Une école de Montréal fermée en raison d’une éclosion

L’école secondaire privée Herzliah, située dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, poursuivra l’enseignement à distance.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir L’école secondaire privée Herzliah, située dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, poursuivra l’enseignement à distance.

Une première école de Montréal a dû fermer temporairement ses portes en raison d’une éclosion de coronavirus. L’école secondaire privée Herzliah, située dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, qui a recensé plus d’une quinzaine de cas de contamination (en majorité chez ses élèves), poursuivra l’enseignement à distance.

Les éclosions dans les écoles sont généralement limitées jusqu’à maintenant, a indiqué jeudi la directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin. Mais, avec l’accord de la Santé publique, l’école Herzliah a décidé de renvoyer ses élèves à la maison pour freiner toute propagation ; les cours y seront donc donnés de façon virtuelle pendant les deux prochaines semaines.

La contamination viendrait de la communauté et huit cas auraient été détectés dans une seule classe. Des élèves d’autres classes auraient aussi eu des résultats positifs à la COVID-19. « L’éclosion est contrôlée dans l’école », a cependant affirmé Mylène Drouin.

Un bilan ajusté

La Direction de la santé publique (DSP) de Montréal a par ailleurs pris du retard dans la comptabilisation des cas de coronavirus sur son territoire. Le bilan des infections a ainsi bondi de 295 nouveaux cas à Montréal jeudi, mais seuls 73 d’entre eux ont été enregistrés dans les dernières 24 heures, a fait savoir Mylène Drouin. Cet « ajustement » résulte de l’ajout de 222 cas survenus lors des quatre jours précédents.

Ces chiffres qui n’avaient pas été saisis dans les bases de données des derniers jours auront un impact sur le bilan qui doit être publié par Québec dans la journée. « Tous ces cas-là avaient déjà eu leurs résultats à temps. Ils étaient isolés, tout comme leur famille. La consigne avait été donnée », a soutenu la Dre Drouin.

Ce retard dans la prise de données est attribuable, non seulement à l’augmentation des cas dans la métropole, mais aussi au nombre croissant de contacts par cas pour lesquels il faut mener enquête. À cela s’ajoutent les cas dans les écoles. « C’est près d’un millier de contacts de plus qui se sont ajoutés ».

Le nombre élevé de lieux fréquentés par les personnes infectées a entraîné une charge supplémentaire de travail pour le personnel qui mène les enquêtes, selon la Dre Drouin. « La montée en charge nous a amené un retard de saisie et ce n’était pas comptabilisé dans les chiffres présentés dans les derniers jours. »

La semaine dernière, la DSP de Montréal avait dû ajouter du personnel pour la saisie de données. Cette équipe compte habituellement près d’une trentaine de personnes. Le reste du personnel de la DSP a été formé pour faire ce travail et 50 employés supplémentaires seront appelés en renfort la semaine prochaine. La Santé publique est également aux prises avec des employés qui doivent eux-mêmes s’isoler en raison de cas dans les écoles.

La Dre Drouin a indiqué qu’environ 250 contacts de cas par jour doivent faire l’objet d’une enquête. Pour l’instant, Montréal demeure dans la zone jaune de « préalerte » car même l’ajout de ces cas ne change pas les indicateurs pour le territoire de l’île, a-t-elle dit. « Avec une moyenne de 90-95 cas par jour, c’est assez stable pour les derniers jours. »