Interdiction des signes religieux: QS dénonce l’empressement de la CAQ

Les co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, ont jugé «contre-productif» de s’attarder à la question des signes religieux dans la fonction publique.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, ont jugé «contre-productif» de s’attarder à la question des signes religieux dans la fonction publique.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, soutient que François Legault est prêt à mettre à pied des enseignantes qui portent le hidjab, alors qu’on manque d’enseignants dans bien des régions du Québec, notamment dans la métropole.

Au cours d’une rencontre avec la presse, vendredi à Montréal, à l’issue d’une réunion du caucus des 10 députés de Québec solidaire, Mme Massé a dit ne pas comprendre M. Legault, d’autant plus qu’il a affirmé tout au long de la campagne électorale que sa priorité était l’éducation.

Dans les faits, à l’occasion du caucus des élus de la Coalition avenir Québec plus tôt cette semaine, les porte-parole ont mentionné que le parti comptait aller de l’avant avec son engagement visant à interdire le port de signes religieux ostentatoires aux employés de l’État en situation d’autorité, incluant les enseignants. Et, une fois l’éventuel projet de loi adopté, si ceux-ci refusent de retirer leurs signes religieux lorsqu’ils sont au travail, ce serait leur décision de ne pas respecter la loi, avait mentionné Geneviève Guilbault, alors porte-parole de la CAQ.

Vendredi, l’autre co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a jugé « contre-productif » de s’attarder à cette question, affirmant que « ce n’est pas un vrai problème pour le moment ».

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