Sécurité publique, qui est dirigé par Geneviève Guilbault depuis 11 mois. Selon lui, l’élue caquiste en a « beaucoup » sur les épaules : Mme Guilbault cumule les fonctions de ministre de la Sécurité publique, de vice-première ministre et de ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, a-t-il rappelé. « Comme elle semble avoir un problème au niveau de ses ressources humaines, de ses relations humaines, moi, j’ai dit à Monsieur Legault : “Prenez le dossier”. Ceci étant dit, je n’ai pas demandé sa démission », a-t-il poursuivi.

Les guerres de clans au sein des corps de police québécois, « un moment donné, v[ont] nuire de façon très claire à la sécurité de nos citoyens », a-t-il mis en garde.

Français, prioritaire

Les élus libéraux ont fait preuve d’unité jeudi, après la mise en lumière de certaines divergences de vues sur la formule de salutation « Bonjour-Hi » qui fait mouche dans les commerces malgré l’adoption de motions par le Parlement invitant tous les commerçants à saluer « chaleureusement » leur clientèle d’un « Bonjour ». Mercredi, Marwah Rizqy avait affirmé que « c’est excessivement important qu’on soit servi en français » dans les commerces québécois, tandis que Jennifer Maccarone a dit « qu’on peut servir [la clientèle] dans la langue de [son] choix ». « Il n’y a pas de division dans notre caucus là-dessus, je regrette », a lancé M. Arcand, à moins cinq jours de la reprise des travaux à l’Assemblée nationale. « C’est très simple : le français est prioritaire au Québec, point à la ligne. » Pourtant, la veille, il invitait les sociétés d’État, comme la Société des alcools du Québec (SAQ), à accueillir leurs clients au moyen « essentiellement [d’un] “Bonjour”, sauf dans les cas où il y a une clientèle anglophone importante ».