Les jeunes péquistes militeront pour la gratuité scolaire

Depuis ses débuts en politique, notamment lors d’un débat à l’Université de Montréal en 2014, Pierre Karl Péladeau s’est dit prêt à parler de la gratuité scolaire.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Depuis ses débuts en politique, notamment lors d’un débat à l’Université de Montréal en 2014, Pierre Karl Péladeau s’est dit prêt à parler de la gratuité scolaire.

Le Comité national des jeunes du Parti québécois, nouvellement élu, se prépare à visiter les établissements scolaires du Québec dès la rentrée des classes pour parler d’indépendance, mais aussi d’austérité et de gratuité scolaire. Ils se coordonneront avec la tournée sur l’indépendance du chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau. En faisant équipe, M. Péladeau et les jeunes devront toutefois s’entendre sur la façon dont la gratuité scolaire sera abordée, puisque M. Péladeau n’a pas pris position en faveur de cette question.

« [Le Comité national a] eu l’idée de faire une tournée dans les écoles du Québec [à la rentrée des classes] et, de son côté, le chef souhaitait lui aussi en faire une, pour parler d’indépendance. Il vient d’être élu et souhaite rencontrer les jeunes dans les écoles. Nous avons donc décidé de la faire ensemble », explique Valérie Gobeil, conseillère responsable des comités étudiants au Comité national.

La tournée se fera de l’est du Québec à l’ouest, et les militants organiseront des kiosques et des conférences principalement dans les cégeps et les universités, en respectant les règlements internes des établissements.


« Avoir le chef avec nous nous aidera à pousser des idées », ne cache pas la jeune femme.

Les jeunes péquistes souhaitent combler un manque, explique Camille Goyette-Gingras, vice-présidente aux communications du Comité national. « On trouve que, dans les dernières années, on a négligé d’expliquer l’indépendance aux jeunes […]. Le but ultime de la tournée, c’est de convaincre le maximum de jeunes de la nécessité de l’indépendance, parce que, depuis 1995, les jeunes en ont seulement entendu parler de la bouche de nos adversaires. »

 

Gratuité scolaire

La gratuité scolaire est une position officielle du Comité national des jeunes, mais pas du PQ. « La gratuité scolaire est un sujet très important à aborder, surtout dans une tournée des écoles. Que le chef ait pris position [sur ce sujet] ou pas, il peut tout de même relayer notre message, estime Mme Gobeil. Mais on va s’accorder avec lui, on ne va pas se contredire. Il y a toujours des compromis à faire. »

« Nous tenons beaucoup à notre position en faveur de la gratuité scolaire et nous sommes prêts à courir le risque, renchérit Mme Goyette-Gingras. M. Péladeau n’est pas prêt à écarter la possibilité de la gratuité scolaire, donc je ne crois pas que ça le choque que les jeunes en parlent. »

La position des jeunes péquistes ne semble pas problématique pour Pierre Karl Péladeau. Son attaché de presse, Bruno-Pierre Cyr, a confirmé qu’il prendra part à la tournée de la rentrée des classes aux côtés de l’aile jeunesse. Depuis ses débuts en politique, notamment lors d’un débat à l’Université de Montréal en 2014, Pierre Karl Péladeau s’est d’ailleurs dit prêt à parler de la gratuité scolaire.


Proximité avec l’aile jeunesse

Dès son élection, la présidente du Comité national, Mme Cayer, s’est, quant à elle, dite « en phase » avec Pierre Karl Péladeau,à l’opposé de Léo Bureau-Blouin, l’ancien président, qui a admis que l’arrivée de M. Péladeau avait influencé sa décision de quitter son poste.

L’arrivée de M. Péladeau comme chef a amené un certain vent de fraîcheur au PQ, indiquent les jeunes militantes. « Il y a un changement d’ambiance vraiment radical au sein du parti. On le sent chez les jeunes », indique Mme Goyette-Gingras. L’arrivée du chef a poussé le Comité national à se renouveler et à s’engager davantage, ajoute-t-elle.

Valérie Gobeil précise néanmoins que l’ancienne chef du PQ, Pauline Marois, était elle aussi ouverte aux jeunes. « Mme Marois était venue à l’Université de Montréal. Elle n’était pas fermée à l’idée de venir dans les écoles, rappelle la militante. Mais M. Péladeau veut parler ouvertement de l’indépendance, alors que Mme Marois en parlait un peu moins. Nous sommes contents, car nous voulons parler de l’indépendance le plus possible. »

Élections fédérales

Le Comité national et M. Péladeau comptent également appuyer le Bloc québécois dans sa campagne en vue des élections fédérales, cet automne.

« On prépare un plan d’action avec le Forum jeunesse du Bloc québécois pour voir comment on peut l’aider », donne en exemple Mme Goyette-Gingras.

M. Cyr indique, quant à lui, que malgré la tournée M. Péladeau aura du temps pour appuyer le Bloc.

26 commentaires
  • Guy Dugas - Inscrit 20 juillet 2015 05 h 46

    Pour la gratuité scolaire

    Le systéme publique de l'éducation sortirait gagnant d'une redistribution de la richesse, des mieux nantis vers les moins nantis.

    Par exemple, les montants très importants alloués en subvention aux écoles privées pourraient être partiellement ou entièrement redistribués aux écoles publiques qui en on grand besoin.

    Il s'agit d'un choix de société, pour un social-démocrate cela devrait être évident et três important.

  • Patrick Boulanger - Abonné 20 juillet 2015 06 h 47

    Bonne nouvelle! Espérons que les jeunes du PQ vont avoir de l'influence sur cette question au Parti québécois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juillet 2015 17 h 02

      À mon avis, le PQ se sert de son Comité national des jeunes pour se donner un look de gauche. Mais jamais le PQ n'adoptera la gratuité scolaire avec son obsession de la dette et son dogme du déficit zéro.

      Christian Montmarquette

  • Sylvain Auclair - Abonné 20 juillet 2015 07 h 21

    Différence fondamentale

    S'agit-il de la gratuité au sein du Canada ou après l'indépendance. Parce que, dans le premier cas, vu la fiscalité fédérale, on va simplement subventionner encore plus le ROC.

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2015 09 h 25

      Avec les péquistes.. y'a jamais moyen de rien faire sans l'indépendance. De quoi laisser pourrir tout le Québec à droite éternellement!

      Commençons donc par cesser de graisser les banques et les multinationales à raison de 10 milliards par année, et ça nous donnera assez d'argent pour financer l'éducation et le reste de nos services publics adéquatement.

    • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 20 juillet 2015 10 h 27

      Christian Montmarquette se contredit dans ses discours.

      Habituellement il nous dit que le PQ ne parle pas d'indépendance parce qu'il ne veut que le pouvoir mais aujourd'hui il nous dit que: "Avec les péquistes.. y'a jamais moyen de rien faire sans l'indépendance."

      Ça s'appelle parler des 2 côtés de la bouche, comme le fait actuellement Mulcair en disant aux Canadians le contraire de ce qu'il dit aux Québécois.

    • David Cormier - Inscrit 20 juillet 2015 11 h 09

      "Avec les péquistes.. y'a jamais moyen de rien faire sans l'indépendance"

      Avec QS, tous les problèmes du monde entier sont causés par les banques et les taxer encore plus règlera tout, tout, tout.

    • Sylvain Auclair - Abonné 20 juillet 2015 11 h 48

      De quoi parlez-vous? Ce que je dis, c'est que diminuer les frais de scolarité en restant dans le Canada, c'est faire un cadeau à Ottawa. Pour chaque tranche de 1000$ payés en moins en frais de scolarité, c'est 125,25$ d'impôt fédéral qui est en payé en plus par des Québécois, dont moins du quart revient au Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2015 12 h 35


      «Christian Montmarquette se contredit dans ses discours.Habituellement il nous dit que le PQ ne parle pas d'indépendance parce qu'il ne veut que le pouvoir mais aujourd'hui il nous dit que: "Avec les péquistes.. y'a jamais moyen de rien faire sans l'indépendance."» - Jacinthe Lafrenaye

      Mme Lafrenaye,

      Le PQ a instrumentalisé la question nationale à des fins électorales; alors qu'il y a désormais plus de 20 ans que le PQ n'a même plus de référendum à son programme, et pas plus avec PKP à sa direction.

      Le PQ n'est plus qu'un parti électoraliste de droite qui se sert de tout ce qu'il peut pour parvenir à ses fins, et y compris de la question nationale qu'il agite comme une carotte devant l'âne pour asservir les militants.tes souverainistes au service de l'élection du Parti québécois.

      Il se prétend souverainiste, alors que la majorité du temps il ne l'a pas été.. Et il se sert de l'indépendance comme excuse pour rejeter les politiques sociales ou pelleter le problème par en avant, au jour du Grand Soir..

      En conséquence ce n'est pas moi qui se contredit et qui difficile à suivre. C'est le Parti québécois.

      Référence :

      «Avec PKP, le référendum attendrait» - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/419660/ch

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2015 13 h 00

      «Avec QS, tous les problèmes du monde entier sont causés par les banques et les taxer encore plus règlera tout, tout, tout.»- David Cormier

      Pas tous les problèmes du monde. Mais une bonne partie des problèmes financiers du Québec.. Quand on sait que..

      1) Le Québec gavent les banques et les entreprises multinationales déjà riches à craquer avec 10 milliards par année de fonds publics qui devraient servir aux services publics.

      2) Que le Québec économiserait plus de 2 milliards par année avec Pharma-Québec .

      3) Que le maintien délibéré de la pauvreté coûte plus de 17 milliards par année en frais de santé et que le Québec économiserait plus de 8 milliards par année en éradiquant la pauvreté.

      Mais bien sûr.. 20 milliards de plus par année pour le Québec.. C'est négligeable, quand on a qu'un drapeau dans la tête qui nous fait tout, tout, tout oublier le reste..

    • Nicolas Bouchard - Abonné 20 juillet 2015 18 h 27

      Tiens M. Montmarquette, vous avez repris du service.

      Vous avez resorti vos bloc-notes pour faire vos copier-coller de textes afin de commenter un article portant sur le PQ et PKP et de les décrire comme le pire parti du Québec.

      Pourtant, il y a des tonnes d'articles portant sur le PLQ et je ne vous y vois JAMAIS les critiquer. Pourquoi?

      Nicolas B.

    • Richard Langelier - Abonné 20 juillet 2015 20 h 02

      M. Auclair,
      Ce que vous soulignez est intéressant : nous sommes sommes souvent devant des choix déchirants : renoncer aux CPE à tarifs réduits, à la gratuité scolaire pour ne pas faire de cadeaux au gouvernement fédéral?

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2015 20 h 15


      «Vous avez resorti vos bloc-notes pour faire vos copier-coller de textes» - Nicolas Bouchard

      Il n'y a aucun copier-coller dans mes commentaires sous cet article. Mais aux mêmes questions et aux mêmes erreurs je donne les mêmes réponses et les mêmes correctifs pour éviter que des faussetés partisanes ne désinforment le public.

      « Pourtant, il y a des tonnes d'articles portant sur le PLQ et je ne vous y vois JAMAIS les critiquer. Pourquoi?» - Nicolas Bouchard

      Parce qu'il est clair pour beaucoup de citoyens que le Parti libéral est un parti néolibéral impose les politiques d'austérité au peuple et aux services publiques, tout en donnant des subventions princières et des exemptions de taxes et d'impôts aux riches et aux entreprises.

      Mais le public semble encore croire que le PQ est différent, alors qu'il fait exactement même chose quand il est au pouvoir. Et il est de mon devoir citoyen de rappeler aux électeurs qu'il y a belle lurettes que le Parti québécois n'est plus le parti social-démocrate de René Lévesque et que depuis 20 ans le PQ a adopté les mêmes politiques néolibérales, les mêmes dogmes de déficit zéro et d'austérité pour le peuple et nos services publics, et de gavage éhonté des entreprises que le Parti libéral.

      Tant et si bien, que nous avons même été contraints de créer Québec Solidaire pour combler le vide abyssal laissé à gauche par le Parti québécois. Et qu'en conclusion, le Parti québécois n'est plus une alternative crédible au Parti libéral. Et le PQ l'a encore démontré lors de son dernier mandat.

      Référence :

      LE BUDGET MARCEAU « Austérité préélectorale à Québec » - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/400644/bu

      .

  • Gérard Raymond - Abonné 20 juillet 2015 07 h 59

    Report des droits de scolarité

    On est tous d’accord pour dire que les étudiants doivent défrayer le coût de leurs études. La question est de savoir si ils doivent le faire pendant ou après leurs études. Si cela doit se faire durant les études, on exclus alors des étudiants talentueux, inévitablement.

    Dans les années 1940-1950, j’ai grandi dans un village de l’Abitibi où l’éducation était offerte jusqu’en 9e année seulement. Il fallait ensuite aller étudier à l’extérieur. Elevé dans une famille comptant 10 enfants, mes parents avaient les moyens de nous payer des études à l’extérieur du village, ce que mes frères et sœurs ont fait (à La Sarre, Amos, Rouyn-Noranda, Mont-Laurier, Montréal, Ottawa). Jusqu’en neuvième année j’avais un camarade qui se classait, mois après mois, au premier rang de la classe mais qui a du par après mettre fin à ses études, son père étant atteint d’une maladie grave, irrémédiable.

    Je crois donc qu’il faut donner à chaque enfant, à tous les enfants, les moyens de mettre leurs talents pleinement en valeur et que les moyens financiers des parents ne devraient pas être une entrave à la poursuite des études.

    Si pour cela il faut abolir les droits de scolarité jusqu’à l’université, y inclus, qu’on le fasse, quitte à ce que les étudiants s’engagent formellement et concrètement à en rembourser le coût une fois rendus sur le marché du travail.

    Si les jeunes du Parti québécois et leur chef s’engagent dans cette voie-là et le font savoir clairement, ils devraient pouvoir obtenir l’assentiment de la population.

  • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2015 08 h 02

    Le mauvais parti


    Je comprends mal les jeunes péquistes de se démener comme des diables dans l'eau bénite pour tenter de tirer à gauche un parti résolument encré à droite depuis plus de 20 ans, et essayer de le convaincre de cesser d'appliquer ses politiques d'austérité et de mettre la gratuité scolaire au programme.

    Alors que, non seulement Québec Solidaire revendique-t-il clairement ces positions depuis sa fondation, mais que cela fait intrinsèquement partie de la cohérence de l'ensemble de son programme, de ses valeurs et des raisons de sa création.

    À mon avis, les jeunes péquistes sont dans le mauvais parti et ils perdraient moins leur temps et leur énergie à militer dans une formation qui correspond déjà à leurs aspirations, et qui était même dans la rue à leurs côtés pour revendiquer la gratuité scolaire lors de la grève étudiante, plutôt qu'à tenter de changer un parti qui est l'instigateur même du déficit zéro et des budgets d'austérité.

    Christian Montmarquette

    • Sylvain Auclair - Abonné 20 juillet 2015 09 h 48

      Je regrette, mais c'est que vous que vous tentez de vous convaincre que le PQ est à droite en le répétant, le répétant, le répétant...

    • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 20 juillet 2015 10 h 31

      Christian Montmarquette

      C'est que les jeunes savent que QS ne veut pas l'indépendance. C'est pourquoi ils sont avec le Parti québécois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2015 10 h 56

      À Sylvain Auclair,

      Désolé, mais on est pas de gauche, quand varge sur les plus pauvres à chaque fois qu'on prend le pouvoir, en coupant dans les services publics et en imposant des politiques d'austérité au peuple, tout en graissant du même souffle l'entreprise privée à coups de milliards.

      Référence :

      LE BUDGET MARCEAU : « Austérité préélectorale à Québec» - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/400644/bu

    • David Cormier - Inscrit 20 juillet 2015 11 h 08

      Je suis entièrement d'accord avec vous, Sylvain Auclair. Je suis tellement tanné d'entendre les membres de QS répéter sans cesse que tout ce qui est en-dehors de leur propre parti est nécessairement de la méchante droite.

      Je m'excuse Monsieur Monmarquette, mais ce sont plutôt les membres de QS qui devraient rejoindre le PQ, qui est pas mal plus à gauche que le PLQ (et oui même avec le "méchant" PKP). Mais non, vous faites du PQ votre ennemi juré, simplement parce que ce parti ne correspond pas à 100 % à votre vision utopiste et, ce faisant, vous facilitez la réélection de la réelle droite, celle du PLQ!

      D'ailleurs, Françoise David a laissé entendre que jamais elle ne collaborerait avec le grand méchant PKP : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402121/pi Après, ce sont les membres de ce parti qui dénoncent la "radicalisation" (sic) du PQ. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre?

    • Pierre Hélie - Inscrit 20 juillet 2015 11 h 26

      J'avais dit que j'abandonnais, mais une petite rechute et je ne dis plus rien... Je vous suggère, cher M. Montmarquette, d'utiliser l'Axe du Mal pour désigner le trio PLQ-PQ-CAQ et d'énoncer à tous les habitants de la Terre que "ou bien vous êtes avec nous (QS on s'entend) ou vous êtes contre nous". Bonne continuation!

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2015 12 h 48

      «C'est que les jeunes savent que QS ne veut pas l'indépendance. C'est pourquoi ils sont avec le Parti québécois.» - Jacinthe Lafrenaye

      Je vous avoue franchement que je considère que l'honnêté intellectuelle, comme la qualité de l'éducation politique de certains péquistes, laissent franchement à désirer..

      Quand on sait que Québec Solidaire est désormais «le seul» parti de l'Assemblée nationale «à garantir» un référendum dans un premier mandat + une Assemblée constituante non partisane, soutenue par 50 millions d'argent public.

    • Christian Montmarquette - Abonné 20 juillet 2015 20 h 21

      «C'est que les jeunes savent que QS ne veut pas l'indépendance. C'est pourquoi ils sont avec le Parti québécois.» - Jacinthe Lafrenaye

      - Avez-vous une référence qui vous permets d'affirmer que les jeunes ne croient pas que QS est souverainiste? Ou s'il s'agit que de votre seule impression personnelle?

      Parce que pour autant que je sache, c'est Québec Solidaire qui a le taux le plus élevé de jeunes dans ses rangs. Alors que tout le monde sait que le Parti québécois est un parti de plus en plus vieillissant.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 21 juillet 2015 05 h 42

      «Je considère que l'honnêteté intellectuelle, comme la qualité de l'éducation politique de certains péquistes, laissent franchement à désirer.. »

      Certains qui vous répondent M. Montmarquette ne sont pas nécessairement péquistes et leur «éducation politique» considère qu'il y a des partis autres que le PQ et QS qu'il faut surveiller.

      « Une Assemblée constituante non partisane» ??? Si vous êtes dedans, c'est impossible qu'elle soit non partisane. C'est comme de demander à un chat de japper.

      Comment l'exprimer clairement : Si jamais c'est QS qui commande le référendum, ma réponse est «NON». (Avez-vous remarqué que je ne parle pas du PQ ici ?)

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juillet 2015 14 h 18


      « Une Assemblée constituante non partisane» ? (...) Si jamais c'est QS qui commande le référendum, ma réponse est «NON» - pierre lefebvre

      On sent combien l'ouverture et la bonne foi est présente dans vos propos.

      Pourquoi ne vérifiez-vous pas tout simplement vous-même mes propos sur le web, si vous êtes à ce point sceptique? - Craignez-vous d'y confirmer la vérité?

      Et oui, QS a bel et bien une Assemblée constituante «non partisane» de programmée dans les six mois d'un premier mandat soutenu par 50 millions d'argent public.

      Une Assemblée constituante indépendante de tous les partis politiques, de tous les députés de l'Assemblée nationale et même, protégées des influences du pouvoir économique.

      Et c'est ladite Assemblée citoyenne élue au suffrage universel, qui sera chargée d'entreprendre une large consultation dans le but de rédiger l'Acte de naissance d'un Québec indépendant et de le soumettre au peuple par voie référendaire.

      Et ça fait des années que c'est au programme de QS.. C'était même la procédure adoptée par l'Union des forces progressistes en 2002..

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 juillet 2015 15 h 19

      «Vous faites du PQ votre ennemi juré, simplement parce que ce parti ne correspond pas à 100 % à votre vision utopiste »- David Cormier

      J'ai déjà expliqué plus haut à Nicolas Bouchard pourquoi je critiquais le Parti québécois. Et il faudrait que vous nous expliquiez «en quoi»? Québec solidaire est utopiste, puisque tout son programme a été chiffré dans un budget équilibré.

      «Et ce faisant, vous facilitez la réélection de la réelle droite, celle du PLQ!» - David Cormier

      Le PQ n'est plus de gauche depuis 1996. Et avec une drop historique de «319 583» votes (le pire score du PQ depuis 1970!), ce n'est pas Québec Solidaire qui a remis les libéraux au pouvoir, c'est le PQ! Et pour cause, que ce sont les péquistes eux-mêmes qui ne sont même pas donné la peine de voter pour leur propre parti.

      Ça suffit la désinformation. Le PQ a aussi perdu les élections en 2003 et QS n'existait même pas!

      Référence :

      «Analyse des résultats électoraux : les péquistes à la maison, les fédéralistes motivés » - 17 avr. 2014