Sébastien Proulx n’écarte pas de briguer la chefferie du PLQ

Sébastien Proulx, nommé leader parlementaire de l’opposition officielle, n’a pas écarté la possibilité de se présenter comme candidat à la chefferie.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Sébastien Proulx, nommé leader parlementaire de l’opposition officielle, n’a pas écarté la possibilité de se présenter comme candidat à la chefferie.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) pense déjà à l’après-Couillard. Les ministres sortants, réunis à Québec jeudi, commencent à se positionner en vue de la prochaine course à la chefferie.

Sébastien Proulx, nommé leader parlementaire de l’opposition officielle, n’a pas écarté la possibilité de se présenter comme candidat à la chefferie.

Il a nié causer un malaise au sein de son caucus, en raison des avantages que lui octroie son titre. Comme leader parlementaire, il bénéficiera notamment d’une équipe et d’un budget, ainsi que d’une plus grande visibilité.

La coutume veut que les officiers parlementaires (chef intérimaire, leader parlementaire, whip et président du caucus) fassent preuve de neutralité.

« Le jour où il y aura des règles pour tout le monde, les gens auront bien entendu l’ensemble des éléments nécessaires pour prendre une décision et, oui, je vais me gouverner en conséquence », a déclaré M. Proulx, laissant entendre qu’il pourra, à ce moment, démissionner de son poste.

Le ministre défait Pierre Moreau s’est également mouillé. Il pourrait être sur les rangs pour succéder à Philippe Couillard.

« J’ai une passion pour la politique, a-t-il fait valoir. Ce serait très présomptueux pour moi de dire que je ferme cette porte-là. »

Par ailleurs, il ne croit pas que son collègue Proulx se soit disqualifié de la course en acceptant le poste de leader parlementaire. « À ma connaissance, dans les nouvelles règles, il n’a pas de réserve », a-t-il dit.

Pour sa part, le ministre des Finances sortant, Carlos Leitão, s’est prononcé en faveur d’une course à la chefferie mettant en vedette les jeunes politiciens.

« Je suis d’avis que le prochain chef du Parti libéral devrait être quelqu’un d’une autre génération », a-t-il affirmé.