Sue Montgomery écope d’une suspension de 120 jours sans salaire

Sa sanction entrera en vigueur mardi et Mme Montgomery ne pourra pas toucher son salaire ni d’allocation durant cette période.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Sa sanction entrera en vigueur mardi et Mme Montgomery ne pourra pas toucher son salaire ni d’allocation durant cette période.

La mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, sera suspendue pour 120 jours à la suite d’une décision de la Commission municipale du Québec (CMQ) lundi, après avoir été reconnue coupable de 11 manquements déontologiques.

Sa sanction entrera en vigueur mardi et Mme Montgomery ne pourra toucher ni salaire ni allocation durant cette période. La suspension sera toutefois levée si elle est réélue le 7 novembre lors des élections municipales.

Dans son jugement de 71 pages, le juge administratif Alain R. Roy a conclu que l’élue a « refusé ou négligé d’adopter les moyens nécessaires pour mettre en place un climat de travail exempt de harcèlement ». Il estime également qu’elle a manqué de respect à de nombreuses reprises et qu’elle a « une absence totale de remords ainsi qu’un comportement de déni ».

Une suspension de 120 jours avait été réclamée par les avocats de la Direction du contentieux et des enquêtes (DCE) de la CMQ le 6 juillet dernier, lorsque les deux parties ont fait leurs représentations. Sue Montgomery avait été reconnue coupable fin juin de 11 manquements à l’éthique sur un total de 28.

Le candidat à la mairie de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce Lionel Perez a déclaré sur Twitter être « soulagé ». « Les citoyens peuvent enfin respirer mieux. Ce sont eux les véritables victimes de ce conflit interne qui paralyse l’arrondissement depuis plus de deux ans », a-t-il écrit.

En janvier 2020, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, avait expulsé Sue Montgomery de son caucus en raison d’allégations de harcèlement impliquant sa cheffe de cabinet, Annalisa Harris.

Dans la foulée d’une enquête déclenchée en 2019, le contrôleur général de la Ville de Montréal avait « mis en place des mesures immédiates et soumis des recommandations visant à prévenir toute manifestation de harcèlement psychologique ». Mme Plante avait demandé à Sue Montgomery d’appliquer « chacune des recommandations », ce qu’elle aurait refusé de faire.

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