François Legault promet une campagne électorale positive

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, prononcera un discours à saveur économique à Shawinigan, dimanche.

Ce discours sera suivi d’un point de presse avec les journalistes, puis d’un caucus avec tous ses candidats annoncés pour les prochaines élections.

Samedi, le premier ministre et chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, a annoncé que la campagne électorale sera déclenchée le 23 août prochain. Elle durera 39 jours, soit la longueur maximale prévue par la loi.

François Legault profitera de la rencontre avec ses candidats, dimanche, pour leur demander de ne pas entrer dans le jeu des libéraux et des péquistes, qu’il accuse de mener une pré-campagne négative.

Il insistera sur le besoin de mener une campagne positive.

Par ailleurs, le chef caquiste doit présenter sa vision économique pour le Québec. Il plaidera pour une plus grande efficacité de l’État et pour la lutte au gaspillage des fonds publics, ainsi que pour l’éducation, qui demeure, selon lui, le meilleur investissement à long terme pour le développement économique.

L’endroit choisi n’est pas un hasard ; la CAQ souhaite ardemment conquérir la Mauricie au cours de la campagne électorale, et rafler ses quatre circonscriptions, soit Laviolette — St-Maurice, Champlain, Maskinongé et Trois-Rivières. Aux élections de 2014, les libéraux avaient balayé les cinq sièges de la région. Depuis, le renouvellement de la carte électorale a réduit ce nombre à quatre en fusionnant les circonscriptions de St-Maurice et de Laviolette.

Contre le projet éolien Appuiat

Par ailleurs, le chef caquiste se range du côté du président d’Hydro-Québec et rejette le projet éolien Appuiat sur la Côte-Nord.

L’aspirant premier ministre a précisé qu’il ne signerait pas le contrat pour ce projet de parc éolien, à la lumière des informations qu’il détient.

Il s’est également ouvert, de façon plus générale, sur l’énergie éolienne, une énergie « d’appoint », selon lui, qu’on ne doit pas acheter en situation de surplus.

Le projet Appuiat, qui procurerait des centaines d’emplois aux Innus avec sa production de 200 mégawatts, sème la controverse.

Le président d’Hydro-Québec, Éric Martel, a remis en question la pertinence du projet, tant sur le plan financier qu’énergétique, la société d’État devant déjà composer avec des surplus d’électricité.

« J’ai confiance que même les citoyens de la Côte-Nord, qui vont peut-être se voir privés d’un projet à court terme, vont comprendre qu’on ne peut pas mettre 1,5 milliard de pertes chez Hydro-Québec pour créer des emplois, a déclaré M. Legault. Il faut que ce soit des emplois utiles. »

Pour sa part, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) et premier ministre, Philippe Couillard, a affirmé, à maintes reprises, qu’il « est essentiel de faire le projet », ne laissant pas de place au doute sur ses intentions et sa détermination.

Selon lui, il serait « impensable » de ne pas mener à bien le projet et une « erreur stratégique » d’y renoncer si on réfléchit au développement du nord du Québec.

Tout le Québec est prenable

Chose certaine, l’énergie et l’économie seront des thèmes débattus en campagne électorale. Celle-ci sera déclenchée le 23 août prochain, et durera 39 jours, soit la longueur maximale prévue par la loi.

Sur une scène en plein air, à quelques pas de la Cité de l’énergie, à Shawinigan, M. Legault a présenté 92 de ses candidats et a avancé qu’un raz-de-marée caquiste était possible.

« C’est prenable partout et on va essayer de gagner partout, dans toutes les régions du Québec », a-t-il déclaré, vantant son équipe « exceptionnelle », mais en assurant toutefois ne rien tenir pour acquis.

Il a affirmé ne pas penser à l’après-élection, et ne toujours pas savoir s’il participera ou non au Sommet de la Francophonie en octobre, dans l’éventualité où il forme le gouvernement.