Glyphosate: Ottawa se «met au service» de Monsanto, dénonce le Bloc québécois

Yves-François Blanchet, a dénoncé samedi la proposition de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada de hausser la quantité de glyphosate autorisée pour certains aliments.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Yves-François Blanchet, a dénoncé samedi la proposition de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada de hausser la quantité de glyphosate autorisée pour certains aliments.

Une hausse des seuils de glyphosate serait « totalement inadmissible », juge le Bloc québécois, qui reproche au gouvernement fédéral de se mettre « au service » de la multinationale étrangère Monsanto « au détriment de la santé publique ».

De passage à Longueuil dans le cadre de sa tournée estivale, le chef de la formation politique, Yves-François Blanchet, a dénoncé samedi la proposition de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada de hausser la quantité de glyphosate autorisée pour certains aliments.

Dans un communiqué publié en marge de la tournée estivale du chef, la formation politique souligne que « ni le milieu agricole, ni celui de la santé, de la recherche ou de l’écologie » n’ont réclamé cette hausse des seuils tolérés de glyphosate.

Le Bloc québécois propose plutôt d’abandonner les méthodes chimiques, y compris cet herbicide « potentiellement cancérigène ».

Il suggère aussi d’appuyer « la recherche de méthodes d’intervention alternatives et biologiques » et d’accompagner le secteur agricole québécois vers « l’agriculture durable ».

« La planète évolue vers de nouvelles pratiques agricoles, délaissant graduellement le recours aux méthodes chimiques au profit d’approches plus écologiques et plus durables », note le Bloc québécois.

Le parti chiffre le coût de ses propositions à 300 millions $ et croit que la « transition » pourrait s’échelonner sur quatre ans.

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