Hivon abandonne le cabinet

Véronique Hivon a indiqué qu’elle demeurera députée de Joliette.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Véronique Hivon a indiqué qu’elle demeurera députée de Joliette.

Véronique Hivon n’aura pas siégé un mois au cabinet de Pauline Marois : forcée au repos à cause d’une grossesse jugée à risque, la ministre déléguée à la Santé publique et à la Protection de la jeunesse a démissionné jeudi après-midi de ses fonctions ministérielles.

Âgée de 42 ans, Mme Hivon a indiqué qu’elle demeurera députée de Joliette. Sa grossesse « imprévisible [une « totale surprise »] présente des risques de santé importants », a-t-elle indiqué. « Sur avis médical formel, je suis contrainte de demeurer au repos pour une période d’au moins quelques mois […] de manière à mener à terme ma grossesse. » L’avis de repos aurait été émis peu importe son métier, a mentionné Mme Hivon.


L’avocate en est « venue à la conclusion que la décision de renoncer à [son] poste de ministre, bien qu’elle soit très difficile, est la plus sage d’un point de vue personnel et la plus responsable du point de vue de l’intérêt public ». Elle a fait valoir qu’elle ne pourrait pas offrir le travail attendu d’une ministre.


Mme Hivon a tenu à préciser qu’il est à son avis tout à fait possible de « conjuguer maternité et vie politique ». Elle a d’ailleurs fait son entrée en politique en 2008, au moment même où elle adoptait une jeune Chinoise. « N’eût été la situation médicale dans laquelle je me trouve, j’aurais bien sûr continué à assumer mes fonctions ministérielles pendant ma grossesse et après. »


Selon la députée, Pauline Marois a tout de suite compris ses raisons de démissionner. « Elle m’a embrassée et m’a serrée dans ses bras en me disant qu’elle ne pouvait pas être plus heureuse pour moi », a relaté Mme Hivon. Mme Marois lui a rappelé que « la vie personnelle doit toujours avoir la place qui lui revient malgré les défis politiques ».


Si plusieurs avaient été surpris de voir le rôle que Pauline Marois lui avait confié lors de la formation de son cabinet - on la pressentait comme ministre de la Justice -, Mme Hivon a indiqué jeudi qu’il n’y avait aucun lien entre cette décision et sa grossesse, inconnue à ce moment.


Considérée comme l’une des meilleures députées du Parti québécois, Mme Hivon s’est démarquée dans les dernières années comme critique en matière de justice et comme vice-présidente de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (entre 2009 et 2012). Son départ alourdira la tâche du ministre de la Santé, Réjean Hébert, qui pourra être secondé par une nouvelle adjointe parlementaire (Diane Hamelin). Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, agira quant à lui comme ministre responsable de la région de Lanaudière.

8 commentaires
  • Lydia Anfossi - Inscrite 19 octobre 2012 07 h 22

    Le bonheur des uns...

    Dommage de perdre madame Hivon comme ministre. Espérons qu'elle reviendra.

    • Patrick Lépine - Inscrit 19 octobre 2012 13 h 02

      Je pense que c'est le bonheur de plusieurs ici dont il est question. Et je vois l'avenir avec beaucoup d'optimisme...

  • Marjolaine Gaudreault - Inscrite 19 octobre 2012 08 h 17

    Bonne chance

    Bonne chance Mme Hivon dans le dérouklement de votre grossesse et espérons vous voir de retour comme ministre après votre congé de maternité.

  • Franklin Bernard - Inscrit 19 octobre 2012 10 h 00

    Un des atouts maîtres du PQ

    Félicitations, Mme Hivon, et revenez-nous vite. Le Québec a besoin de vous.

  • Réal Ouellet - Inscrit 19 octobre 2012 11 h 25

    Oups!

    On se croise les doigts pour que ça marche. Bonne chance.

  • Bernard Gervais - Inscrit 19 octobre 2012 11 h 45

    Une des meilleures au PQ

    Depuis qu'elle a été élue pour la première fois en décembre 2008, Mme Hivon compte parmi les meilleurs députés de la relève au PQ.

    Je lui souhaite bonne chance dans sa grossesse et espère qu'elle nous reviendra vite !