Y a-t-il un «québécisme»?

En réaction à une chronique de Michel David

« Le Québec a beau être une “société distincte”, il n’échappe pas à cette règle qui dicte que “les idéologies ont toujours eu pour effet de diaboliser l’adversaire et de provoquer une polarisation”. » Quand on sait que les idéologies sont véhiculées dans des « ismes », ces volontés de regrouper pour les analyser un ensemble d’idées et de notions qui visent à réduire et à simplifier une chose pour mieux la saisir et la maîtriser, et que ces marqueurs d’idéologies sont constitués d’un ensemble prédéfini d’idées, de croyances, de valeurs et de normes qu’on choisit pour fonder sa vision du monde, il reste à se demander si le « québécisme » est bien défini. Bien que le « isme » veuille participer à cet effort de mieux nommer les choses pour ne pas ajouter au malheur du monde, on doit être conscient qu’il y a toujours dans le monde du pour-soi une incapacité à saisir pour le figer totalement ce qu’il y a de fluide dans le monde de l’être-en-relation-en- devenir. Un des buts de la conversation démocratique est d’assurer la coexistence pacifique des « ismes ».

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