Refonte des nominations partisanes: plus de femmes, moins de minorités

La refonte du système de nominations partisanes par le gouvernement libéral a conduit à l'égalité homme-femme dans les nominations au gouvernement.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne La refonte du système de nominations partisanes par le gouvernement libéral a conduit à l'égalité homme-femme dans les nominations au gouvernement.

La refonte du système des nominations partisanes par le gouvernement libéral a mené à la parité hommes-femmes au sein du gouvernement, mais de nouvelles données montrent que peu de ces femmes occupent des postes de direction et que les minorités visibles sont laissées de côté.

Selon des documents du Bureau du Conseil privé, en date de l’an dernier, 55,5 % des personnes nommées dans des agences fédérales, des conseils d’administration et d’autres organisations fédérales étaient des femmes, ce qui est légèrement supérieur à leur proportion dans la population canadienne.

Toutefois, près de 62 % des candidats issus d’une minorité visible ont été exclus du processus de nomination fondé sur le mérite, contrairement à 38 % des candidats qui ne faisaient pas partie d’une minorité visible. De plus, les candidats des minorités visibles étaient moins susceptibles d’être recommandés par le biais d’une lettre ou d’être nommés.

Selon des données obtenues par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, les libéraux de Justin Trudeau ont nommé plus d’Autochtones au sein du gouvernement que leur proportion dans la population, mais nettement moins de personnes handicapées.

La professeure en science politique Kathy Brock, de l’Université Queen’s, affirme que ces nouveaux chiffres soulèvent la question de savoir s’il existe dans le processus de sélection un élément qui désavantage les personnes présentant certaines caractéristiques ou encore certaines communautés.