La libérale Véronyque Tremblay reçoit la visite des opposants au registre

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Environ 200 personnes se sont rassemblées dimanche devant les bureaux de circonscription de la députée libérale Véronyque Tremblay, à Québec, pour manifester leur désaccord à l’égard du projet de loi 64, qui vise l’implantation d’un registre québécois des armes à feu.

Les bureaux de la députée de Chauveau n’ont pas été choisis par hasard par le mouvement « Tous contre un registre des armes à feu », instigateur du rassemblement de dimanche. De fait, cette dernière, avant de rejoindre les rangs du Parti libéral, alors qu’elle était journaliste au FM 93, a déjà fait savoir qu’elle jugeait la création d’un nouveau registre inutile et trop coûteuse.

L’avis des électeurs

Venue rencontrer les manifestants en fin de matinée, Véronyque Tremblay a indiqué qu’elle n’était plus là pour faire valoir son opinion personnelle, mais plutôt pour défendre les avis de ses électeurs. « Quand je me promène dans ma circonscription, j’ai des gens qui disent : “Ce qui est important, c’est qu’on ait le meilleur registre possible, qui coûte le moins cher possible et qui soit le moins contraignant possible pour les chasseurs”. Ce que j’entends le plus, c’est ça. J’entends respecter ça et faire valoir ce que j’entends », a déclaré aux journalistes la députée de Chauveau.

Bien que la majorité des députés de l’Assemblée nationale semblent appuyer le projet de loi déposé le 3 décembre dernier par le ministre intérimaire de la Sécurité publique, Pierre Moreau, certaines réticences ont été mises en avant la semaine dernière, tant du côté du Parti québécois, du Parti libéral que de la Coalition avenir Québec. La semaine dernière, plusieurs élus n’excluaient d’ailleurs pas la possibilité de s’opposer à l’adoption du projet de loi 64.

À l’heure actuelle, seule la députée indépendante Sylvie Roy a indiqué formellement qu’elle s’opposerait à la création d’une version québécoise du registre.

Le projet de loi 64 fait suite à la décision du gouvernement fédéral de Stephen Harper d’abolir le registre national. Son démantèlement, amorcé en 2011, a finalement été mené à terme en mars 2015 lorsque la Cour suprême a donné le feu vert au gouvernement conservateur pour détruire les données contenues dans son registre, et ce, malgré la vive opposition du Québec.

S’il est finalement adopté, toutes les armes d’épaule présentes sur le territoire québécois devront être enregistrées et burinées, au grand dam d’une partie de la population. Plusieurs organisations — dont le Groupe des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes — militent cependant pour un meilleur contrôle des armes à feu

De nombreux opposants souhaiteraient que le projet de loi fasse l’objet d’un vote libre, sans ligne de parti.

Une pétition s’opposant à la Loi sur l’immatriculation des armes à feu en ligne sur le site Internet de l’Assemblée nationale a récolté jusqu’ici plus de 22 000 signatures.

2 commentaires
  • Michel Sarao - Abonné 25 janvier 2016 06 h 18

    le burinage

    Bonjour

    Je suis un chasseur depuis 30 ans et je ne m'oppose pas à un bon projet de loi version Québecoise.

    « Ce qui est important, c’est qu’on ait le meilleur registre possible, qui coûte le moins cher possible et qui soit le moins contraignant possible pour les chasseurs ”.

    Mais je suis contre le burinage. Les armes c'est comme les vélos ont aiment les changer à l'occasion. Je peux imaginer le burinage sur une arme qui est passé entre les mains de quatre personnes. En passant, il y a un numéro de série sur l'arme à feu.

    merci

  • Raymond Chalifoux - Abonné 25 janvier 2016 12 h 43

    Chers opposants...

    Il est Américain, s'appelle Donal Trump, et c'est une mine ambulante de bonnes idées très clairement exprimées. Il pourrait sûrement vous aider! Go, go, go!