Andrew Scheer veut siéger au moins deux fois par semaine

«Nous avons proposé quatre jours, a relaté Andrew Scheer (photo) jeudi. On est prêts à discuter, si trois est acceptable»
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne «Nous avons proposé quatre jours, a relaté Andrew Scheer (photo) jeudi. On est prêts à discuter, si trois est acceptable»

Deux, ce serait bien, mais quatre, ce serait encore mieux. Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, réclame que la Chambre des communes reprenne du collier malgré la pandémie, à raison d’au moins deux séances en personne par semaine.

« Nous avons proposé quatre jours, a relaté M. Scheer jeudi. On est prêts à discuter, si trois est acceptable. Quatre jours. Trois jours. Mais zéro est inacceptable et d’avoir seulement un jour n’est pas dans les faits un horaire qui permettrait le niveau de transparence et de responsabilisation dont on a besoin. »

Selon le chef conservateur, « il revient au gouvernement d’expliquer pourquoi ce serait trop alors que la Chambre des communes siège normalement cinq jours ».

Le NPD a une position similaire, réclamant que la Chambre recommence à siéger en personne au moins une fois par semaine, explique une source néodémocrate.

 

Les deux partis accepteraient aussi que la Chambre siège de manière virtuelle, comme le proposent les libéraux, mais seulement si de telles séances ne se substituent pas à celles en personne.

Les libéraux refusent, au nom du respect des consignes de santé publique. Ils disent vouloir protéger la santé du personnel de soutien nécessaire au fonctionnement de la Chambre, même lorsqu’elle siège avec un nombre réduit de députés. En coulisses, ils se disent néanmoins ouverts à tenir une séance d’imputabilité par semaine en personne d’ici à ce que les séances virtuelles soient technologiquement possibles.

La question est d’actualité, car la Chambre des communes est censée se réunir normalement — avec 338 députés — lundi, à moins que les quatre partis donnent leur consentement au report de cette date. Le gouvernement ne l’a toujours pas obtenu. Les négociations se poursuivent.

Du côté libéral, on assure ne pas envisager de proroger le Parlement afin de mettre un terme à ces tiraillements. Une prorogation rendrait beaucoup plus compliqué un retour ad hoc des parlementaires, nécessaire pour faire voter de nouvelles mesures d’aide.

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