Québec a prêté 9 millions à Anacolor pour la convaincre de déménager

<p>«C’est un projet très particulier. Il fallait une réponse particulière», selon Sébastien Proulx.</p>
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne

«C’est un projet très particulier. Il fallait une réponse particulière», selon Sébastien Proulx.

Le gouvernement du Québec a finalement dû prêter 9 millions de dollars à l’entreprise Anacolor pour la convaincre de déménager et ainsi réaliser sa promesse électorale de l’automne dernier.

 

« C’est un projet très particulier. Il fallait une réponse particulière », a résumé le ministre responsable de la région de Québec, Sébastien Proulx, jeudi.

 

Le prêt financera le déménagement de l’usine et la construction d’un nouveau complexe sur la Rive-Sud de Québec dans un parc industriel. La Ville de Québec doit faire l’acquisition du terrain où elle se trouve actuellement pour 2,1 millions afin de lui donner une nouvelle vocation résidentielle. 

 

Située dans le secteur de Cap-Rouge, Anacolor est spécialisée dans la peinture de pièces métalliques. Les odeurs de solvant à peinture qu’elle dégage lui ont valu 170 plaintes depuis 2012 et les résidents du secteur pressent le gouvernement d’agir depuis des mois dans le dossier.

 

Pendant la campagne pour l’élection partielle dans Louis-Hébert à l’automne, le premier ministre avait promis de déménager l’entreprise. Sa candidate avait malgré tout été défaite par la caquiste Geneviève Guilbault.

 

À une journaliste qui demandait au ministre Proulx si l’entreprise ne s’en tirait pas à bon compte avec ce généreux prêt, M. Proulx a rétorqué qu’elle allait devoir rembourser son prêt et que « depuis l’engagement pris par le premier ministre, il n’y a jamais eu de dépassement des émanations ».

 

« Nous avions une situation particulière, le premier ministre s’était engagé. Il y avait un enjeu de santé publique, mais surtout un enjeu de bon voisinage qui nous apparaissait essentiel de régler. »