La peur de l’hiver…

Tout ça pour ça ? Il tombe à peine 8 pouces de neige et on ferme les écoles. On l’annonce même avant la chute du premier flocon. Est-ce que, vraiment, il fallait empêcher les enfants de sortir, eux qui sont enfermés depuis un mois ? Est-ce que, vraiment, le transport scolaire ne pouvait pas s’effectuer de façon sécuritaire ? Ce n’est pas une grande marque de confiance envers nos chauffeurs et chauffeuses d’autobus… Je nous trouve pas mal moumounes, des fois.

N’aurait-il pas été préférable d’accueillir les élèves à l’école, quitte à ce qu’il y ait un peu de retard à cause du transport ? Sans doute qu’avec cette neige abondante et surtout les retrouvailles avec leurs amis, après un mois de « confinement », les enfants auraient été un peu turbulents.

Mais gageons que, de toute façon, il ne se serait pas fait grand-chose en classe en ce jour de rentrée tardive. Et que les profs auraient dû attendre au lendemain pour passer aux « vraies affaires ». Voilà maintenant que c’est reporté d’une journée et que les véritables apprentissages risquent de ne reprendre que mercredi. Il me semble que la COVID avait déjà fait perdre assez de temps, non ?

Et que dire des parents, eux qui étaient déjà « pognés » avec leurs rejetons à la maison depuis un mois, et à qui on a imposé cette « peine » supplémentaire !

Bien sûr, c’est toujours difficile de prédire avec exactitude le temps qu’il fera le lendemain. Il reste que nos « météo-médias » et autres ayatollahs de la température ont bien du talent pour faire peur au monde avec leurs « avertissements de tempête hivernale » sur fond rouge, souvent accompagnés d’images apocalyptiques. C’est encore une fois l’occasion de rappeler qu’au Québec, il neige parfois. Il neige d’ailleurs de moins en moins. Et c’est plutôt cela qui devrait préoccuper nos lanceurs d’alerte météo.

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