Taux d’utilisation famélique pour Alerte COVID

Le taux de participation active à l’application Alerte COVID n’a été que de 1,9% au Québec. En Ontario, il se chiffre à 5% depuis le lancement du système le 31 juillet.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le taux de participation active à l’application Alerte COVID n’a été que de 1,9% au Québec. En Ontario, il se chiffre à 5% depuis le lancement du système le 31 juillet.

Le gouvernement fédéral a beau rappeler régulièrement aux Canadiens d’adopter son application Alerte COVID afin d’aider à rechercher les contacts possibles de personnes atteintes du coronavirus, l’outil demeure presque inutilisé au Canada. Sur le million de cas de COVID-19 comptabilisés à ce jour au pays, seulement 26 800 personnes ont signalé leur diagnostic dans l’application… dont moins de 4800 au Québec.

« Nous ne sommes pas sortis du bois », reconnaissait le premier ministre Justin Trudeau mardi dernier. En appelant les Canadiens à tenir bon encore quelques semaines, le premier ministre leur a rappelé les consignes de santé publique. « Évitez les rassemblements, restez chez vous quand vous le pouvez, portez un masque, gardez vos distances et téléchargez et utilisez l’application Alerte COVID », répétait-il encore une fois cette semaine.

Or, les dernières données de Santé Canada compilées par Le Devoir révèlent que l’application demeure encore très peu populaire au pays.

En date du 8 avril, seuls 26 852 Canadiens avaient entré leur code unique dans l’application pour y déclarer avoir été diagnostiqués positifs à la COVID-19. Si l’on tient compte du fait que l’application Alerte COVID a été lancée au pays le 31 juillet dernier, le Canada a recensé 980 000 cas de la maladie depuis. C’est donc à peine 2,7 % de ces diagnostics qui ont été signalés grâce à l’application.

Santé Canada n’offre une ventilation par provinces que parcellaire. Celle-ci révèle néanmoins que 389 cas de COVID-19 ont été déclarés par l’application dans les provinces maritimes et les territoires, 2985 dans les Prairies, 18 692 en Ontario et 4786 au Québec. Un chiffre minuscule sur les 258 000 cas de COVID-19 rapportés dans la Belle Province depuis l’adoption de l’application par le gouvernement québécois en septembre 2020.

Le taux de participation active à l’application n’a donc été que de 1,9 % au Québec. En Ontario, il se chiffre à 5 % depuis le lancement d’Alerte COVID.

La Colombie-Britannique, l’Alberta, le Nunavut et le Yukon n’ont pas adopté l’application.

Les citoyens montrés du doigt

Santé Canada explique qu’il revient aux santés publiques provinciales d’offrir une « clé à usage unique » aux citoyens qui ont reçu un diagnostic positif à la COVID-19. Ces derniers l’inscrivent ensuite dans l’application, qui avertit alors la liste de contacts anonymisés des 14 derniers jours qu’ils se sont trouvés à proximité d’une personne malade.

« Le gouvernement fédéral s’occupe d’administrer l’application nationale pour assurer l’interopérabilité entre les administrations, mais c’est à chaque province qu’il incombe d’intégrer Alerte COVID dans son système de santé et de distribuer les clés à usage unique », indique-t-on au ministère fédéral de la Santé.

Du côté du gouvernement québécois, on fait valoir que plusieurs raisons peuvent expliquer que les Québécois aient été peu nombreux à adopter l’application.

Le ministère de la Santé assure cependant que la Santé publique informe « systématiquement » toutes les personnes déclarées positives qu’elles doivent se procurer une clé à usage unique pour l’application. « Par contre, les citoyens ne semblent pas faire les démarches », estime-t-on au ministère.

Pourtant, trois Québécois ont confirmé au Devoir ne pas s’être fait offrir de clé à usage unique de façon proactive par la Santé publique. L’une de ces personnes a même dû rappeler à plus d’une reprise par la suite pour qu’on lui explique comment s’en servir.

« Dans tous les cas, Alerte COVID a toujours été présentée comme un outil complémentaire aux autres méthodes utilisées », a indiqué un porte-parole du ministère de la Santé du Québec. « Évidemment, le souhait est que la population télécharge l’application et l’utilise. Nous invitons les Québécois à le faire, mais aucune obligation n’est appliquée. »

Un rapport provisoire sur l’utilisation d’Alerte COVID préparé pour Santé Canada, le mois dernier, recommandait au fédéral de travailler avec les provinces pour augmenter le taux d’adhésion des Canadiens. « À ce jour, plus de 80 % des utilisateurs qui reçoivent une clé à usage unique l’entrent dans l’application. Toutefois, moins de 5 % des cas ayant obtenu un résultat positif ont obtenu une clé à usage unique de leur autorité de santé publique », résumait le document.

Taux d’adoption

Le nombre de téléchargements de l’application semble quant à lui avoir plafonné. Alors que 5 millions de Canadiens l’avaient téléchargée en novembre, ce chiffre n’a augmenté aujourd’hui qu’à 6,4 millions.

Si l’on se fie aux données démographiques du pays, au taux de possession de téléphones intelligents et à la part d’utilisateurs qui en possèdent un suffisamment récent pour télécharger l’application, cela représenterait un taux d’adoption de l’application de 27 %.

Une spécialiste en santé publique de l’Institute of Health Informatics de la University College London, Isobel Brathwaite, expliquait toutefois au Devoir, l’automne dernier, qu’une application de recherche de contacts demeure utile, peu importe son taux d’adhésion. En effet, si les citoyens qui s’en servent adaptent leur comportement, une fois alertés d’avoir été possiblement en contact avec une personne atteinte de la COVID-19, cela permettra de réduire la propagation du coronavirus.

Ottawa enverra de l’aide à l’Ontario

Le premier ministre Justin Trudeau a indiqué dimanche que des ministères fédéraux et des provinces s’efforçaient d’envoyer des renforts et de l’équipement à l’Ontario pour l’aider à surmonter sa crise sanitaire, provoquée par la COVID-19. Dans une déclaration filmée, M. Trudeau a indiqué que des travailleurs de la santé employés par certains ministères, comme celui de la Défense nationale et celui de l’Immigration, seront redéployés en Ontario, particulièrement dans la région du Grand Toronto. Le premier ministre a dit s’être entretenu avec ses homologues de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse, qui évaluent les ressources humaines et l’équipement qu’ils pourront libérer au cours des prochains jours. M. Trudeau a aussi annoncé que le gouvernement fédéral collaborera avec les villes ontariennes pour déployer des laboratoires pouvant réaliser des tests de dépistage rapide dans les endroits durement touchés. On ignore comment l’Ontario réagira à l’aide offerte par le gouvernement fédéral.

La Presse canadienne

1344 nouveaux cas

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est passé sous la barre des 1350 au Québec. Selon les données publiées dimanche par le ministère de la Santé, 1344 nouveaux cas ont été rapportés depuis le précédent bilan. Le nombre de cas actifs a encore une fois légèrement baissé, passant de 13 768 à 13 449, selon les données de l’Institut national de la santé publique du Québec. On a recensé 336 952 cas depuis le début de la pandémie. Neuf nouveaux décès, dont deux survenus dans les 24 dernières heures, se sont ajoutés au bilan des victimes. On déplore ainsi 10 802 morts liées à la COVID-19 depuis le début de la pandémie au Québec. Le nombre des hospitalisations s’élève à 683, 9 de moins que la veille. Le nombre de patients aux soins intensifs est demeuré le même, à 175.

La Presse canadienne

14 commentaires
  • Benoit Samson - Abonné 19 avril 2021 08 h 43

    Des gouvernements qui devraient se garder une petite gène

    Il est un peu ironique pour les gouvernements de bâmer les citoyens de ne pas respecter leurs consignes quand ils ont eux-même décidé de ne pas respecter les indications scientifiques connues d'administration des vaccins dans des délais étudiés scientifiquement en concoctant leur propre recette expérimentale d'intervalle entre les doses.

    Le GV nous confirme du bout des lèvres sans en préciser le nombre les cas élevés d'éclosions et mortalités dans les CHSLD de la Beauce chez les résidents en attente de la 2ième dose de leurs vaccins. Il rejète d'un revers de main la demi-vaccination comme la cause de ces éclosions problématiques et blâme plutôt la contagion communautaire et ses citoyens qui ne respectent pas les consignes comme cause de ces contaminations.

    Le GV ne nous dis pas non plus lequel des variants fait des ravages en Beauce. Ce serait une information importante car l'incubation, la mutation et la transmission de variants potentiellement résistants aux vaccins était la préoccupation des scientifiques qui s'opposaient aux délais de vaccination. Cette informaiton n'est-elle pas disponible ? Quel variant fait rage en Beauce ? Résiste-t-il à la première dose administrée aux demis-vacciné beaucerons? Le cas échéant allons-nous accélérer l'administraton des 2ièmes doses dans cette population? Quand?

    • Sylvain Auclair - Abonné 19 avril 2021 11 h 29

      Finalement, cette idée de reporter la deuxième dose a été validée...

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 19 avril 2021 12 h 51

      La vaccination au Québec a débuté sous de mauvaises augures.

      Le 14 décembre 2020, Gisèle Lévesque, 89 ans, devenait la première personne au Canada à être partiellement vaccinée contre le Covid-19.

      Dans son hospice, sur les 230 résidents, 202 ont accepté d’être vaccinés, tout comme 125 membres du personnel.

      Le 14 janvier 2021, soit un mois plus tard, Radio-Canada rapportait : “ La COVID-19 continue de se propager au CHSLD Saint-Antoine, malgré l’opération de vaccination de la mi-décembre. (…) Depuis décembre, 37 résidents du CHSLD Saint-Antoine sont décédés de la maladie et 95 travailleurs de l’établissement l’ont contracté…” …soit 76 % du personnel.

      De toute évidence, cette première séance de vaccination fut un évènement super-propagateur. On ne saura jamais si le virus a été apporté par les équipes de vaccination ou par les journalistes invités à couvrir l’évènement.

      Tout comme en Beauce, la Santé publique a aussitôt rejeté la faute sur les contaminés; les employés se sont crus invincibles et ont fait preuve d'imprudence.

      Donc on a ici des travailleurs de la Santé qui, pendant des mois, ont réussi à ne pas attraper le Covid-19 en dépit des risques incroyables que les autorités sanitaires leur ont fait subir — notamment en leur interdisant de porter un masque — et voilà que dès qu'on leur a donné leur première dose de vaccin, ils se sont empressés de respirer à pleins poumons les gouttelettes respiratoires des autres. Vraiment ?

      Depuis ce temps, la Santé publique prétend ne pas savoir le pourcentage de Québécois complètement vaccinés — tout est pourtant informatisé — ni le pourcentage d'échec vaccinal résultant de sa vaccination 'atypique' ni la gravité des symptômes chez les vaccinés partiels qui ont attrapé le Covid-19 quand même, etc.

      Bref, le Titanic québécois navigue dans le brouillard.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 19 avril 2021 14 h 34

      Sylvain Auclair écrit : "Finalement, cette idée de reporter la deuxième dose a été validée..."

      Par qui ?

    • Benoit Samson - Abonné 19 avril 2021 15 h 08

      Il est trop tôt pour conclure que reporter la 2ième dose a été validée:
      1- La Colombie Britannique, qui a été la partenaire en même temps que le Québec dans cette aventure du report des doses a des résutats désastreux et des taux de variants inquiétants. Puisque la C.B. n'a pas appliqué de couvre-feu contrairement au Québec, le couvre-feu est plus probablement la cause des meilleurs résultats au Québec, même si cela n'en constitue pas la preuve.
      2- La C.B. a commencé à rapporter des infections chez ses demis-vaccinnés au début de mars. Pourquoi aucune observation de la sorte n'a été faite au Québec avant qu'on en entende parler dans la Beauce? Ce phénomème se reproduit-il ailleurs dans la province ?
      3- L'Ontario qui a suivi le Québec et la C.B. avec le retard des doses a les pires résultats au Canada. Comme la C.B., l'Ontario n'a pas imposé de couvre-feu ? S'agit-t-il ici d'un autre coincidence ou devrait-on étudier les effects bénéfiques du couvre-feu plus scientifiquement? La France et Israel ont aussi très bien réussi avec leurs couvres-feu. En France les cas journaliers sont passé de 30,000 par jour à 3,000 par jour d'octobre à décembre dernier pendat le couvre-feu. Malheureusement la fête a repris depuis avec une dégringollade de cas.
      Il faut donc être prudent avant de conclure que les bons résultats au Québec sont le fruit du retard des doses et plutot miser sur l'imposition du couvre-feu. Il ne faut surtout pas fermer les yeux sur le danger de voir les retards des doses favoriser l'arriver des variants comme on le voit en C.B.,en Ontario et en l'Angleterre, tous adeptes des délais entre les doses. Il ne faudrait surtout pas que les variants ainsi favorisés deviennent résistants aux vaccins.

    • Sylvain Auclair - Abonné 19 avril 2021 17 h 46

      Pour répondre à M. Martel: « Le Groupe consultatif stratégique d’experts sur la vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé cette semaine qu’administrer la seconde dose jusqu’à six semaines après la première représentait un risque moindre que ne pas immuniser au plus vite les gens fragiles là où les approvisionnements sont insuffisants. Plusieurs pays, tel le Danemark, ont décidé de suivre cette recommandation, plébiscitée aussi par d’autres experts des vaccins, comme le chercheur Gary Kobinger. Le Royaume-Uni, lui, a carrément décidé de reporter la seconde dose de trois mois. »

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 19 avril 2021 21 h 06

      Sylvain Auclair écrit : "Le Groupe consultatif stratégique d’experts sur la vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé cette semaine qu’administrer la seconde dose jusqu’à six semaines après la première représentait un risque moindre que ne pas immuniser au plus vite les gens fragiles là où les approvisionnements sont insuffisants."

      Un écart de _six_ semaines, c'est ce que font aussi certains États américains. Ce quoi s'opposent la majorité des experts américains, dont le Dr Anthony Fauci. Ce dernier déclarait à CNN : “ Lorsqu’on administre une dose du vaccin de Pfizer suivie d’une deuxième dose 21 jours plus tard, on obtient une efficacité de 94 ou 95 %. Or les taux d’anticorps sont dix fois plus grands après deux doses qu’après une seule. Cette différence est importante puisque c’est le ‘coussin’ qu’on aimera avoir pour combattre un variant contre lequel le vaccin offre moins de protection.”

      Le Québec espace les doses des vaccins de Pfizer et de Moderna de _douze à quinze_ semaines. Ce protocole de vaccination atypique ne repose sur aucune base scientifique, comme l'écrit justement Benoit Samson. C'est basé sur un raisonnement mathématique: si on s'abstient de donner mille deuxièmes doses, ça fait mille premières doses de plus.

      Si on avait voulu que la lutte sanitaire au Québec soit basée sur des calculs, on aurait confié cette lutte à un comptable. Si on a préféré la confier à un médecin, c'est parce qu'on voulait quelqu'un qui s'oppose à des raisonnements simplistes qui révèlent souvent de mauvaises surprises.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 19 avril 2021 21 h 20

      Petit détail : La Grande-Bretagne utilise essentiellement le vaccin d'AstraZeneca. Celui-ci repose sur une autre technologie et est homologué pour être administré à deux doses espacées de trois mois. Cette homologation repose sur des études scientifiques dans lesquels ce vaccin-là (pas les autres) était administré de cette manière.

    • Benoit Samson - Abonné 19 avril 2021 21 h 33

      L’information de monsieur Auclair est plus inquiétante que réconfortante. En effet il y a une différence énorme entre la recommandation de l’OMS de la semaine dernière d’augmenter des délais à 42 jours, et celles des provinces canadiennes à 120 jours. D’abord, la recommandation de l’OMS a été faite en avril 2021 après que l’on ait eu le temps d’évaluer l’expérience des 6 premiers mois de la campagne de vaccination. Elle est basée sur les faits observés et non pas faite de façon empirique. Le coup de dés des 120 jours sortis d’un chapeau au premier mois de la campagne était un ‘’gamble’’ de la part du Québec et les autres. Les cobayes de cette expérimentation ne savaient même pas qu’ils participaient à cette étude risquée. Il est possible qu’il ait été un ‘‘gamble’’ gagnant et qu’un jour l’OMS change sa plus récente recommandation de 42 jours à 120 jours pour emboiter le pas au Québec, la C.B., le N.B. et l’Ontario. L’OMS prendra surement le temps d’évaluer les résultats du laboratoire vivant des provinces canadiennes avant de les suivre.…
      L’autre question qui inquiétait les scientistes avec le retard entre les doses était le danger que les demis-vaccinés deviennent porteurs de virus qui pourraient muter chez eux à cause de leur immunité réduite en variants potentiellement réfractaires aux vaccin. Or, il semble que les demi-vaccinés de la C.B. et de la Beauce aient été infectés par le virus en attente de leur 2ième dose. Il faut espérer que les variants qu’ils hébergent ne résisteront pas aux vaccin en mutant d'avantge…L’ OMS s’intéressera certainement à cette problématique avant de changer sa plus récente recommandation de 42 jours entre les doses.

      Le dossier de l’Angleterre dans la gestion de cette pandémie a été abyssal jusqu’à ce que les ‘’Stay at Home Orders’’ sévères aient été mis en place. Il faut hésiter un peu avant d’imiter ceux qui conduisent à gauche.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 19 avril 2021 09 h 30

    Apllications téléphoniques et mesures du CO2 : des tactiques de diversion

    Du strict point de vue technologique, il est impossible que ces applications téléphoniques puissent fonctionner. Voilà pourquoi dès le 6 juin 2020, j'avais prédit publiquement leur échec.

    Même si ces applications pouvaient fonctionner, 26 % des personnes ne possèdent pas de téléphone multifonctionnel au Québec. Cette proportion passe à 41 % chez ceux entre 55 et 64 ans. Et à 73 % chez ceux de 65 ans ou plus.

    Quand aux 389 alertes émises, personne n'est en mesure de dire si ces signalements sont vrais ou s'il s'agit de faux positifs.

    Et le dernier clou dans le cercueil de ces applications, c'est qu'avec des variants plus contagieux, deux mètres n'offrent plus le pourcentage de protection que cette distance offrait avec le Covid-19 'classique'. Et personne ne sait le nombre maximal de minutes pour équivaloir 15 minutes de contact avec la souche 'classique'.

    La Santé publique du Québec recommandait Alerte-COVID parce que cela lui fournissait une excuse pour ne pas se doter des moyens nécessaires à une recherche efficace de contact. Pourquoi embaucher des gens quand les téléphones peuvent faire la même 'job' gratuitement, se disait-on.

  • Sylvain Auclair - Abonné 19 avril 2021 11 h 28

    Je l'utiliserais...

    ... si j'avais un téléphone cellulaire. Ma blonde aussi, si son cellulaire pas tout à fait à jour acceptait cette appli... Mais, dans les deux cas, on n'aurait pas eu de diagnostic positif à faire connaitre...

  • Lionel Leblanc - Abonné 19 avril 2021 13 h 41

    Mesure de la distance d'un téléphone cellulaire: tâche impossible !

    Au-delà des commentaires, fort judicieux au demeurant, de MM. Samson et Martel, il a été démontré par Denis Poussart, Ph. D., prof. émérite de l'U. Laval, qu'aucune mesure exacte et fiable ne peut être faite de la distance à laquelle se trouve un téléphone cellulaire d’un autre. En effet, même si le message —parlé, écrit— transmis par tout appareil de ce type est transmis correctement, il en va tout autrement pour le signal (onde électromagnétique) servant de support au message.

    Le principe de la détermination de la distance repose sur l’intensité du signal reçu en égard du signal émis. Sachant que l’intensité du signal provenant d’une source ponctuelle peut être calculée à partir de l’inverse du carré de la distance, il ne semble pas déraisonnable qu’on puisse ainsi calculer la distance d’une source d’intensité connue. Toutefois, la réalité est beaucoup plus complexe.

    En effet, aux fréquences propres à la téléphonie cellulaire, il est à peu près impossible d’établir la distance à partir de la seule intensité du signal reçu. Cela tient au fait que, aux hyper-fréquences, l’intensité du signal reçu est la résultante de la superposition, au signal venant de la source, de nombreux autres signaux découlant des réflexions multiples que le signal d’origine fait avec les objets environnants même si ceux-ci ne sont pas métalliques. Pire, le déplacement relatif entre les deux téléphones fait en sorte que les ondes stationnaires résultantes changent constamment d’intensité sans qu’on soit en mesure d’établir une quelconque relation avec la distance géométrique entre les deux appareils.

    Bref, tout calcul de la distance effectué selon ce qui précède entraînerait des marges d’incertitude tellement élevées que le résultat ainsi obtenu serait sans valeur aucune.

    Incidemment, les bons étudiants auxquels a été dispensé, de 1981 à 1997, mon cours de niveau collégial —« Initiation aux systèmes de télécommunication »—, aujourd’hui médecins, psychologues, avocats…, savent ces choses.

    • Sylvain Auclair - Abonné 19 avril 2021 17 h 40

      Ce n'est pas comme ça que l'appli fonctionne, si je comprends bien, mais plutôt par communication Bleutooth avec les téléphones voisins.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 19 avril 2021 21 h 10

      À Sylvain Auclair : Le corps humain absorbe quinze décibels du signal Bluetooth. Concrètement, l’application téléphonique estimera à vingt mètres la distance d’un téléphone à deux mètres s’il est placé dans la poche arrière d’un pantalon.