Aider les détaillants à amorcer le virage numérique

Cette subvention gouvernementale de 4,63 millions de dollars aidera de différentes façons 1325 détaillants.
Photo: iStock Cette subvention gouvernementale de 4,63 millions de dollars aidera de différentes façons 1325 détaillants.

Le gouvernement Couillard investit près de 5 millions $ pour aider les détaillants à poursuivre leur virage numérique alors que seulement 14 % d’entre eux ont un site Internet où leurs clients peuvent effectuer des transactions. En entrevue téléphonique, la ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, a souligné qu’il était « fondamental » pour le gouvernement d’intervenir pour que des commerçants puissent profiter de tout l’argent qui est dépensé en ligne, rappelant que les Québécois avaient acheté pour 8,5 milliards $ de produits ou services en ligne en 2016. En ce moment, quelque 14 % de ces commerçants sont dotés d’un site Internet où les clients peuvent acheter directement des produits ou des services en ligne, une proportion très faible qui accuse un retard par rapport au reste du Canada, selon les derniers chiffres.

Le gouvernement Couillard investit près de 5 millions $ pour aider les détaillants à poursuivre leur virage numérique alors que seulement 14 % d’entre eux ont un site Internet où leurs clients peuvent effectuer des transactions.

En entrevue téléphonique, la ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, a souligné qu’il était « fondamental » pour le gouvernement d’intervenir pour que des commerçants puissent profiter de tout l’argent qui est dépensé en ligne, rappelant que les Québécois avaient acheté pour 8,5 milliards $ de produits ou services en ligne.

En ce moment, quelque 14 % de ces commerçants sont dotés d’un site Internet où les clients peuvent acheter directement des produits ou des services en ligne, une proportion très faible qui accuse un retard par rapport au reste du Canada, selon les derniers chiffres.

La ministre explique que cette transition au numérique est longue pour certains détaillants par manque de connaissance de ces outils. Certains d’entre eux croient qu’une offre sur Internet va vider leurs magasins, ce qui est faux, assure Mme Anglade.

« Ce n’est pas du tout ça qui se passe en fait. Il faut combiner l’aspect physique avec l’aspect numérique. Souvent, [les clients] vont avoir accès à des magasins de proximité, ils vont vouloir aller voir le produit, le tester, le toucher et après ils vont l’acheter en ligne », a-t-elle soutenu.

De plus, la ministre Anglade souligne que certains commerces de région n’ont pas accès à Internet haute vitesse, ce sur quoi le gouvernement travaille aussi avec le programme Québec branché, qui permet aux municipalités de soumettre des projets pour implanter cette connexion dans leur secteur.

« Il y a un appel de projets qui se fait en ce moment dans les différentes régions du Québec. La date limite est le 20 avril », a-t-elle indiqué.

Cette subvention gouvernementale de 4,63 millions $ aidera de différentes façons 1325 détaillants.

Elle servira notamment à évaluer le contexte et les besoins de chaque commerçant, à planifier le virage au numérique, et finalement à l’implanter — de la formation sera notamment offerte aux détaillants concernés.

La ministre laisse entendre que ce n’est pas nécessairement tous les détaillants qui auront leur propre site où des transactions se feront. « Il pourrait y avoir des regroupements, il pourrait y avoir des gens qui décident de faire des choses ensemble », a-t-elle affirmé.

Mme Anglade invite les commerces à devenir « agiles » dans ce nouveau contexte.

« Il y a peut-être des affaires qu’ils vont tester qui ne marcheront pas. Mais cette agilité-là va leur permettre de se remettre en question et d’effectuer les changements dont ils ont besoin pour la suite. C’est ça, le numérique », a-t-elle conclu.

Le président et chef de la direction du Conseil québécois du commerce de détail, Léopold Turgeon, a salué l’aide du gouvernement.

« Le CQCD se réjouit que le gouvernement du Québec accepte d’accompagner les détaillants qui n’ont pas actuellement les ressources humaines, financières et technologiques nécessaires pour se démarquer dans l’univers du commerce en ligne. Le Web permettra à nos détaillants de vendre ici, en plus d’exporter leur savoir-faire et leur ingéniosité partout sur la planète afin d’attirer des clients chez eux », a soutenu M. Turgeon par voie de communiqué.

1 commentaire
  • Philippe Hébert - Abonné 20 mars 2017 11 h 16

    Il est temps que les commerçants québécois se réveillent.

    Ayant 31 ans, je fais parti de la génération qui achète la majorité de ses biens via des sites en ligne. Mis à part l'épicerie, j'achète pratiquement tout via Internet.

    Je n'ai jamais compris pourquoi des commerces québécois n'avaient pas de sites Internet, pour au minimum donner des heures d'ouvertures et des coordonnées. Si on cherche des sites transactionnels de commerces québécois, la proportion est pire.

    J'aimerais mieux acheter d'une entreprise québécoise pour soutenir notre économie, mais si elles ne sont pas en ligne, je ne me priverai pas d'acheter de compagnies extérieures. On a pas le temps d'aller en magasin pour magasiner. De plus, la majorité des gens de ma génération n'a pas d'automobile. C'est mille fois plus simple et plus rapide d'acheter en quelques clics nos biens sur Internet, et souvent les prix sont tellement moins cher qu'en magasin, puisqu'un entrepôt dans un secteur industriel paie beaucoup moins de taxes qu'un magasin ayant pignon sur rue, que même avec les frais d'expédition, c'est moins cher acheter en ligne que de se déplacer.

    Je suis encore déçu que ça aura prit l'initiative du gouvernement pour réveiller les propriétaire de commerces québécois. C'est vraiment ne pas être à l'affût des technologies et du potentiel de développement de son entreprise.

    Ne pas avoir un site Internet transactionnel pour son commerce, c'est comme ne pas prendre Interac comme mode de paiement et avoir encore une caisse enregistreuse manuelle sans numériseur ("scanneur"). Vous êtes en train de manquer le bateau, et vous risquez de ne jamais être capable d'aller chercher une clientèle qui s'est fidélisée déjà sur des alternatives existantes. (e.g.: Amazon, NCIX pour ne nommer que ceux-ci)