L’UMQ maintient le cap et réclame toujours un point de pourcentage de la TVQ

Jeudi, le premier ministre François Legault a tenté de refroidir l’appétit des élus municipaux en leur disant que son gouvernement n’aurait pas de marge de manoeuvre pour le reste de son mandat.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Jeudi, le premier ministre François Legault a tenté de refroidir l’appétit des élus municipaux en leur disant que son gouvernement n’aurait pas de marge de manoeuvre pour le reste de son mandat.

L’Union des municipalités maintient le cap et réclame toujours du gouvernement québécois le transfert d’un point de pourcentage de la TVQ.

Au cours de l’assemblée générale de l’organisation, les membres ont voté pour une résolution d’appui à l’endroit de leur comité stratégique de négociation « afin d’en venir, d’ici septembre 2019, à la conclusion d’un nouvel accord de partenariat qui prévoira prioritairement le transfert d’un point de la taxe de vente du Québec (TVQ) ».

Dans un communiqué publié samedi, l’UMQ dit que son comité stratégique doit rencontrer au cours des prochaines semaines la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, pour relancer les pourparlers au sujet d’un nouveau pacte fiscal.

Obtenir une part du gâteau de la TVQ n’est pas une nouvelle revendication du monde municipal. Déjà en mai 2018, tous les chefs de parti politique avaient promis de partager 1 point de pourcentage de la TVQ avec les municipalités.

Les quatre principaux partis, dont la Coalition avenir Québec qui a remporté le scrutin du 1er octobre, ont réitéré cette promesse lors de la dernière campagne électorale.

« Le premier ministre du Québec s’est engagé à transférer un point de la TVQ aux municipalités du Québec afin de leur permettre de diversifier leurs sources de revenus et de sortir de l’impasse fiscale dans laquelle elles se trouvent, a déclaré le président de l’UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, par voie de communiqué. Le gouvernement dispose de la marge de manoeuvre budgétaire pour respecter cet engagement et mettre fin au nouveau déséquilibre fiscal qui s’est installé entre Québec et les gouvernements de proximité. »

Jeudi, le premier ministre François Legault a tenté de refroidir l’appétit des élus municipaux en leur disant que son gouvernement n’aurait pas de marge de manoeuvre pour le reste de son mandat.

« Oui, il y avait certaines marges de manoeuvre cette année. (…) Si vous faites un petit calcul, pour l’année 2, l’année 3, l’année 4 (du mandat du gouvernement), ce n’est pas vrai qu’il y a des marges de manoeuvre à Québec, je veux être très clair », a-t-il dit lors de son discours prononcé lors du congrès de l’UMQ.

L’UMQ demande aussi aux « les gouvernements fédéral et québécois d’accorder aux municipalités un financement prévisible et de longue durée pour les infrastructures afin de les aider à s’adapter aux changements climatiques ».

Élections fédérales

L’UMQ a profité de son congrès pour présenter ses revendications en vue des élections fédérales du 21 octobre.

Ses demandes tournent autour de trois axes jugés prioritaires : la lutte aux changements climatiques, le développement économique intelligent et durable et l’autonomie municipale.

Ainsi, au chapitre des changements climatiques, l’UMQ réclame notamment une « bonification importante et une meilleure flexibilité des programmes fédéraux existants dont le plan Investir dans le Canada phase 2 et le Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophe » et « Une stratégie fédérale de réduction des émissions de GES qui fait une place importante aux municipalités ».

L’UMQ demande aussi « le partage des revenus liés à la légalisation du cannabis » et « le respect des compétences municipales en matière d’aménagement du territoire, terrains, lacs, rivières, et de protection de l’environnement ».

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