Philippe Schnobb annonce son départ de la STM

Journaliste pendant 27 ans à Radio-Canada, Philippe Schnobb s’était lancé dans l’arène politique en 2013, avant d'être nommé à la tête de la STM par Denis Coderre.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Journaliste pendant 27 ans à Radio-Canada, Philippe Schnobb s’était lancé dans l’arène politique en 2013, avant d'être nommé à la tête de la STM par Denis Coderre.

Philippe Schnobb quittera la présidence du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM) au terme de son mandat en décembre prochain. Il en a fait l’annonce vendredi.

« Deux mandats, c’est raisonnable », soutient M. Schnobb, qui dit s’être inspiré de la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État du gouvernement du Québec pour prendre sa décision. Bien que la STM n’y soit pas soumise, cette loi prévoit un maximum de deux mandats au sein des conseils d’administration d’organismes publics. « Il y a une logique derrière ça, parce que c’est un secteur tellement extraordinaire qu’on ne voudrait jamais partir. Si j’attendais que le service rapide par bus (SRB) Pie-IX soit en service, que le prolongement de la ligne bleue soit inauguré ou que la flotte de bus soit 100 % électrique, je me rendrais jusqu’en 2040. Il faut s’imposer des limites et le faire soi-même, car dans un univers politique, tout peut arriver », dit-il en entrevue au Devoir.

Journaliste pendant 27 ans à Radio-Canada, Philippe Schnobb s’était lancé dans l’arène politique en 2013 en briguant un mandat de conseiller dans Ville-Marie avec l’équipe de Denis Coderre. Après sa défaite, le maire Coderre l’avait nommé à la tête de la STM. Arrivée au pouvoir en 2017, Valérie Plante avait renouvelé son mandat.

Philippe Schnobb indique que ce sont les chantiers d’accessibilité universelle qui le rendent le plus fier. « Avant, on misait sur l’augmentation de l’achalandage. Mais il faut aussi plus de clients satisfaits parce que, dans l’absolu, l’augmentation de l’achalandage n’est pas toujours une bonne expérience client quand il y a trop de monde. » Au cours des huit dernières années, huit stations de métro ont été rendues accessibles à tous et 13 chantiers sont en cours.

Il reconnaît que le financement des transports en commun demeure un défi auquel fera face son successeur. « Le modèle d’affaires actuel n’est plus viable avec tous les investissements à faire. La croissance, c’est bien beau, mais il faut financer les activités, les travaux et l’entretien », dit-il.

M. Schnobb n’a pas de plan précis pour l’avenir. « J’avais une expertise en communications. J’y ajoute la gouvernance et le transport. Est-ce que je peux mettre tout ça ensemble et être utile ailleurs ? »



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