Le PQ doit s'allier à QS, affirme Pascal Bérubé

«Si on est sérieux, et on veut vraiment proposer une solution de rechange positive, progressiste et indépendantiste, on a intérêt à se parler et à s’unir», affirme le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne «Si on est sérieux, et on veut vraiment proposer une solution de rechange positive, progressiste et indépendantiste, on a intérêt à se parler et à s’unir», affirme le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé.

« C’est géographique et mathématique » : le Parti québécois croupira dans l’opposition à moins de conclure des pactes de non-agression avec Québec solidaire en vue des prochaines élections générales, croit Pascal Bérubé.

« Si on est sérieux, et on veut vraiment proposer une solution de rechange positive, progressiste et indépendantiste, on a intérêt à se parler et à s’unir », a fait valoir le leader parlementaire de l’opposition officielle lors d’une mêlée de presse jeudi.

M. Bérubé « ne croi[t] pas » que le PQ — ou encore QS — peut aspirer à former le gouvernement à l’automne 2018 puisque le PLQ bénéficie d’un appui « incompressible » lui permettant d’arracher au bas mot 40 circonscriptions, et ce, peu importe ce qu’il dit ou ce qu’il fait. Bref, dans une ère post-bipartisme, « la division [des voix de l’opposition] va assurer à demeure la réélection du Parti libéral », selon lui.

Les indépendantistes et les progressistes ont « des chances de gagner », mais seulement si le PQ et QS « s’unissent », soutient le député de Matane-Matapédia.

« Remplacer le gouvernement libéral, on ne pourra pas le faire seuls. Je ne crois pas que Québec solidaire pourra le faire seul. Je ne crois pas qu’on puisse le faire seuls, pour l’instant. Donc, on a intérêt à additionner les voix », a-t-il insisté à la veille du congrès de Québec solidaire.

Lisée optimiste

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, affichait pour sa part un optimisme inébranlable jeudi.

« Le Parti québécois est très bien positionné pour obtenir une majorité lors de l’élection d’octobre 2018 », a-t-il martelé dans un point de presse.

« La première raison, c’est que, face à nous, il y a deux gouvernements fédéralistes de droite qui vont proposer des baisses d’impôt, et ça, ça signifie de l’austérité », a-t-il ajouté, notant au passage que « Pascal [Bérubé] a affiché un optimisme moins grand que le [s]ien ».

QS en congrès

Les délégués de QS décideront ce week-end s’ils « entreprenne[nt] des discussions exploratoires […] avec le Parti québécois en vue d’envisager un pacte électoral impliquant un nombre limité de circonscriptions ayant une députation libérale ou caquiste ». Le débat s’annonce houleux.

Le député solidaire Amir Khadir a échafaudé un scénario d’« échange possible » de 30 circonscriptions sur 125 entre le PQ et QS. En gros, QS s’abstiendrait de présenter un candidat dans 21 circonscriptions en échange desquelles le PQ lui laisserait le champ libre dans neuf circonscriptions — quatre en région (Capitale-Nationale, Estrie, Abitibi-Témiscamingue, Outaouais, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine ou Bas-Saint-Laurent) et cinq à Montréal, dont Verdun, Laurier-Dorion et Saint-Henri–Sainte-Anne.

« La solution réside dans la capacité de conclure une entente de non-agression sur un certain nombre limité de comtés tout en maintenant une distance politique visible, tout à fait lisible, avec le Parti québécois », a fait valoir M. Khadir lors d’une présentation de son plan.

Le PQ considérerait cette proposition, a indiqué M. Bérubé jeudi avant-midi. « Tout ça est envisageable à partir du moment où une des trois options est retenue, [c’est-à-dire] celle de l’amorce de négociations avec le Parti québécois », a-t-il conclu.

32 commentaires
  • André Potvin - Abonné 18 mai 2017 17 h 34

    Propos responsables

    Les propos de Messieurs Bérubé et Khadir répondent à l'appel de nombreux indépendantistes qui souhaitent une entente entre les deux partis pour éviter la dispersion des votes au profit des libéraux. Espérons que le message sera bien entendu et compris par tous les supporteurs des deux partis.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 mai 2017 05 h 28


      Une entente de collaboration dans une trentaine de comtés pour y déloger la CAQ ou le PLQ est de l'ordre du raisonnable, voire du souhaitable pour que QS et le PQ aient une majorité d'élus à l'Assemblée nationale, passant de 33 à minimalement 63.

      Demeure néanmoins ce qui est implicite à la prise du pouvoir : à savoir ce qu’entendent faire ces deux partis avec une majorité de députés ?

      En clair, cela conduit à identifier une plate-forme commune qui contient des éléments de leurs programmes respectifs susceptibles de devenir des priorités revues en prenant en compte la conjoncture actuelle et des contraintes diverses au sein desquelles des politiques provinciales se déploient.

      Sous cet angle, il y a des convergences imaginables.

      L’une serait vraisemblablement être une réforme du régime politique et des règles pour l'adoption des lois, ce ui va plus loin qu’une modification du mode de scrutin.

      Une autre, un coup de barre aux dérives nombreuses générées par les politiques du PLQ.

      Une troisième, une stratégie de relance de l’économie du Québec là où des convergences peuvent prendre forme.

      Il revient aux partis en cause d’y travailler dans les plus brefs délais, l’important à ce stade étant qu’ils aient le mandat de cheminer ans cette direction.

      En quelque sorte il importe qu’ils s’investissent à développer ensemble une vision à court et moyen terme du Québec de demain, car sans une telle vision, toute collaboration dans trente comtés ne viserait qu’à prendre le pouvoir sans dire ce qu’ensemble ces partis entendent faire.

      Les électeurs et les électrices ne donnent pas des mandats aveugles. Ils votent pour des partis qui présentent des idées qui les rejoignent et qui s'engagent à les réaliser. Aussibune plate-forme électorale commune s'impose pour fonder une collaboration pour prendre le pouvoir.

    • Jacques Lamarche - Abonné 20 mai 2017 07 h 53

      En effet, le bon sens commence à remonter à la surface! Depuis le départ de Françoise David et l'arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois, on sent chez les solidaires un changement d'atmonsphère, moins d'aigreur, plus d'ouverture!

      Le fossé idéologique est si profond que seul un pacte de non-agression est envisageable! L'un est encore vierge, rêvant de révolution et de guerre sainte contre le capital, l'autre avachi et avili par l'exercice du pouvoir serait coupable de bassesses et de trahisons!

      Nous vivons dans une société capitaliste, comme partout en Occcident! Le PQ s'est voulu un bon gouvernement ¨capitaliste¨, autant que faire se peut. Si QS persiste à vouloir changer le régime, que le PQ alors le laisse aller, sinon il risque fort de voir la CAQ le doubler! Mais le pragmatisme incite à penser que c'est plutôt à droite qu'il faudrait négocier!

    • Huguette Proulx - Abonnée 21 mai 2017 11 h 40

      Extrêmement sensée et souhaitable votre proposition/analyse M. Baribeau. Espérant qu'elle sera prise en compte dans son intégralité par les 2 partis impliqués. Car ce n'est que dans cette direction - rappelant l'union RIN-PQ - et à ces conditions que nous aurons enfin un parti progressiste fort susceptible de prendre le pouvoir, tant souhaité par les Québécois.

  • Patrick Boulanger - Abonné 19 mai 2017 04 h 40

    Attention les solidaires

    « Les indépendantistes et les progressistes ont « des chances de gagner », mais seulement si le PQ et QS « s’unissent », soutient le député de Matane-Matapédia. »?

    Encore faut-il que l'on considère le PQ comme étant un parti progressiste. Cela dit, je ne suis pas fermé à une entente avec cette formation politique, mais QS doit demeurer très prudent. J'estime que le « prince de l'astuce » qui dirige le parti de René Lévesque actuellement est un homme dangereux.

    • Pierre Michaud - Abonné 19 mai 2017 18 h 54

      Sur quel entente que tu veut négocier ? Lisée et le PQ n'ont rien mis sur la table.!

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 mai 2017 22 h 07

      @ M. Michaud

      M. Michaud, j'ai seulement souligné que QS doit demeurer très prudent.

  • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2017 08 h 30

    Le PQ : Coupable de crimes contre l'humanité

    Corrigé.

    À Pascal Bérubé,

    On est pas un parti progressiste quand on a laissé crever de faim et de misère des millions de prestataires de l'aide sociale: hommes, femmes et enfants confondus, avec un revenu même pas suffisant pour couvrir les frais de nourriture durant les 22 ans où le PQ a détenu le pouvoir et n'a rien changé.

    Pire encore, où plus souvent qu'autrement le PQ s'est carrément attaqué comme un lâche aux plus pauvres et aux plus démunis d'entre nous pour se faire du capital politique comme le Parti québécois l'a encore fait durant son mandat de 2012.

    Non, Monsieur.

    On est pas progressiste quand on ne respecte pas les droits humains les plus élémentaires.

    On est coupable de crimes contre l'humanité.

    Et je ne vous le pardonnerai JAMAIS!

    Christian Montmarquette

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 19 mai 2017 09 h 51

      Mais monsieur, c'est du chantage et de l'obsession....reprenez-vous!

      Ça mine le moral, c'est bien connu...et personne n'attend "votre" pardon!

      Pourquoi ne pas relire le commentaire de Monsieur Bariteau à 5h28 ?

      Une piste... vers un "ensemble"...qui a bien de l'allure!

    • Claude Gélinas - Abonné 19 mai 2017 10 h 03

      Pendant que vous ne décolérez pas et que vous souhaitez que le PQ soit amené au Tribunal pénal international pour crimes contre l'humanité, le PLQ rigole et se dirige allégrement vers sa réélection.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2017 10 h 15

      À Claude Gélinas,

      "Le PLQ rigole et se dirige allégrement vers sa réélection." - Claude Gélinas

      Ce n'est certainement pas QS qui aide à faire rigoler le Parti libéral quand on sait que QS vient de prendre 7% aux libéraux dans le dernier sondage Léger.

      Si le PQ recule, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, à ses politiques de droite économiques et identitaires, et son incpacité d'être une opposition forte, efficace et crédible face au Parti libéral.


      Christian Montmarquette

    • Bernard Terreault - Abonné 19 mai 2017 12 h 56

      des MILLIONS (!!!) de prestataires d'aide sociale qui ont CREVÉ DE FAIM !!

      Montmarquette s'est seulement mêlé avec la Somalie.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 19 mai 2017 13 h 44

      Je ne sais quelle importance M. Montmarquette a sur son parti politique, mais si ses idées sont représentatives de Q.S., je crois qu'il sera impossible de faire une alliance P.Q. et Q.S.

      Selon lui, nous sommes coupables de crimes contre l'humanité ''asteure''!!! Eh ben. Les 22 années du P.Q. à diriger le Québec lui vaudrait une place pour crimes contre l'humanité probablement avec les Kadhafi, Laurent Gbagbo, Milosevic, Saddam Hussein, Charles Taylor, si je le comprends bien.


      Nous ne sommes plus dans les années 1950-60, avec les grands discours révolutionnaires pour renverser l'ordre mondial et amener la venue messianique de ''l'homme nouveau''.

      Nous devons avoir les deux pieds bien ancrés au sol pour bien gérer le Québec dans un système économique mondialisé, c'est ainsi, faut vivre avec ça.

      Faut créer de la richesse de façon honnête et ainsi le Québec pourra la redistribuer et relever le niveau de vie de certains infortunés.

      Regardons ce que nous fait le gouvernement américain de Trump ( forêt et agriculture entre autres ). Ce n'est pas en jouant le ''Ché Guevarra et le Raoul Castro'' ( avec toute l'admiration que j'aie pour eux ) que nous allons progresser dans le monde du 21ième siècle.

      M. Montmarquette passe son temps à culpabiliser une majorité de québécois en les traitant de pires capitalistes et d'islamophobes.

      Vive la liberté de pensée, mais bon, faut quand même faire un petit tri.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2017 17 h 34


      "Personne n'attend "votre" pardon!" - Nicole D. Sévigny

      - Qu'en savez-vous?

      Vous prétendez pouvoir deviner les attentes de tout le monde?

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2017 17 h 42

      À Bernard Terreault,

      "Montmarquette s'est seulement mêlé avec la Somalie" - Bernard Terreault

      De 300,000 à 500,000 prestataires de l'aide sociale à l'année longue au Québec depuis toujours et dont le revenu ne couvre même pas 50% des besoins essentiels (500$-à 600$ par mois pour une personne seule) sur 22 ans de PQ au pouvoir...

      Oui, ça fait des millions de personnes..

      Sans doute entre 5 et 10 millions même, à crever de faim et de misère au Québec.

      Dommage qu'autant de gens en soient aussi peu informés, car les choses changeraient peut-être s'il en était autrement.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      "Les banques alimentaires débordées; 1,6 million de demandes par mois au Québec" - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2017 18 h 21

      À Jean-Guy Mailhot

      "Faut créer de la richesse de façon honnête et ainsi le Québec pourra la redistribuer et relever le niveau de vie de certains infortunés." -Jean-Guy Mailhot

      - N'essayez- pas de nous entuber avec votre "création de la richesse" Mailhot.

      Le Québec est "déjà" riche.

      - Non seulement Québec administre plus de 100 milliards par année de fonds publics, mais trouve-t-il les moyens de gaver les riches, les banques et les multinationales de 10 milliards par année; sans compter que l'élimination de pauvreté ferait économiser des milliards en coûts de santé au Québec tant la pauvreté est violente et rend malade.

      Ça suffit les inepties.

      Les pauvres sont délibérément, violemment et volontairement abandonnés à leur sort.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Michaud - Abonné 19 mai 2017 18 h 52

      Christian a raison sur ce point ! Léopold Lauzon l'a déja souligné que le PQ n'a rien de progressiste car il en a déja fait la nomenclature de 1980 jusqu'a nos jours et le bilanqu'il en avait tiré est a peu pres semblables aux libéraux actuels. Perso jme demande bien sur quoi le PQ de Lisée veut et dois négocier avec QS car jusqu'ici ,il n'as rien mis sur la table sinon que de s'en prendre a l'établishment de QS que ca N'allait pas assez vite a son gout.! Comme mépris on n'en demandais pas tant.!

  • Jean-François Trottier - Abonné 19 mai 2017 08 h 42

    Pourquoi cette allliance est nécessaire

    Si QS et PQ cessent de se battre entre eux, alors il est probable que QS perdra une certaine part de ses travailleurs d'élection, présents surtout pour renforcer la division dans les votes d'opposition.

    Depuis plusieurs élections provinciales, disons une quinzaine, et deux référendums dont j'ai été témoin, j'ai vu de plus en plus la montée d'une force occulte quelque part dans le camp Libéral. Un force dont on ne peut tenir compte et qui soudain se révèle, toujours au bon moment.

    Entre autres, cette fameuse "prime à l'isoloir" à laquelle je ne crois plus depuis au moins Bourassa... le genre de fable créée pour endormir les enfants et les journalistes.

    Non, je ne fais pas dans la théorie du complot. C'est du pragmatisme brut : sans un appui démesuré et pourtant ignoré, jamais le non n'aurait pu gagner en '95. Jamais.
    Il ne suffit plus de parler de moyens comparables en présence. Les moyens du parti Libéral doublent, sinon triplent ceux de tout autre parti, en tout cas si l'on regarde la différence entre les intentions de vote exprimées et les résultats, ainsi que les tendances dans les comtés censés être chauds.

    Il faut être extrêmement puissant pour, à chaque élection sans la moindre exception, faire "tourner le vent" juste au bon moment. En fait c'est impossible sans des leviers d'une puissance inouïe par rapport à ce qui est connu.
    C'est pourtant ce qui est arrivé, même en 1972 alors que le Québec dans son ensemble n'en pouvait plus des Libéraux.

    Ils auraient dû être balayés de la carte à l'est de la St-Laurent, tout simplement.
    Le retour de Couillard, s'il s'explique, n'aurait jamais dû arriver avec une telle marge de manoeuvre. Encore une fois, impossible.

    Y a des limites à la naïveté.

    Cette alliance est souhaitable pour que cesse l'appui "en douce" du PLQ à QS.

    Ensuite pour forcer le PLQ à redevenir un parti plutôt qu'une organisme omniprésent et omnipuissant.

    C'est encore plus important que le vote proportionnel dans le cadre Qué

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2017 10 h 09

      À Jean-François Trottier,

      "Il faut être extrêmement puissant pour, à chaque élection sans la moindre exception, faire "tourner le vent" juste au bon moment. (...) Cette alliance est souhaitable pour que cesse l'appui "en douce" du PLQ à QS." - Jean-François Trottier

      1) Non, il ne faut pas nécessairement être "extrêmement puissant" pour faire tourner le vent. Il faut être être extrêmement "pertinent, "crédible" et "cohérent". Une crédibilité et une cohérence que Québec Solidaire perdra à chaque fois qu'il s'approchera le moindrement du Parti québécois. Et ceci alors que le NPD a lavé le Bloc et est passé de UN à 55 députés en une seule élection en 2011.

      2) Loin d'avoir une prétendue cohésion dissimulée entre Québec Solidaire et le Parti libéral.. Non seulement le PLQ doit-il encaisser quotidiennement les foudres de Québec Solidaire à l'Assemblée nationale. Mais QS vient-il justement de prendre 7% des intentions de votes au PLQ dans le dernier sondage Léger.

      Christian Montmarquette

    • René Pigeon - Abonné 19 mai 2017 13 h 25

      Que les francophones rejoignent la CAQ et que le PLQ devienne le parti des anglophones :

      « Ensuite pour forcer le PLQ à redevenir un parti plutôt qu’un organisme omniprésent et omnipuissant » écrit M. Trottier.

      Est-ce que une victoire du PQ-QS permettrait de forcer les électeurs francophones à rejoindre la CAQ, à déserter le PLQ et faire que le PLQ devienne le parti des anglophones, ce qu’il a toujours été discrètement.

    • Jean-François Trottier - Abonné 20 mai 2017 08 h 50

      M. Montmarquette, chez vous, dire n'importe quoi devient une habitude.

      Quand je parle de fare tourner le vent, il est strictement question que du fait, avéré depuis plus de 50 ans, que soudain au moment du vote des électeurs se révèlent Libéraux contrairement aux sondages, même si souvent ceux-ci montrent une tendance profonde et contraire depuis plus d'un an.
      Je parle donc très clairement de la machine Libérale, dont la puissance ne peut s'expliquer ni par le nombre de membres, ni par la caisse déclarée, ni surtout par la fiabilité du parti. Je ne crois plus à la prétendue prime à l'isoloir qui revient élection après élection.
      Ceci dit, si vous trouvez le PLQ "pertinent, crédible et cohérent", vous ne me surprenez sûrement pas. Je me demande depuis des mois quelless sont vos vraies motivations, alors!

      D'autre part et sans rapport, la cohérence devient rapidement une tare en politique, vous ne le saviez pas ? Toute l'histoire du XXème siècle nous l'apprend. C'est en partie pourquoi je crains les gens comme vous. La société humaine n'est pas cohérente. Moi je l'aime, cette société.

      Les "foudres" ? Excusez-moi, j'ai ri cinq minutes.
      QS formule presque uniquement des "critiques constructives" à Québec. Je n'ai rien contre ça, au contraire. Mais là, vous êtes très "cohérent" en vous foutant de la réalité, que vous "chérissez" tout autant que le PQ, non ?

      Je me demande comment vous avez fait le tour des gens qui ont changé leurs appuis pour savoir qu'auparavant ils votaient PLQ. Étant donné votre énergie incroyable je vous croirai.
      Une seule question : ces gens sont-ils restés fédéralistes ? Je veux dire, tout autant que vous et Couillard ? Ou bien ont-ils l'intention de faire semblant de souhaiter l'indépendance pour gagner quelques votes?

      En fin de compte, peut-être que l'allliance PLQ-QS n'est pas seulement objective ? Personnellement je n'en crois rien!

      Alors, pourquoi faites-vous tant d'efforts pour le démontrer ?

  • Bernard McCann - Abonné 19 mai 2017 10 h 02

    Un risque majeur pour QS

    Intéressant ce débat... Un parti politique qui ne peut plus assurer sa croissance autrement qu'en effectuant une OPA. Ce parti est nettement en déclin, le sondage de Mainstreet cette semaine, ne fait que confirmer le sondage Léger de mars dernier. Et la tendance, en raison du Chef actuel, ne s'inversera pas d'ici 2018. J'affirmerais sans trop craindre de me tromper qu'il y a vent de panique en ce moment...

    Pour QS, qui peut encore assurer sa croissance, s'associer au PQ est un risque majeur. Il peut perdre une partie de son électorat non-souverainiste qui ira rejoindre quels rangs ?

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 19 mai 2017 16 h 27

      Je crois que le P.Q. peut encore assurer sa croissance. Il en va de la transparence de Q.S. Car P.Q. et Q.S. se partagent une partie de l'électorat souverainiste, avec une remontée de Q.S. récemment dans ce groupe d'électeurs.

      Q.S. semble de plus en plus éloigner de son programme la souveraineté du Québec. Et vous avez raison M. McCann, car '' il peut perdre une partie de son électorat non-souverainiste '' si Q.S. s'affiche réellement souverainiste.

      À un moment donné Q.S. devra être clair et transparent sur la souveraineté, oui ou non?

      Alors certains ou plusieurs souverainistes de Q.S. pourraient venir ou revenir au P.Q. grossir un peu ses rangs.

      Q.S. pourra compenser cette petite perte en courtisant des fédéralistes un peu progressistes du P.L.Q. et de la C.A.Q.

      Ainsi le tableau aurait le mérite d'être plus clair pour l'électorat.

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 mai 2017 17 h 08

      Les rangs du PVQ, peut-être?

    • Patrick Boulanger - Abonné 19 mai 2017 17 h 16

      Considérant que QS et le PQ sont tous les deux indépendantistes, pourquoi une partie de l'électorat de QS quitterait ce parti, selon vous?