Gabriel Nadeau-Dubois essuie des tirs amis

Les candidats aux postes de porte-parole masculin et féminin de Québec solidaire — Jean-François Lessard, Gabriel Nadeau-Dubois, Sylvain Lafrenière et Manon Massé — ont débattu vendredi à l’occasion d’une table éditoriale animée par l’équipe du «Devoir».
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Les candidats aux postes de porte-parole masculin et féminin de Québec solidaire — Jean-François Lessard, Gabriel Nadeau-Dubois, Sylvain Lafrenière et Manon Massé — ont débattu vendredi à l’occasion d’une table éditoriale animée par l’équipe du «Devoir».

À une semaine du 12e congrès de Québec solidaire, les candidats aux postes de porte-parole masculin — Jean-François Lessard, Sylvain Lafrenière et Gabriel Nadeau-Dubois — et la candidate au poste de porte-parole féminin — Manon Massé — ont affiché leurs accords et leurs désaccords lors d’un débat organisé par Le Devoir vendredi.

Le militant Jean-François Lessard a étrillé la recrue de l’année de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, qui « l’a eu facile » depuis qu’il a fait le grand saut en politique.

Le cosignataire du Manifeste pour un Québec solidaire (2005) a notamment reproché à M. Nadeau-Dubois de tenir un discours « extrêmement démagogue » afin de relancer le débat sur le processus d’accession à l’indépendance du Québec. Les délégués de QS l’avaient clos il y a un an, après s’être entendus pour donner carte blanche à l’assemblée constituante, qui serait chargée par un gouvernement solidaire d’élaborer la Constitution du Québec. S’agira-t-il de la Constitution d’un Québec indépendant ? Le parti de gauche refuse de « présumer de l’issue des débats » animés par l’assemblée constituante.

« On ne fait pas une assemblée constituante pour rédiger une Constitution de MRC ! » s’est exclamé M. Nadeau-Dubois, invitant du même souffle les membres de QS à traduire leurs convictions indépendantistes dans le coeur de leur programme politique. « Il faut être plus clair et il faut le dire : ce qu’on propose, c’est une assemblée constituante afin de faire du Québec un État indépendant », a-t-il soutenu.

 

Indépendantisme sérieux

L’ex-porte-parole de la CLASSE a aussi convenu que l’abandon de l’« assemblée constituante ouverte » faciliterait grandement la fusion entre Québec solidaire et Option nationale, car, à l’heure actuelle, la formation politique dirigée par Sol Zanetti n’est pas encore convaincue du sérieux de la démarche indépendantiste de QS.

M. Lessard a dit « trouve[r] extrêmement démagogue de parler d’“indépendantisme sérieux” en accolant ça à la constituante fermée ». « Dans le fond, ce que je comprends, c’est que Gabriel milite au sein de Québec solidaire pour une fusion avec Option nationale. Moi, je milite pour le programme de Québec solidaire, et c’est de ça que je veux être porte-parole », a lancé l’agent de développement à la Corporation de développement communautaire de Marguerite-D’Youville, laissant pour le moins perplexes M. Nadeau-Dubois, M. Lafrenière et Mme Massé.

Pourtant, M. Lafrenière et Mme Massé ont, eux aussi, de fortes réticences à contraindre l’assemblée constituante — qui serait élue au suffrage universel — à proposer à tout prix à la population de sortir le Québec de la fédération canadienne.

M. Lafrenière craint notamment que les anglophones et les personnes racisées boudent les travaux de l’assemblée constituante si ses conclusions étaient écrites d’avance. « C’est un exercice d’éducation populaire [comme celui-là] qui va motiver des gens, c’est pour ça qu’on l’a fait », a soutenu le conseiller budgétaire au sein de l’ACEF du Nord de Montréal.

Pour un porte-parole extraparlementaire

Jean-François Lessard et Sylvain Lafrenière misent sur leur profond enracinement dans la formation politique et leur disponibilité pour mousser leur candidature au poste de porte-parole masculin auprès des délégués des associations locales et régionales de QS. D’ici au prochain rendez-vous électoral, prévu le 1er octobre 2018, « ma disponibilité permettrait que je fasse des percées au niveau des médias régionaux », a indiqué M. Lafrenière.

« Moi, ce que je propose, c’est de donner pour la première fois dans l’histoire du parti le poste de porte-parole à quelqu’un qui n’est pas montréalais », a renchéri M. Lessard, qui a élu domicile à McMasterville.

Par ailleurs, Jean-François Lessard a déploré que Gabriel Nadeau-Dubois brigue les suffrages dans la circonscription de Gouin, vacante depuis le départ de la vie politique de Françoise David, en janvier dernier. Selon lui, QS a raté une occasion en or de faire tomber une quatrième circonscription dans son escarcelle. « J’aurais aimé que la popularité de Gabriel serve à nous faire gagner une nouvelle circonscription plutôt que de le consacrer dans une circonscription qui était le seul château fort dont on disposait et qu’on aurait pu donner […] à une candidature peut-être un peu moins connue », a-t-il déclaré avec aplomb. « Quand je pense à tous les militants qui se battent en région pour essayer de faire avancer le parti, moi, je trouve que Gabriel l’a eu facile. Ceci étant dit, je respecte ce choix-là. Mais, en plus briguer le poste de porte-parole, moi, je l’ai fondé, ce parti-là », a-t-il poursuivi. D’un air à la fois stupéfait et courroucé, M. Nadeau-Dubois a rétorqué avoir rejoint les rangs de QS « par principe ». « Si mon objectif, c’était [d’emprunter] la “fast-track” vers le pouvoir, j’avais d’autres options », a-t-il lâché.

31 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 13 mai 2017 06 h 27

    « Quand je pense … » ?!?

    « Quand je pense à tous les militants qui se battent en région pour essayer de faire avancer le parti, moi, je trouve que Gabriel l’a eu facile. Ceci étant dit, je respecte ce choix-là. Mais, en plus briguer le poste de porte-parole, moi, je l’ai fondé, ce parti-là » (Jean-François Lessard, QS)

    Possible, mais ce doute : si Québec Solidaire provient de l’union des forces progressistes (UFP) et d’Option Citoyenne (OC), il serait comme étonnant que JFL en soit son unique fondateur : étonnant !

    De plus, il est bien de dire que les Pierre Dubuc (L’aut’journal) et les Michel Chartrand, parmi d’autres, ont été les principales figures ayant inspiré la Gauche dans le passage d’un mouvement associatif politisé à la création d’un parti politique (Québec Solidaire) !

    « Quand je pense … » ?!? - 13 mai 2017 -

  • Anne Arseneau - Abonné 13 mai 2017 07 h 13

    Quoi, y'en a qui ont des doutes sur le «sérieux de la démarche indépendantiste de QS» ?

    Et l'autre monsieur «solidaire» hier qui écrivait dans les commentaires du Devoir que: « il (QS) s'est attiré au fil des ans, la sympathie d'une partie de l'électorat non-souverainiste qu'il risque de perdre en s'associant au PQ.» pour justifier un refus de convergence.

    Juste rappeler à ceux qui répètent que 25+14 n'égale pas 39, que 25 PQ + disons 10 QS + 0,5 ON + un % des souverainistes désabusés qui se sont abstenus lors des dernières élections (qui seraient sans doute moins désabusés si se réalisait une coalition souverainiste succeptible de pouvoir réellement améliorer bien des choses au Québec) = certainement 39 et peut-être même bien davantage

    La convergence souverainiste, ce n'est pas seulement PQ + QS...

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 13 mai 2017 13 h 19

      Je crois que G.N-D. va commencer à demander s'il a choisi le bon bateau pour mener ses opinions politiques à bon port. Q.S. n'est même plus certain d'être indépendantiste, la question se pose dans ce parti.

      « Moi, ce que je propose, c’est de donner pour la première fois dans l’histoire du parti le poste de porte-parole à quelqu’un qui n’est pas montréalais », a renchéri M. Lessard, qui a élu domicile à McMasterville.
      ( Jean-François Lessard, candidat au poste de porte-parole de Q.S. ).

      Quand c'est rendu que tu proposes d'élire un candidat de McMasterville pour te donner une allure de parti politique...provincial!!!, ça va mal.

      « On ne fait pas une assemblée constituante pour rédiger une Constitution de MRC ! » ( Gabriel Nadeau-Dubois ). Note: M.R.C. veut dire '' municipalités régionales de comté. ''

      Eh oui mon cher Gabriel, tu viens de t'embarquer dans une galère strictement montréalaise, et viable dans peu de comtés de MTL en plus. Tu vas t'apercevoir lors des rassemblements politiques en région, que tu te sentiras comme dans une élection de M.R.C....avec une tite-poignée d'auditeurs.

      Commences-tu à comprendre le choix politique de tes deux collègues du ''printemps érable'', Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin?

      Je trouve que Q.S. se voit plus gros et plus important qu'il n'est en réalité. En dehors de quelques comtés de MTL, QS est bien petit.

      La majorité des grands journaux et médias électroniques sont de MTL, c'est probablement ce qui leur donne une importance surfaite.
      Dans les médias sur la Côte-Nord, en Gaspésie, au Saguenay Lac-St-Jean, en Abitibi, en Beauce etc etc, on ne parle pratiquement pas de Q.S.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 13 mai 2017 13 h 40

      Madame Arseneau,
      Il me semble que les appels à la convergence lancés par PKP et ceux repris par Lisée ne disent pas la même chose et ont produit plus de confusion que d'avancées.

      PKP, tout laisse croire que son appel visait la création d'une coalition souverainiste unifiée pour un projet d'indépendance du Québec. Tout ce projet est resté flou et imprécis et continue de mijotter dans les hauts lieux de "Oui Québec".

      L'élection de Lisée s'est effectuée sur une autre base. Ce n'est pas Martine Ouellet, l'indépendantiste, qui a été élue. Lisée n'a aucunement l'intention d'essayer de se faire élire en portant de l'avant le projet de l'indépendance. Quant à la convergence qu'il recherche vise-t-elle à propulser un projet commun pour l'indépendance du Québec! Nullement, Lisée cherche à déloger le PLQ du pouvoir. Point.

      Pourquoi cherche-t-il des pactes avec QS? Jusqu'ici Lisée et les hautes instances du PQ, s'ils parlent d'un démarche vers l'indépendance c'est toujours dans les termes d'un référendum qui aurait lieu quelque part entre 2022 et 2026! Alors, elle porterait sur quoi au juste la "convergence" de 2018? Comment établir des calculs si personne ne le sait, à commencer par Lisée lui-même.

    • Anne Arseneau - Abonné 14 mai 2017 07 h 20

      Bonjour Monsieur Roy,

      Lisée et le PQ cherchent à déloger le PLQ du pouvoir notamment afin de:

      -réformer le mode de scrutin;
      -réinvestir dans les secteurs de la santé, des services sociaux, de l'éducation, de la famille et de la justice;
      -mettre un point final au projet Énergie Est;
      -mettre en place des mesures vigoureuses pour accélérer la transition écologique hors du pétrole;
      -ratifier la convention de l'ONU sur les droits autochtones;
      -renforcer le français comme langue de travail dans les entreprises;

      Avouez que c'est un projet pas mal plus emballant que de voir les libéraux poursuivre leur entreprise de destruction des services publics, de la démocratie, de l'environnement, de la langue française, de la justice sociale, etc...

      De plus, ce projet pavera assurément la route vers l'indépendance. Pourquoi ne pas commencer dès maintenant à jeter les bases du pays que nous voulons ?

      N'avons-nous pas amplement d'exemples pour nous rappeler, monsieur Roy, que l'union fait la force et que tous les chemins mènent à Rome ?

      En terminant, juste souligner ce que Lisée a affirmé lors des dernières élections partielles:

      «L'ensemble des opérations de l'indépendance doit se faire avec tous les indépendantistes qui veulent y participer, dont bien sûr Québec solidaire et Option nationale.» Radio-Canada, 16 octobre 2016

      Et je vous invite à lire (ou à relire) la «Lettre aux militantes et militants de QS» pour plus de précision.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 mai 2017 04 h 05

      Corrigé.

      À Jean-Guy Mailhot,

      "Je trouve que Q.S. se voit plus gros et plus important qu'il n'est en réalité..." - Jean-Guy Mailhot

      Québec Solidaire, n'est ni gros, ni petit, ni Montréalais.

      Après plus de 15 années de travail assidu QS dispose aujourd'hui de 15% des intentions de votes partout à travers le Québec, dont 17% du vote francophone.

      Et s'il y a quelque chose de petit, pour ne pas dire, minus ou même minable, c'est notre mode infecte de scrutin comme le dénonçait René Lévesque lui-même, qui fait en sorte qu'il faut plus de 105 700 votes à Québec Solidaire pour détenir un siège à l'Assemblée nationale...Alors que la CAQ doit en obtenir 44,350, le PQ 35,000 et le PLQ, lui, seulement 25,000 (Chiffres du MDN).

      Mais surtout, si QS est quelque chose d'autre que son "volume"' c'est son immense nécessité d'une gauche politique dans un Québec qui croule littéralement autant sous la droite politique que la droite économique, et qui sans QS, serait à toute fin pratique prisonnier d'un carcan politique avec comme seuls choix de voter entre ces trois partis de droite que sont le PQ, le PLQ et la CAQ.

      Or donc, il n'y a pas que le fait d'être gros ou petit en politique.

      Il faut être "pertinent"

      Parce si c'est la grosseur du parti qui compte en politique.

      Autant voter libéral..

      C'est le plus gros!

  • Bernard McCann - Abonné 13 mai 2017 07 h 35

    Une fusion inutile

    Bien sur GND milite en faveur d'une fusion avec Option Nationale, une fusion qui n'apportera rien à Québec-Solidaire. Option Nationale, un parti qui a fait long feu, une seule élection avec J.M. Aussant à la barre, est actuellement à la dérive. Discutter avec Option Nationale c'est contraire aux principes de QS, où les débats se font démocratiquement entre les membres. Si Option Nationale représente vraiment un fort courant d'opinions et peut apporter un membership collaborateur chez QS, il n'a qu'à se saborder et demander à ses membres de rejoindre les rangs de QS, là où ils auront l'occasion de débattre de leur point de vue.

    • Patrick Boulanger - Abonné 13 mai 2017 17 h 07

      « Une fusion inutile »?

      M. McCann, différents arguments peuvent être avancés pour soutenir cette fusion que vous jugez inutile. Par exemple, les militants d'ON pourraient venir renforcer le militantisme au sein de QS. Autre exemple : ON peut faire mal à QS. Lors de la dernière élection dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Mme Massé a gagné par moins de 100 votes face à la candidate libérale. Si ON avait avait été capable d'aller chercher suffisemment de voix à QS pour faire passer le PLQ, QS aurait probablement vécu des moments difficiles suite à cette élection. Vous imaginez, un parti écologiste qui présente une candidate contre le député sortant qui est un écologiste (Daniel Breton) et qui participe, AVEC LE PQ, à faire passer la candidate libérale dont le chef avance que la protection de l'environnement n'est pas une priorité pour son parti.

      Voir : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/404503/-e

    • Patrick Boulanger - Abonné 14 mai 2017 09 h 14

      Corrections : prise 2

      « Une fusion inutile »?

      M. McCann, différents arguments peuvent être avancés pour soutenir cette fusion que vous jugez inutile. Par exemple, les militants d'ON pourraient venir renforcer le militantisme au sein de QS. Autre exemple : ON peut faire mal à QS. Lors de la dernière élection dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Mme Massé a gagné par moins de 100 votes face à la candidate libérale. Si ON avait avait été capable d'aller chercher suffisemment de voix à QS pour faire passer le PLQ, QS aurait probablement vécu des moments difficiles suite à cette élection. Vous imaginez, un parti écologiste qui présente une candidate contre le député sortant qui est un environnementaliste reconnu (Daniel Breton) et qui participe, AVEC LE PQ ET ON, à faire passer la candidate libérale dont le chef avance que la protection de l'environnement n'est pas une priorité pour son parti.

      Voir : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/404503/-e

  • Patrick Boulanger - Abonné 13 mai 2017 07 h 59

    Constituante fermée

    J'ignore si un aspirant candidat au poste de co-porte-parole de QS doit publiquement uniquement prendre position pour les positions officielles du parti. Cela dit, je suis d'accord avec M. Nadeau-Dubois qu'il faut que QS adhère à la constituante fermée.

  • Jean-François Trottier - Abonné 13 mai 2017 08 h 07

    Leçons de démagogie

    "...nous considérons comme essentielle l’accession du Québec au statut de pays...
    - Programme, QS, extrait

    GND est indépendantiste. Toute une nouvelle, et je suis sérieux.

    En effet, il aurait pu vérifier jusqu'à quel point les principaux acteurs de QS sont indépendantistes. Et il l'a fait comme tout le monde : pas un mot sur l'indépendance depuis des années, un non-discours extrêmement éloquent.

    QS, je parle de ses organisateurs, sait que:
    - sans le mot indépendance, il perd la moitié de son électorat du jour au lendemain.
    - en parlant d'indépendance, il perd un tiers de son électorat et peut-être plus selon la façon dont il en parle.

    Étant donnée la façon dont les deux référendums se sont passés, il est évident que ne pas parler d'indépendance revient à la laisser tomber. Ottawa ne deviendra pas tout à coup respectueux de règles qu'il a bafouées et contournées. Le sens démocratique n'a pas grand sens outre-Outaouais, il le prouvent encore avec leur loi sur la clarté. Je rappelle que ces gens sont les héritiers spirituels de ceux qui ont envoyé l'armée ici en d'autres temps!

    Remettre à une "assemblée constituante" le soin de la décider, ou recommander le futur statut politique du Québec est dix fois plus malhonnête que la création d'une commission dont on peut tabletter les recommandations, parce qu'il ne sera même pas nécessaire de tabletter, au contraire : suffira de le faire, ce référendum, sans préparation, sans que l'éventuel gouvernement QS ait à prendre parti puisque "ça vient de l'assemblée constituante".

    On sait que l'accession à l'indépendance se fera dans des débats ardus d'abord où la persuasion jouera un rôle central.
    Par la suite il faudra défendre ce truc si ESSENTIEL selon QS qu'il s'en lave les mains en en faisant un détail qu'on laisse aux autres. Et ceci devant des manipulateurs d'opinion fichtremeent mieux armés que ceux du PLQ!!

    La démagogie s'étale à pleine page dans le programe-même de QS. La lâcheté tout autant.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 13 mai 2017 16 h 00

      Je suis de plus en plus convaincu que le débat sur la « convergence » avec Québec solidaire est mal engagée. Le principal ennemi de ce dernier semble être le PQ plutôt que le PLQ.

      Je me méfie de l’hypocrisie de Québec solidaire en rapport avec l’indépendance du Québec. Je suis un socialiste de coeur et d'esprit, appréciant le modèle social québécois, mais QS ne m'apparait pas honnête ni réaliste dans son discours et ses actes.

      Je pense qu'une coalition PQ-CAQ serait plus viable que PQ-QS pour déloger le parti libéral de Couillard.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 mai 2017 06 h 17

      À Raymond Saint-Arnaud,

      "Je me méfie de l’hypocrisie de Québec solidaire en rapport avec l’indépendance du Québec." - Raymond Saint-Arnaud

      Mais vous ne vous méfiez-pas d'un PQ qui aura éjecté le référendum de son programme durant 28 ans en 2022 et qui s'est fait largué par Jean-Martin Aussant précisément sur cette question?

      Deux poids deux mesures M. Saint-Arnaud ?

    • Patrick Boulanger - Abonné 14 mai 2017 06 h 55

      @ M. Saint-Arnaud

      M. Saint-Arnaud, la CAQ n'a aucun intérêt à donner un coup de main au PQ pour déloger le PLQ. Ce parti, s'il veut prendre le pouvoir un jour, doit remplacer le PQ comme véhicule du nationalisme québécois. Et pour se faire, quoi de mieux que de voir le PQ se casser la gueule face au PLQ alors qu'il ne promet même pas de référendum à court terme. Une crise existentielle qui remettrait en question l'existence du PQ pourrait possiblement suivre une telle défaite. Et il va sans dire que c'est le genre de situation qui pourrait faire bien plaisir à M. Legault!

      Voir : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/498284/la

    • Jean-François Trottier - Abonné 14 mai 2017 23 h 08

      M. Montmarquette, essayez d'être sérieux un peu.

      QS ne parle jamais, jamais, kamais d'indépendance et va même jusqu'à faire pire que "tabletter" le sujet

      TOUTES les personnes au PQ ont au moins une fois fait un genre de d,acte de foi envers l'indépendances.
      AUCUNE personne chez QS n'en a parlé à mon souvenir.

      AUCUNE. TOUTE.

      Essayez au moins de garder un minimum de contenance dans vos délires!

    • Jacques Morissette - Abonné 15 mai 2017 09 h 19

      M. Trottier, quand vous dites à propos de GND: «..pas un mot sur l'indépendance depuis des années, un non-discours extrêmement éloquent.»

      Une pensée se développe avec l'expérience. GND est jeune. C'est ce qui me permet de penser que GND ne se prononçait pas concernant l'indépendance. J'ai un préjugé favorable envers celui-ci et me dit que c'était mieux pour lui de se taire que de dire n'importe quoi sans réfléchir et se désister, comme un politicien aguerri peut le faire s'il est acculé au mur de ses contradictions.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 mai 2017 13 h 15

      À Jean-François Trottier,

      "QS ne parle jamais, jamais, jamais d'indépendance.." -Jean-François Trottier

      À mon avis, il ne faut pas craindre le ridicule affirmer une chose pareille.

      Québec Solidaire a fait plusieurs campagnes sur l'indépendance, dont la campagne "Pays de projets" à travers tout le Québec, et même une campagne commune avec le Bloc!

      Référence:

      "Le Bloc et QS font campagne… pour l’indépendance"- Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/canada/443412/le


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