Le drapeau du Québec aux JO - Marois invite les athlètes québécois à s'adresser aux autorités olympiques

La chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, a invité hier les athlètes québécois présents à Pékin à exprimer leur mécontentement auprès des autorités olympiques à propos de l'interdiction les empêchant de brandir le drapeau du Québec.

À l'issue d'un discours qui clôturait le camp d'orientation et de formation du Comité national des jeunes du PQ (CNJPQ), à Val-Morin, dans les Laurentides, Pauline Marois a précisé que les athlètes qui le souhaitaient pouvaient prendre de telles initiatives, mais qu'il revenait aux acteurs politiques de faire les démarches pertinentes en ce sens.

Elle a ajouté qu'une voix en démocratie représentait une voix et que l'opinion d'un des 69 Québécois présents à Pékin était tout aussi valable que celle de n'importe quel autre athlète. Pauline Marois a dénoncé l'«à-plat-ventrisme» de Jean Charest et s'est dite déçue qu'il se soit montré aussi peu audacieux à ce sujet.

Samedi, le premier ministre du Québec, alors en mission en Chine dans le cadre de la 4e Conférence des chefs de gouvernement des régions partenaires, avait indiqué ne pas avoir l'intention de protester contre les mesures qui empêchent les athlètes québécois de brandir le fleurdelisé aux Jeux olympiques de Pékin.

Prix du pétrole

La chef péquiste a par ailleurs affirmé vouloir libérer le Québec de sa dépendance envers le pétrole au cours des 10 prochaines années qui suivraient l'élection du PQ.

Dénonçant, lors de son discours, le fait que le Québec soit prisonnier de la fluctuation du prix du pétrole, Pauline Marois a proposé de régler le problème par l'indépendance du Québec et le développement de modes de transport alternatifs efficaces, accessibles et utilisant des sources d'énergie renouvelables.

En point de presse, Mme Marois a toutefois précisé qu'il ne serait pas possible d'éliminer complètement la dépendance du Québec à l'égard du pétrole. Elle désire néanmoins la réduire de «manière très significative». La chef péquiste n'a pas voulu préciser par quels moyens elle entendait mettre en oeuvre cette idée. Elle a cependant assuré qu'il s'agissait d'une «orientation fondamentale du Parti québécois», qui sera réalisée lorsque son parti sera au pouvoir.

Le camp d'orientation et de formation du CNJPQ était une occasion, pour les jeunes militants péquistes provenant de partout au Québec, de se réunir afin d'orienter leurs actions et de préparer les rentrées politique et scolaire.

Au cours des prochains mois, les membres du CNJPQ devront discuter de plusieurs enjeux, dont celui du financement de l'enseignement postsecondaire. Le CNJPQ a déjà rejeté l'idée de tripler les droits de scolarité universitaires pour les porter à la moyenne canadienne, comme l'avait proposé la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec au début du mois d'août. Les jeunes péquistes proposent plutôt la tenue d'un sommet sur le financement de l'enseignement postsecondaire.