Denis Coderre promet un Montréal plus propre

Le plan que l'équipe de Denis Coderre a présenté prévoit l’installation de poubelles fermées supplémentaires dans les parcs et les artères principales et une augmentation de la fréquence des collectes d’ordures dans les espaces verts en période estivale.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le plan que l'équipe de Denis Coderre a présenté prévoit l’installation de poubelles fermées supplémentaires dans les parcs et les artères principales et une augmentation de la fréquence des collectes d’ordures dans les espaces verts en période estivale.

S’il est élu à la mairie de Montréal le 7 novembre prochain, Denis Coderre entend rendre la ville plus propre et créer un fonds pour soutenir les arrondissements dans le nettoyage des lieux publics, la collecte des encombrants et les opérations de dératisation.

« En 2017, pendant la campagne électorale, mon adversaire, qui est mairesse aujourd’hui, disait que “Montréal mérite d’être propre”. Quatre ans plus tard, je ne l’ai jamais vue aussi sale. On se promène et on voit les détritus partout. Ce n’est pas très joli », a commenté le chef d’Ensemble Montréal mercredi.

Le plan présenté par son équipe prévoit l’installation de poubelles fermées supplémentaires dans les parcs et les artères principales, ainsi qu’une augmentation de la fréquence des collectes d’ordures dans les espaces verts en période estivale. Des cendriers seraient aussi ajoutés dans les lieux publics.

Ensemble Montréal veut aussi rendre plus efficace la collecte des encombrants et réduire à 48 heures les délais de ramassage des dépôts illégaux qui sont signalés à la Ville. Les délais pour le nettoyage des graffitis seraient limités à 24 heures. « En ce moment, ça peut prendre des dizaines de jours », a soutenu Daniel Vaudrin, candidat au poste de conseiller de ville dans Sainte-Marie pour Ensemble Montréal.

Une administration Coderre-Gelly compte aussi établir un plan de contrôle des rats, qui seraient au nombre de 5 millions dans la métropole. Une procédure serait mise en place afin de procéder à une élimination systématique des rats lorsque des travaux d’égouts sont réalisés.

« Je n’accepterai pas cette vision défaitiste de Montréal », a pour sa part commenté Valérie Plante, tout en reconnaissant qu’il y avait matière à amélioration dans ce domaine. Elle a toutefois précisé que les budgets pour les opérations de propreté avaient été augmentés au cours des dernières années.

À égalité dans les sondages

Appelé à commenter le sondage Léger-Le Devoir publié mercredi, qui fait état d’un coude-à-coude entre les deux principaux candidats à la mairie de Montréal, Denis Coderre a reconnu que la course ne serait pas facile. « Les sondages, c’est sûr qu’on les regarde. On sait qu’il y a seulement 33 % des gens qui veulent que l’administration actuelle demeure », a-t-il dit. « Il faut travailler et on n’a jamais dit que c’était pour être facile. Je vous ai dit depuis le début que je ne prenais rien pour acquis. Mais je veux qu’on fasse une campagne d’enjeux. Vous avez vu que nous, on ne fait pas d’invectives. »

Rappelons que ce sondage web réalisé auprès de 500 Montréalais entre le 14 et le 19 septembre dernier accorde à Denis Coderre 37 % des intentions de vote, contre 36 % pour la mairesse sortante Valérie Plante. L’avance qu’il détenait en mai dernier s’est donc réduite à un seul point de pourcentage.

M. Coderre a cependant indiqué qu’il pouvait compter sur une équipe de candidats qui réunissait « compétence, expérience et assurance » et qu’il dévoilerait sous peu une « plateforme extraordinaire ».

« J’ai gagné avec 32 % [des voix] en 2013, il y avait cinq candidats et on était presque majoritaires, a-t-il rappelé. Ça va être un bilan par rapport à l’autre ; ce ne sera pas un référendum sur les personnalités. »

Avec Zacharie Goudreault

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