Le PLQ pose ses conditions pour souscrire à l’adoption du projet de loi 9

La porte-parole libérale en matière d’immigration, Dominique Anglade
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La porte-parole libérale en matière d’immigration, Dominique Anglade

Rien ne va plus entre les libéraux et les caquistes, à trois semaines de la fin de la session parlementaire à Québec.

La porte-parole libérale en matière d’immigration, Dominique Anglade, a posé mardi trois conditions au gouvernement afin de souscrire à l’adoption du projet de loi 9 avant le 14 juin.

Piqué au vif par la sortie publique de Mme Anglade, le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a aussitôt répliqué en dénonçant la « menace » des libéraux de bloquer les travaux parlementaires.

Grâce au projet de loi 9, le gouvernement veut modifier les règles de sélection des immigrants, pour assurer une meilleure adéquation entre les compétences professionnelles des requérants et les besoins du marché du travail.

Mme Anglade a dit que son parti appuiera la pièce législative à condition que le gouvernement s’engage à ce que les 18 000 dossiers d’immigration en attente soient tous traités et que les articles qui prévoyaient leur annulation soient retirés du projet de loi.

Dans un deuxième temps, l’opposition officielle demande l’abolition des conditions à la résidence permanente.

Enfin, le gouvernement doit faire « disparaître » le fardeau administratif supplémentaire qui est imposé aux entreprises, selon elle.

Les libéraux disent s’attendre à ce que le projet de loi 9 facilite la vie des entrepreneurs qui embauchent de nouveaux arrivants.