Condamné à indemniser ses anciens locataires

Le propriétaire d’un taudis de la rue Ball, dans le quartier Parc-Extension à Montréal, vient d’être condamné par la Régie du logement à verser des indemnités allant de 5715 $ à 9000 $ à chacun de ses anciens locataires. Claudio Di Giambattista ne s’est jamais soucié de la santé et de la sécurité des locataires qui, depuis des mois, vivaient dans des logements insalubres, a souligné le régisseur en rendant ses décisions.

L’immeuble avait été évacué en mai dernier par la Ville de Montréal, car le Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM) avait jugé que la sécurité des locataires était compromise. La plupart des locataires étaient aux prises avec des problèmes de moisissures, d’infiltration d’eau et de coquerelles. Dans certains logements, le chauffage faisait défaut, alors que d’autres ont été privés d’eau chaude. Le propriétaire avait l’habitude de dire aux locataires que c’était à eux d’effectuer les réparations. De plus, de l’eau coulait sur des fils électriques qui pendaient du plafond du sous-sol. M. Di Giambattista a d’ailleurs reçu de la Ville 250 constats d’infraction totalisant 110 000 $ d’amendes.


Après avoir quitté les lieux, les locataires se sont adressés à la Régie du logement pour obtenir la résiliation de leurs baux et un dédommagement pour les préjudices qu’ils ont subis. La Régie vient de condamner M. Di Giambattista à verser un total de 34 265 $ aux locataires à qui il accorde une diminution de loyer rétroactive et des indemnités pour atteinte à la vie privée, dommages et intérêts.


Le régisseur Marc C. Forest n’a guère apprécié l’attitude du propriétaire, M. Di Giambattista, lors des audiences tenues le 4 juillet dernier. « Il criait après tout le monde en les injuriant et faisait de même avec le soussigné », a relaté le régisseur. M. Di Giambattista a d’ailleurs été expulsé de la salle d’audience.


« Cet immeuble, qui avait de graves lacunes [logeait] des gens et leur famille qui faisaient confiance à leur propriétaire alors que ce dernier ne se souciait aucunement de la santé et de la sécurité de ceux-ci », souligne le régisseur.


Le responsable des droits des locataires au Comité d’action de Parc-Extension, André Trépanier, s’est dit plutôt satisfait du verdict de la Régie. « Je suis soulagé parce que la Régie a agi rapidement. L’évacuation a eu lieu les 3 et 4 mai, l’audience le 4 juillet et on a le jugement en août. C’est quand même satisfaisant, dit-il. On espère maintenant que M. Di Giambattista va tout simplement envoyer un chèque aux locataires et non s’engager dans d’autres procédures. »


Le propriétaire a 30 jours pour interjeter appel. Quant à l’immeuble, il est désormais vacant.

1 commentaire
  • Michel Miclot - Inscrit 10 août 2012 08 h 58

    Une triste farce

    Ce sinistre individu a été condamné des centaines de fois et il continue à sévir , DE QUI SE MOQUE-T-ON à l'hôtel de ville ? Pourquoi les paie-t-on ? certainement pas pour se croiser les bras en attendant la retraite ou les prochaines élections!!!