Merci, Yves Martin

Je suis profondément attristée par le départ d’Yves Martin qui, pour moi, restera toujours Monsieur Martin. J’ai toujours eu le plus grand respect pour cet homme humble et pourtant si grand. J’ai eu la chance de le côtoyer, de bénéficier de ses conseils sages et éclairés. Ce fut un privilège.

Nous perdons aujourd’hui un de nos plus grands bâtisseurs. Par son intelligence, ses talents, sa vision, il a contribué à faire naître le Québec moderne, ce Québec qu’il aimait profondément et qu’il a généreusement servi.

Il savait que l’égalité des chances passe par l’éducation, le savoir, le savoir-faire, le savoir-être, le vivre ensemble. Je pourrais rappeler plusieurs de ses réalisations mais, à mes yeux, les plus fondamentales sont liées à sa passion pour l’éducation. Enseignant à l’Université Laval, sous-ministre au ministère de l’Éducation, instigateur de l’extraordinaire réseau de l’Université du Québec, recteur de l’Université de Sherbrooke, il savait ce qui était essentiel pour une société. Il travaillait toujours en pensant l’avenir.

Les plus grands sont souvent les plus humbles. Merci, Monsieur Martin, pour toutes ces années consacrées à servir le peuple québécois.

2 commentaires
  • François Beaulne - Abonné 27 février 2021 11 h 40

    Remerciements bien sentis

    Ayant côtoyé Yves Martin pendant plusieurs années, je ne puis que joindre ma voix à celle de Madame Marois pour regretter le départ de ce grand commis de l'État qui a œuvré dans l'ombre à l'émergence d'un Québec instruit, conscient de sa vitalité et ouvert sur le monde.
    Nous avons la responsabilité de veiller à ce que les conseils judicieux qu'il nous donnait ne restent pas lettre morte.
    Il a bien mérité de la patrie. Qu'il repose en paix.
    Mes plus sincères condoléances à la famille.

  • Jean-Pierre Cloutier - Abonné 28 février 2021 18 h 44

    Pour honorer la mémoire de M. Martin

    “Un pays libre est un pays qui compte une certaine proportion d’hommes et de femmes libres. C’est ce nombre plus ou moins grand d’hommes et de femmes libres qui fait la légitimité, la dignité, l’honneur de l’État. Car on peut bien écrire la première lettre du mot État en caractère majuscule, on peut l’écrire tout entier en majuscules, le prononcer du nez, de la gorge, de la poitrine, n’importe! L’État n’est rien s’il n’a son compte d’hommes et de femmes libres capables non seulement de le servir, mais de le penser, de se faire de lui une idée juste et claire, acceptable par tous” (G. Bernanos)
    Qu’est-ce qui fait du Québec un État? Ce qui peut sembler évident pour des gens de la génération de M. Martin ou de la génération de Mme Marois, l’est peut-être beaucoup moins pour les plus jeunes générations ou pour les Québécois nouvellement arrivés. Une réalité que connaît bien Mme Marois. Il y a certainement plusieurs idées et projets pour honorer la mémoire de M. Martin. Relever le niveau et la rigueur de l’éducation civique à l’école serait, me semble-t-il, une bonne façon d’honorer la mémoire de ce grand penseur et serviteur de l’État.