Justin Trudeau ému d’être à la fête du Canada en tant que premier ministre

Des nouveaux arrivants syriens ont salué le premier ministre Justin Trudeau alors qu’il serrait des mains en quittant le spectacle.
Photo: Justin Tang La Presse canadienne Des nouveaux arrivants syriens ont salué le premier ministre Justin Trudeau alors qu’il serrait des mains en quittant le spectacle.

Justin Trudeau s’est montré le digne héritier de son père, à l’occasion de la fête du Canada vendredi, en vantant le multiculturalisme du pays. Mais il s’est aussi montré très ému, lui qui participait aux festivités de la colline parlementaire cette fois-ci à titre de premier ministre.

« Comme beaucoup d’entre vous ici aujourd’hui, je viens sur la colline parlementaire pour la fête du Canada depuis que je suis enfant », a noté Justin Trudeau avant d’entamer son discours vendredi midi. « Et de pouvoir être ici, devant vous, comme votre premier ministre, de vous remercier de la confiance que vous m’avez confiée… c’est un peu impressionnant », a reconnu M. Trudeau, visiblement ému.

Cette première fête du Canada à titre de dirigeant, il voulait en faire une célébration de la diversité culturelle canadienne. Tant dans sa déclaration écrite que dans son discours sur la colline parlementaire, le premier ministre a applaudi à la diversité culturelle canadienne. « Quand je vous regarde aujourd’hui, je vois la chose qui fait du Canada un pays unique au monde. Je vois une diversité extraordinaire, a souligné M. Trudeau devant les milliers de Canadiens de toutes origines qui s’étaient réunis devant le parlement. La diversité fait notre force. C’est quelque chose qu’on sait depuis longtemps, et aujourd’hui c’est quelque chose qu’on célèbre haut et fort. »

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Des membres du Centre communautaire et culturel chinois de Montréal ont participé au défilé du 1er juillet sur la rue Sainte-Catherine.

Le message était le même pour la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, qui a souhaité la bienvenue aux réfugiés syriens nouvellement arrivés au pays et qui célébraient leur première fête du Canada. « Merci de vous joindre à nous ! » a-t-elle lancé, alors que certains de ces nouveaux arrivants se trouvaient sur la colline parlementaire. La famille Toubeh a réussi à saluer les Trudeau, qui serraient les mains de la foule en quittant le spectacle. La jeune Aziza, 11 ans, a cédé à l’émotion en rencontrant Sophie Grégoire, qui a serré la jeune fille en larmes dans ses bras.

Une fête plus rouge

La scène était cette année dépourvue du bleu qui l’avait habillée ces dernières années, sous le précédent gouvernement conservateur. Cette fois-ci, le plateau était tout de rouge et blanc vêtu.

Pas moins de 34 000 personnes s’étaient massées sur la colline parlementaire pour participer à la fête. Certains étaient sur place depuis 8 h pour attendre le spectacle, qui s’est mis en branle vers midi. Plus de 5000 autres curieux s’étaient rassemblés dans la rue Wellington, qui longe l’enceinte parlementaire, en espérant apercevoir le convoi des Trudeau quitter le spectacle.

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Petits et grands ont profité du congé férié pour jouer au soccer, sauter dans les jeux gonflables ou participer à des activités artistiques sous le soleil.

Même Coeur de pirate avait la fibre patriotique vendredi. L’artiste a confié à Radio-Canada qu’elle aurait peut-être refusé d’être de la fête dans le passé, mais que « tout a changé », a-t-elle noté en évoquant l’élection de Justin Trudeau.

La jeune chanteuse — qui a fait son coming out en tant que queer il y a deux semaines — s’est réjouie, à la suite de sa performance, de vivre dans un Canada où les gens n’ont pas à craindre d’être eux-mêmes.


« Nous sommes dans un pays où tous sont égaux : peu importe notre orientation sexuelle ou notre identité sexuelle », a renchéri plus tard le premier ministre.

Outre Coeur de pirate, le Québécois Alex Nevsky a lui aussi participé au spectacle de la colline parlementaire. La troupe de cirque Les 7 doigts de la main a quant à elle lancé les festivités en accompagnant le numéro d’ouverture de Kardinal Official et Karl Wolf, pour ensuite accompagner certains numéros musicaux.

Il s’agissait vendredi de la 149e fête du Canada. Le pays célébrera l’an prochain son sesquicentenaire.

8 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 2 juillet 2016 08 h 04

    La diversité en question...

    La diversité en question se fait toutefois sur une exigence essentielle, mais troublante, de son unicité d'esprit.
    Celle-là que tous les peuples qui ont précédés l'invasion armée britannique en Nouvelle-France ne comptent que pour des prunes folkloriques en matière de droits collectifs contemporains.

    Triste.

    Vive le Québec libre et républicain !

  • Pierre Demers - Inscrit 2 juillet 2016 09 h 04

    Significatif, Obama, Trudeau, Couillard, de Gaulle. Embarrassés?

    Pierre Demers LISULF 1erVII2016

    Significatif. Le Président Obama, aussi bien que son hôte le Premier Ministre Trudeau, au cours de cette rencontre le 30 juin dernier au Parlement du Canada et à quelques jours d'un anniversaire célèbre, celui de l'inoubliable visite de de Gaulle, qui avait culminé dans cette simple phrase: "Vive le Québec libre!"; (à cet instant, lundi 24 juillet 1967 vers 19 h 40, le Québec faisait son entrée sur la scène du monde).
    ...ont procédé exactement comme si le Québec était hors du Canada. Nul besoin d'un référendum, sauf par mensonge, intérêt et par fraude: le Canada 1982 ne contient pas le Québec,

    (Embarrassés. Nos dirigeants se résoudront-ils à le proclamer publiquement?).

    Pierre Demers 1914 LISULF Réf. LeDevoir du 30VI2016.

  • Johanne Fontaine - Abonnée 2 juillet 2016 12 h 33

    Menace planante sur Trudeau fils

    L'affranchissement du père lui manque cruellement,
    et j'ai bien peur, le conduira à sa perte.

  • Paul Laberge - Inscrit 2 juillet 2016 13 h 34

    Je me souviens: Canada/Québec

    En faisant honneur à notre devise, il serait avisé de consulter de temps à autres nos manuels d'histoire. Le pays conquis en 1759 s'appelait Canada: se référer à l'article 4 du Traité de Paris (10 février 1763) qui cède au roi George III le "Canada" et les "habitants du Canada". Ce même George III, par sa Proclamation royale du 7 octobre 1763, 8 mois plus tard, créa le territoire de la "Province of Quebec".

    Le Canada était un pays français, le territoire du Québec fut une invention de conquérant.

    • Jean-François Trottier - Abonné 3 juillet 2016 05 h 40

      ...et c'erst ainsi que naissent les nations. De puissant germe qu'elle était suite à l'un des développements les plus intelligents de l'histoire, en bonne entente avec les peuples déjà présents, les Français avaient réussi à revendiquer les 2/3 de la Nord Amérique parce qu'ils fonctionnaient la main dans la main avec chaque nation (sauf les 5 Nations) et s'étaient faits le vecteur d'échange entre elles.
      C'est ce que les Anglais se sont appliqués à briser en créant les réserves pour les Amérindiens et le Québec pour les francophones, ce qui leur a permis d'écraser toutes les autres communautés franco ailleurs au pays.

      Une nation naît de l'isolement. soit géographique, soit économique et social. Les Québécois forment une nation, impossible de le nier.

  • Denis Paquette - Abonné 2 juillet 2016 18 h 56

    un territoire conquis par un empire qui ne rêvait qu'a ca

    un territoire conquis et volé par des anglais que l'on appelle aujourd'hui le Canada et on voudrait nous faire croire que c'est le plus beau pays du monde, quel hypocrisie