La taxe d’immatriculation de Montréal pourrait être étendue au 450

La taxe sur l’immatriculation fait partie des solutions avancées par la Commission du transport de la CMM pour éponger une partie des coûts du transport en commun.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La taxe sur l’immatriculation fait partie des solutions avancées par la Commission du transport de la CMM pour éponger une partie des coûts du transport en commun.

Les automobilistes du 450 pourraient bientôt devoir payer une taxe supplémentaire de 50 $ pour l’immatriculation de leur véhicule. Les élus de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) seront appelés à entériner, jeudi, un règlement qui étendra l’application de cette taxe à toute la grande région de Montréal, soit 82 villes, afin de financer les transports en commun.

La taxe sur l’immatriculation faisait partie des solutions avancées par la Commission du transport de la CMM pour éponger une partie des coûts du transport en commun.

Dans son rapport sur le financement du transport collectif publié en mars dernier, la commission soulignait que les contributions des villes pourraient doubler d’ici 2028. On y précisait aussi que la contribution des automobilistes au transport collectif était passée de 9 % à 5 % entre 2008 et 2019.

Le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau, a indiqué au Devoir que les maires de la couronne sud étaient favorables à cette mesure, pourvu que les revenus récoltés soient bel et bien investis dans les couronnes. « C’est un mal nécessaire. Les coûts [du transport en commun] vont exploser avec les années. Il nous faut absolument de nouveaux revenus », a soutenu l’élu.

En novembre dernier, la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, disait ne pas voir d’un bon oeil cette option. « Il n’est pas dans notre intention d’augmenter les taxes des citoyens. Au contraire, on veut remettre de l’argent aux Québécois », avait-elle dit.

Sauf qu’en vertu de la Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal, la CMM a le pouvoir d’instaurer une telle taxe. Ce n’est pas le cas pour d’autres mesures envisagées, comme la majoration de la taxe sur l’essence.