Santé Canada autorise le vaccin de Pfizer contre la COVID-19 pour les 12 à 15 ans

Depuis le début de la pandémie, environ 20% des cas de COVID-19 au pays ont été signalés chez les personnes de moins de 19 ans, calcule Santé Canada.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Depuis le début de la pandémie, environ 20% des cas de COVID-19 au pays ont été signalés chez les personnes de moins de 19 ans, calcule Santé Canada.

Santé Canada a autorisé mercredi l’utilisation du vaccin de Pfizer-BioNTech pour les jeunes de 12 à 15 ans, ce qui en fait le premier vaccin contre la COVID-19 à avoir reçu le feu vert des autorités d’un pays occidental pour l’immunisation des enfants.

« Les données de l’essai clinique ont montré qu’après la deuxième dose, l’efficacité de prévention de la COVID-19 dans cette tranche d’âge plus jeune était de 100 % », a souligné le Dr Marc Berthiaume, directeur du Bureau des sciences médicales à Santé Canada.

L’organisme fédéral a examiné les données fournies par le fabricant dans le cadre de ses essais cliniques de phase 3 aux États-Unis. Il a été déterminé que le vaccin est sûr et efficace chez ce groupe d’âge. Aucun problème de santé particulier n’a été révélé, bien que des données supplémentaires doivent être fournies au fur et à mesure de la campagne de vaccination pour s’en assurer.

Les États-Unis devraient aussi autoriser le vaccin de Pfizer pour les 12 à 15 ans dès la semaine prochaine, a rapporté le réseau CNN mardi.

Le vaccin de Pfizer était jusqu’ici homologué au Canada pour les personnes de plus de 16 ans. La compagnie avait déjà annoncé à la fin du mois de mars que son produit était adéquat pour les enfants de plus de 12 ans. La vaccination des enfants est encouragée par les spécialistes pour atteindre une immunité de groupe et réduire la transmission du virus pour la prochaine rentrée scolaire.

Depuis le début de la pandémie, environ 20 % des cas de COVID-19 au pays ont été signalés chez les personnes de moins de 19 ans, calcule Santé Canada. « Les adolescents et les jeunes adultes sont les groupes qui ont le nombre de contacts le plus élevé dans la population, et donc leur immunisation réduira plus la transmission que celle de groupes qui auraient moins de contacts », a expliqué le médecin-épidémiologiste de l’Institut national de santé publique, Gaston De Serres, aussi membre du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ). Il n’a pas indiqué quand le rapport du CIQ serait rendu public.

« C’est une bonne nouvelle. On doit vacciner le plus de Québécois possible, a réagi sur Twitter le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé. En parallèle, les opérations se préparent. Le réseau sera prêt. » L’Alberta sera vraisemblablement la première province à vacciner les jeunes. Son premier ministre, Jason Kenney, a annoncé que tous les Albertains de plus de 12 ans pourront prendre rendez-vous pour se faire vacciner dès lundi prochain.

D’autres études sont menées en accéléré pour autoriser aussi l’utilisation du vaccin de Pfizer pour les enfants de 5 à 11 ans, dont les conclusions sont attendues dans les prochains mois. Une étude ultérieure pour les tout-petits de 6 mois à 5 ans est aussi planifiée. Santé Canada ne s’attend pas à ce que les études sur l’utilisation du vaccin de Moderna pour les jeunes de 12 à 18 ans soient conclues avant 2023, et de telles études supplémentaires pour les vaccins d’AstraZeneca et de Johnson Johnson ont été momentanément suspendues.

Avec Mylène Crête


Dans une version précédente de ce texte, il était écrit que le vaccin de Pfizer/BioNTech était le premier vaccin contre la COVID-19 au monde à avoir reçu le feu vert des autorités pour l’immunisation des enfants.

À voir en vidéo: