Des groupes d’extrême droite ajoutés à la liste des entités terroristes

Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique
Photo: Justin Tang La Presse Canadienne Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique

Pour la première fois, le Canada a ajouté des groupes extrémistes de droite sur sa liste d’entités terroristes.

Le ministère de la Sécurité publique du Canada a annoncé mercredi que le groupe Blood Honour, un réseau international néonazi, ainsi que sa branche armée, Combat 18, avaient été inscrits sur la liste, ce qui ouvre la porte à de lourdes sanctions criminelles.

Ils rejoignent plus de 50 autres organisations figurant sur la liste canadienne, notamment al-Qaïda, Daech (le groupe armé État islamique), Boko Haram et les Tigres de libération de l’Eelam tamoul.

Les avoirs d’un groupe figurant sur la liste du Canada peuvent être saisis, et les membres de ces groupes sont passibles de sanctions criminelles pour avoir aidé des organisations à perpétrer des activités terroristes.

Le groupe Blood Honour, fondé au Royaume-Uni en 1987, a établi un réseau partout en Europe et a organisé de violentes attaques sur le continent et en Amérique du Nord.

Dans son avis, le ministère affirme que des membres de Blood Honour et Combat 18 ont lancé des bombes incendiaires sur un bâtiment occupé par des familles roms, dont des enfants, en République tchèque en 2012.

De plus, quatre membres de Blood Honour à Tampa, en Floride, ont été condamnés en 2012 pour le meurtre de deux itinérants, qui avaient été tués en 1998 parce qu’ils étaient considérés comme « inférieurs ».

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a par ailleurs annoncé un investissement d’un million de dollars pour créer un dépôt numérique destiné à aider les petites entreprises du Web à empêcher la diffusion de contenu extrémiste violent.

Le Canada soutiendra également un sommet de la jeunesse sur la lutte contre les activités violentes en ligne.

« Cet événement rassemblera des jeunes qui veulent en savoir davantage sur le terrorisme et l’extrémisme violent en ligne et mettre au point des outils capables de repousser ce contenu et décourager la diffusion de ce contenu », est-il écrit dans le communiqué du ministère diffusé mercredi.

Des représentants des géants de la technologie, notamment Twitter, Facebook, Microsoft et Google, aideront à structurer l’événement et travailleront directement avec les jeunes pour développer des idées.