Espionnage informatique - Il n'y aura pas de réseau distinct pour le vérificateur

L'administration du maire Gérald Tremblay ne créera pas de réseau informatique indépendant pour le vérificateur général de la Ville et les élus, contrairement à ce qu'avait promis l'ancien directeur général de la Ville, Louis Roquet. Le maire Tremblay juge que le réseau de la Ville est «sécuritaire» et que les élus n'ont pas à craindre d'être espionnés.

En mai 2011, Louis Roquet, avait annoncé l'intention de l'administration de créer un réseau informatique indépendant de celui de la Ville afin de rassurer le vérificateur général, Jacques Bergeron, et les élus qui s'inquiétaient de la confidentialité de leurs communications. Dans les semaines précédentes, M. Bergeron s'était rendu compte que ses courriels avaient été consultés à son insu par l'ex-contrôleur général, Pierre Reid. M. Roquet avait alors indiqué qu'un appel d'offres serait lancé peu de temps après.

Questionné sur le sujet hier à l'occasion de la séance du conseil municipal, le maire Tremblay a indiqué qu'aucun appel d'offres n'avait été lancé. «On considère que nos réseaux sont sécuritaires. Si, pour une raison ou pour une autre, des élus en doutent, ce sera à eux de prendre les moyens pour que ça soit sécuritaire. Mais, je le réitère, les courriels des élus ne sont pas et ne seront pas espionnés.»

Ces propos n'ont pas rassuré le conseiller de Projet Montréal François Limoges. Il a rappelé que le maire avait donné les mêmes assurances aux élus avant que l'on apprenne que l'ex-président du conseil, Claude Dauphin, avait lui aussi été espionné. M. Limoges a par ailleurs indiqué que son parti n'avait pas les moyens de se doter de son propre réseau informatique.

Quant à Pierre Reid, il prendra sa retraite en juin prochain, a dit le maire. S'il a dû quitter ses fonctions de contrôleur général, M. Reid a conservé son plein salaire et s'est vu confier d'autres mandats à la Ville.