Félix-Antoine Joli-Coeur se lance dans la course à la mairie de Montréal

L’entrepreneur et consultant en management Félix-Antoine Joli-Cœur
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’entrepreneur et consultant en management Félix-Antoine Joli-Cœur

Félix-Antoine Joli-Cœur se lance dans la course à la mairie de Montréal. À quelques mois des élections de novembre, l’entrepreneur et consultant en management estime que la métropole souffre de dysfonctionnement. Il dirigera une nouvelle coalition baptisée « Ralliement pour Montréal » et souhaite présenter des candidats dans tous les districts.

M. Joli-Cœur a confirmé sa candidature lundi. Selon lui, les rues et les parcs montréalais sont sales à longueur d’année, les chantiers sont mal gérés et le centre-ville de même que les artères commerciales sont dévitalisés, des maux qui ont mené à une forme de dysfonctionnement. Montréal a besoin d’un maire qui sera en mesure de travailler en équipe, et il se dit apte à remplir cette mission.

La pandémie fait mal au centre-ville, mais selon lui, des mesures « radicales » doivent être mises en place pour assurer la relance du cœur de la ville après la crise sanitaire. « Je ne dis pas que l’état du centre-ville est ce qu’il est à cause de Mme Plante ou de M. Coderre, mais ce que je dis, c’est qu’on n’agit pas assez résolument pour s’assurer qu’on ne se retrouve pas avec un centre-ville comme celui des années 1990 », dit-il.

M. Joli-Cœur mise sur les « jeux de base » pour appuyer sa candidature, c’est-à-dire les services de collecte des déchets et le déneigement, notamment. « Le centre-ville de Montréal doit être le seul centre-ville d’Occident, sinon du monde, où on ramasse les poubelles en plein jour. C’est ahurissant qu’on fasse le déneigement du centre-ville comme on fait le déneigement partout ailleurs sur le territoire. Ça devrait être un secteur surpriorisé par rapport aux autres », explique-t-il.

Le candidat insiste pour dire que Montréal est née d’initiatives populaires. C’est dans cette optique qu’il suggère de faciliter la réalisation de projets citoyens. Au-delà des coalitions avec la société civile et les gens d’affaires, Montréal doit s’allier les gouvernements du Québec et du Canada. Malgré les bonnes intentions de la mairesse, son plan de 10 millions de dollars sera insuffisant pour relever le centre-ville, dit-il : « Le problème de l’administration Plante, c’est qu’on est dans une relation de chicane avec tout le monde : avec les gouvernements du Québec et du Canada, avec la société civile, avec les commerçants et même avec les membres de son propre parti. Ce climat de chicane n’est absolument pas propice à convaincre le gouvernement de prendre ses responsabilités. »

Félix-Antoine Joli-Cœur a notamment travaillé au sein du cabinet de Gérald Tremblay, ainsi qu’au cabinet de la première ministre Pauline Marois. Il a également piloté l’organisation de « je vois mtl » lancé par Jacques Ménard en 2014.

Il dirigera le Ralliement pour Montréal, une formation créée par Marc-Antoine Desjardins, qui avait été candidat du Vrai changement pour Montréal lors de l’élection partielle à la mairie du Plateau-Mont-Royal en octobre 2019. Félix-Antoine Joli-Cœur souhaite présenter une formation avec 103 candidats.Au sujet du possible retour de Denis Coderre, il estime que celui-ci n’est pas le maire dont les Montréalais ont besoin. « Je pense qu’il a été l’homme de la situation, pour paraphraser Mme Plante, lorsqu’il s’est présenté [en 2013]. On avait besoin de quelqu’un qui donnerait des gros coups de poing sur la table pour dire : « Là, ça suffit ! » et passer à une étape suivante, avance-t-il. M. Coderre appartient au passé. Il n’est pas le genre d’homme qui apprend et qui évolue. »Sur Twitter, la mairesse Valérie Plante a souhaité la bienvenue à M. Joli-Cœur. « Bien hâte de débattre de nos idées et de nos visions pour relancer Montréal », a-t-elle écrit.

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