Commission sur la DPJ: les Autochtones seront inclus dans le mandat

Le taux d’enfants autochtones pris en charge par le Directeur de la protection de la jeunesse est presque huit fois plus élevé que dans le reste de la population.
Photo: Nathan Denette Archives La Presse canadienne Le taux d’enfants autochtones pris en charge par le Directeur de la protection de la jeunesse est presque huit fois plus élevé que dans le reste de la population.

Les enfants autochtones ne seront pas oubliés par la commission sur les services à l’enfance comme le craignait l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL).

« C’est terrible ce qui arrive avec certains enfants des nations autochtones, donc c’est un sujet qui doit être couvert », a confirmé le premier ministre François Legault mercredi.

Voyez la réaction de François Legault aux demandes autochtones


Le taux d’enfants autochtones pris en charge par le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) est presque huit fois plus élevé que dans le reste de la population. C’est pourquoi l’APNQL a réclamé mardi que leur sort fasse partie du mandat de la commission et a exigé une coprésidence autochtone.

Le gouvernement a déjà choisi l’ancienne présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, pour diriger la commission. « Maintenant, Régine Laurent va s’assurer dans le choix des personnes qu’il y ait des personnes qui connaissent les enjeux des nations autochtones, que ce sujet-là soit analysé, examiné, qu’il y ait des recommandations, a ajouté le premier ministre. Donc, moi je laisse ça à madame Laurent. » Il n’a pas indiqué s’il serait ouvert à nommer une coprésidence issue des Premières Nations.

Cette commission, promise par le premier ministre Legault moins de 48 heures après la mort tragique d’une fillette à Granby à la fin du mois d’avril, doit effectuer une vaste révision des services à l’enfance qui se veut complète et non partisane.

Le gouvernement a également choisi le psychoéducateur André Lebon comme vice-président, qui a déjà présidé la commission indépendante sur l’éducation à la petite enfance lancée par l’Association québécoise des centres de la petite enfance en 2016.

Le gouvernement et les partis d’opposition étaient toujours en train de négocier le mandat de la commission. Québec solidaire et le Parti libéral sont tous les deux déçus par l’approche de l’équipe de François Legault qui, selon eux, impose plus qu’il consulte.

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