Scheer se défend de prêter de fausses intentions à Trudeau

M. Scheer continue de dire que si un gouvernement conservateur majoritaire n’est pas élu, il risque de se former une coalition entre les libéraux et les néodémocrates.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne M. Scheer continue de dire que si un gouvernement conservateur majoritaire n’est pas élu, il risque de se former une coalition entre les libéraux et les néodémocrates.

À trois jours du vote, les conservateurs prétendent qu’un gouvernement libéral imposerait une hausse de la TPS qui passerait de 5 % à 7,5 %.

Lorsqu’on demande à Andrew Scheer d’où il sort ce chiffre, il se défend de l’avoir tout simplement inventé.

Lors de son point de presse matinal à Fredericton, le chef conservateur a argué que c’est là une possibilité et que si Justin Trudeau ne la contemple pas, il doit dire quelles autres taxes alors il se préparerait à augmenter.

M. Scheer continue de dire que si un gouvernement conservateur majoritaire n’est pas élu, il risque de se former une coalition entre les libéraux et les néodémocrates. Et cette coalition, dit-il, accumulerait les déficits, ce qui conduirait à des augmentations de taxes.

Depuis le début de la campagne électorale, les conservateurs ont prêté également d’autres intentions aux libéraux : décriminaliser toutes les drogues et taxer la vente de la résidence principale.

Revenu sur ces sujets vendredi matin, M. Scheer répète que si les libéraux n’ont pas dit qu’ils allaient faire ça, ça ne veut pas dire qu’ils ne le feraient pas. Il dit que l’Agence du revenu du Canada a commencé, sous le gouvernement Trudeau, à recueillir les statistiques de vente des résidences principales et il croit y détecter un plan libéral.