Clement donne son appui à Bernier

L’ex-ministre ontarien Tony Clement
Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne L’ex-ministre ontarien Tony Clement

Maxime Bernier a droit à un appui de taille : son ancien rival dans la course à la chefferie du Parti conservateur Tony Clement s’est rangé dans son camp, amenant avec lui une notoriété en Ontario qui pourrait aider le député beauceron à récolter d’importants appuis.

L’ex-ministre ontarien Tony Clement a abandonné la course à la mi-octobre, faute d’argent. Mais en cours de route, il a aussi été contraint de se rendre à l’évidence que chacune de ses annonces politiques était devancée d’une annonce quasi identique de Maxime Bernier. Réduction d’impôts et du nombre de paliers d’imposition, abolition de la gestion de l’offre, retrait de son rôle de régulateur des télécommunications au CRTC, diminution du financement de CBC/Radio-Canada : Tony Clement appuie toutes les positions de Maxime Bernier. « À mes yeux, c’est un vaste ensemble d’idées qui sont de la prochaine génération, qui permettront d’inspirer non seulement les conservateurs — ce n’est que le début — mais les Canadiens à travers le pays », a-t-il fait valoir jeudi.

Courtisé

La majorité des candidats ont tenté de séduire Tony Clement lorsqu’il a abandonné la course. Mais il affirme s’être rallié à Maxime Bernier car, selon lui, il est le mieux placé pour l’emporter. « Je suis en politique à titre d’élu depuis 20 ans. Je fais partie de la famille du Parti conservateur depuis 1975, a rappelé l’ancien ministre ontarien provincial et fédéral.[…] Alors, j’en ai vu plusieurs, des conservateurs. Et j’ai vu plusieurs premiers ministres et j’en ai connu plusieurs, tant libéraux que conservateurs. Et à mes yeux, Maxime Bernier est le genre de leader dont on a besoin maintenant au sein de notre parti et dont on aura besoin pour notre pays en 2019. »

Maxime Bernier a de son côté salué l’expérience de Tony Clement, qui l’épaulera à titre de conseiller spécial. « Il va m’aider en Ontario et partout au Canada. Il va certainement voyager aux frais de la campagne pour nous aider à recruter des membres partout au pays », a expliqué le député québécois.

Alors que six des quatorze candidats à la chefferie viennent de l’Ontario, le soutien de Tony Clement aidera Maxime Bernier à récolter des appuis dans cette province qui compte 121 circonscriptions. Des appuis importants, puisque chaque circonscription aura le même poids le moment venu d’élire un successeur à Stephen Harper.

Qui sont les candidats et les potentiels aspirants-chefs ?

4 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 2 décembre 2016 07 h 34

    Proverbe chinois

    "Quand la politique est un cirque, les candidats sont des clowns".
    - Lao-Tseu

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 2 décembre 2016 11 h 39

      Qu'ils soient droles ou tristes,il y aura toujours des spectateurs au circle.

  • Nicole Delisle - Abonné 2 décembre 2016 09 h 19

    Un choix bien discutable!

    Si les militants conservateurs choisissent M. Bernier comme chef de parti, ils s'en vont probablement à la déroute lors des prochaines élections. Son manque de jugement démontré lors de certains gestes posés alors qu'il était ministre n'en font pas un candidat valable et crédible pour l'ensemble de la population. Et il n'est pas dit
    qu'il ne fera pas d'autres erreurs du même genre!

  • Gilles Delisle - Abonné 2 décembre 2016 09 h 44

    Il ne doit pas connaître le francais, ce monsieur!

    Sans doute, ce Clement n'a pas entendu toutes les âneries que M. Bernier a pu professer durant son lòng règne en Beauce, qu'on ne s'explique toujours pas. S'il veut vraiment connaître ce bonhomme, Clement n'a qu'à regarder l'émission de télé radio-canadienne de Serge Chapleau qui a toujours su dépeindre et caricaturer M. Bernier de la facon la plus réaliste et la plus authentique qui soit.