Recensement, dites-vous?

Le 9 mai, je me réserve quelques instants pour remplir le questionnaire du recensement 2021, dans l’état d’esprit de contribuer, si modestement que ce soit, à des études statistiques qui doivent, comme le prévoit la notice sur le questionnaire, servir à la planification des services qui soutiennent l’emploi, les hôpitaux, le transport en commun et les écoles.

Une fois les données purement personnelles entrées, je m’atten-dais à répondre à des questions relatives à l’emploi, à la possession d’une voiture, à l’usage habituel des transports en commun, à la fréquentation des services de santé ou à toute autre question liée aux services susmentionnés. Mais non ! Seules des questions relatives à l’identité civile, dont l’identité sexuelle, sont posées. Exception faite d’une question sur l’usage de la langue parlée.

Je n’ai pourtant omis aucune question. J’ai volontairement choisi de ne pas répondre à l’une d’entre elles, et il est devenu ensuite impossible d’aller plus loin dans le questionnaire.

Je me questionne dès lors sur l’utilité de ce processus obligatoire et coûteux qui ne pose aucune question pertinente quant au développement des services publics. En 2016, le recensement avait coûté 47,53 $ par ménage, pour un total de 715 millions de dollars.

L’Agence du revenu du Canada possède déjà la plupart des informations, qui se trouvent sur les déclarations de revenus annuelles.

J’ai probablement, comme 75 % de la population, rempli le formulaire court. Cela revient-il à dire que les décisions importantes se prennent à partir de 25 % seu-lement de la population ? Les ci-toyens choisis pour le formulaire long le sont-ils de façon aléatoire ? Dans l’affirmative, quelle est la valeur de ce choix et des données recueillies ? Les citoyens sont-ils répartis de façon proportionnelle à la population dans les différentes provinces ?

Autant de questions sans réponses… seul reste le sentiment amer d’avoir rempli un formulaire court.

 

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10 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 17 mai 2021 00 h 30

    Réponses

    Les citoyens choisis pour le formulaire long le sont-ils de façon aléatoire ?

    Oui, c'est une porte sur quatre dans tous les lieux.

    Dans l’affirmative, quelle est la valeur de ce choix et des données recueillies ?

    Énorme! Cet échantillon de 25 % de la population est environ 75 fois plus élevé que celui de l'Enquête sur la population active, l'enquête mensuelle sur le marché du travail.

    Les citoyens sont-ils répartis de façon proportionnelle à la population dans les différentes provinces ?

    Comme mentionné plus tôt, oui, c'est une porte sur quatre partout.

    • Marie Nobert - Abonnée 17 mai 2021 03 h 41

      @Mario (Jodoin). Questions pertinentes. Mais la véritable question n'est pas là. Qui «possède» (monnaie) les données personnelles (nominatives) du recensement de 1921????????? Question. Qui s'en met plein les poches après vous les avoir vidées? Misère!

      JHS Baril

      Ps. Pas de ps.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 mai 2021 09 h 10

      On vous assigne le type de formulaire, long ou court. Moi j'ai reçu le formulaire court qui se fait en quelques minutes en ligne. Quelle perte de temps et d’argent pour les contribuables. Eh oui, sur la question de citoyenneté, eh bien, c'était simple. J'ai écris que j'avais la citoyenneté québécoise, moi Français d’Amérique de la 12e génération. Je n’en vois pas d’autre.

    • Mario Jodoin - Abonné 17 mai 2021 09 h 42

      @ JHS Baril

      J'imagine que vous voulez parler du recensement de 2021, pas de 1921. Statistique Canada a probablement le meilleur contrôle existant des informations personnelles. Je m'inquiète bien plus des informations détenues et marchandées par les Facebook de ce monde.

      En outre, les questions auxquelles j'ai répondues sont celles de Mme Loubry, pas les miennes.

    • Raymond Labelle - Abonné 17 mai 2021 12 h 38

      Merci à vous, M. Jodoin et à M. Caron ci-dessous pour avoir répondu à ces questions que plusieurs doivent se poser, merci à Mme Loubry de donner l'occasion d'y répondre.

      Incidemment, je ne peux vous mettre un "j'aime" ("like"), car je boycotte Facebook (et tous les médias sociaux) - comme quoi je partage vos préoccupations sur la monopolisation de méga-données en des mains privées. Facebook n'est pas gratuit - les données qu'on lui fournit sont utilisées à des fins de profit. De plus, il est conçu pour créer une dépendance.

      Pour revenir au recensement - on peut associer le recensement à un service public qui permet d'obtenir des données pour voir l'état des lieux et son évolution - les résultats globaux données sont disponibles publiquement et gratuitement (sans les données personnelles, bien protégées comme vous l'expliquez), d'où son caractère démocratique. Un outil précieux, dont les résultats pertinents sont accessibles à toutes et à tous.

  • François Caron - Abonné 17 mai 2021 07 h 23

    Un sous-échantillon énorme !

    Demandez à un statisticien ce que vaut un sous-échantillonnage de 25%.... c'est énorme et bien plus que suffisant pour obtenir des données précises sur la population.
    Que chacun réponde au questionnaire qu'il a reçu de façon honnête et complète, ceux qui ont des décisions à prendre n'en seront que mieux informés connaître la société dans laquelle nous sommes, à la condition bien entendu de vouloir gouverner en fonction de la réalité au lieu de leurs préjugés et dogmatismes.

    • Carole Caron - Abonnée 17 mai 2021 09 h 53

      M. Caron
      Tout à fait d'accord.

      C.Caron, ancienne prof de math qui a déjà enseignée les statistiques au collégial.

  • Claude Froment - Abonné 17 mai 2021 17 h 34

    questions & réponses

    Ayant travaillé au recensement, durant trois de ceux-ci, je me rapelle bien comment Statistiques Canada fait les choses.
    Premièrement la sécurité des renseignements, la quantité d'INFORMATIONS diverses obtenus selon le type de questionnaire varie selon un mode précis. L'anonymat des répondants est conservé afin que toute les réponses puissent ëtre utilisées.

    Le recensement canadien, est reconnu mondialement, comme un des plus performants. Les 25 % de répondant sur le questionnaire long sont en quelque sorte la crême de la population. A ces questionnaires s'ajoutent les questionnaire dit de l'Agriculture. Questionnaires encore plus volumineux que le questionnaire long. Si, la population canadienne est de 30 millions, c'est dire que plus de 7 millions de questionnaires sont plus pointus, et cela représente près de la moitié de la population en tenant compte des conjoints, enfants des répondants.
    De quoi être occupé pour les 5 années suivantes et avant le recensement suivant.
    Cela m'apparait être une bien importante source d'informations utile à de nombreux gouvernements, municipalité, commission scolaire, entreprises etc.

    • Mario Jodoin - Abonné 17 mai 2021 18 h 11

      Si, la population canadienne est de 30 millions, c'est dire que plus de 7 millions de questionnaires sont plus pointus, et cela représente près de la moitié de la population en tenant compte des conjoints, enfants des répondants.»

      En fait, le questionnaire est distribué aux ménages, pas aux individus. Comme il y a environ 15 millions de ménages au Canada pour une population de 38 millions, c'est plutôt environ 3,75 millions de formulaires longs qui sont «distribués», soit au quart des ménages qui abritent le quart de la population totale, pas la moitié.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 mai 2021 19 h 06

      Vous avez travaillé pour le gouvernement fédéral? Donc, on doit croire le vendeur sans s'informer. Vous savez, on peut dire n'importe quoi sur ce recensement et qui prendra la peine de vérifier toutes les informations? Encore une fois, poser la question, c'est y répondre.

      C'est pour cela que Statistique Canada nous chante depuis des années qu'il n'y a aucun déclin du français dans le ROC. Pourtant en Ontario, les francophones sont presque tous assimilés. Ma famille l’est au complet. Et je suis un Franco-Ontarien qui a dû s’exiler au Québec pour garder sa langue et sa culture. Cela donne une toute autre signification à l’expression « Un Canadien errant ». Misère.