«Fesser» sur la mairesse

Francine Pelletier a raison. Yves Francœur s’est conduit d’une façon tout à fait inacceptable de la part d’un fonctionnaire, car il n’est, d’abord et avant tout, qu’un simple fonctionnaire et non pas un élu, même s’il est président d’un syndicat. Qu’il se présente à la mairie et il pourra alors parler comme il l’a fait ! D’ici là, en tant que policier, il a un devoir de réserve bien plus grand que celui de n’importe quel politicien. Je ne comprends d’ailleurs pas que nos hommes politiques laissent passer ce genre de discours sans élever la voix. Ne sont-ils donc tous que des mauviettes qui abandonnent leur responsabilité devant tout policier ? Nous ne vivons pas dans un État policier, il me semble… Quoique, avec l’affaire Camara…

8 commentaires
  • Jacques Bordeleau - Abonné 16 février 2021 07 h 39

    Titre

    Même s'il n'est pas particulièrement sympathique, le personnage ne s'est pas exprimé ni en tant que citoyen ni en tant que policier, mais en tant que Président de la Fraternité des policiers qu'il représente démocratiquement, jusqu'à nouvel ordre.

    Jacques Bordeleau

  • François Poitras - Abonné 16 février 2021 08 h 09

    En difficulté dans les sondages en cette année d'élections, Valérie Plante multiplie les gestes partisans et les esclandres douteuses. Un racolage électoral nuisible à Montréal et aux montréalais.

    La sortie intempestive et parfaitement tendancieuse de la mairesse s’est méritée l’opprobre générale. Seul le leurre de l’infantilisation féministe à la Francine Pelletier permet d'en douter.

    Le président d’un syndicat est parfaitement en droit de défendre le travail de ses membres, quitte à érailler le vernis démagogique de certains politiciens

    • Jean-Charles Morin - Inscrit 16 février 2021 11 h 31

      Rien à ajouter: tout est dit.

    • Denis Drapeau - Inscrit 16 février 2021 13 h 05

      «Seul le leurre de l’infantilisation féministe à la Francine Pelletier permet d'en douter.»

      Que c'est bien dit et pertinent. Bravo.

  • Denis Drapeau - Inscrit 16 février 2021 08 h 20

    Rétablissons les faits

    M. Francoeur porte 2 chapeaux: policier et président d'un syndicat de policier. C'est avec ce dernier titre qu'il est intervenu et, contrairement à la mairesse, il n’a pas outrepassé son devoir de réserve entre le pouvoir exécutif et judiciaire en rappelant à l’ordre Mme Plante. Non seulement c'était son droit de président mais c'est ce que c'est membres attendaient de lui face à une mairesse qui a outrepassé son devoir en concluant:

    1. M. Camara est innocent alors que tel n'était pas encore le cas à ce moment-là et,

    2. elle a laissé entendre qu'il y avait probablement ici du profilage racial alors que rien ne le prouve, l'enquête policière n'est pas terminé et celle sur l'intervention policière n'est même pas commencée. C'était mettre de l'huile sur le feu et exposer SES employé-e-s policiers-ères à un risque inutile. Elle a choisie de plaire à sa base électorale plutôt que de respecter ses employé-e-s. Normale que M. Francoeur soit intervenu et il n'avait pas tort d'évoquer le «biais idéologiques» de la mairesse. Tout comme Francine Pelletier avait raison de lui reprocher son ton «paternaliste à souhait»

    « Nous espérons que vous saurez dorénavant vous comporter de façon plus responsable en évitant que vos biais idéologiques interfèrent avec votre nécessaire devoir de réserve. »

    Personnellement, je ne porte pas dans mon cœur ce M. Francoeur mais il n'y a pas lieu ici de lui reprocher autre chose que le ton de son intervention.

    • Mario Jodoin - Abonné 16 février 2021 13 h 56

      «M. Camara est innocent alors que tel n'était pas encore le cas à ce moment-là»

      Oui, il était innocent, ce ne sont que les accusations contre lui qui n'avaient pas été retirées.

  • Daphnee Geoffrion - Inscrite 16 février 2021 09 h 02

    Les policiers ont bien raison d'être écoeurés, d'un côté quand on voit une jeune adolescente mourir sous le feu d'arme illégale ou disparaître dans un réseau on les accuse de ne rien faire contre les gangs de rue et de l'autre on les culpabilise quand ils font des rondes dans les quartiers chaud de Mtl.

    Comment pensez vous que les policiers trouvent des armes illégales? Des quantités de drogue? Des réseaux de prostitutions?
    Ils ont des informateurs, mais ce n'est pas suffisant, il faut chercher, et pour mettre les effectifs au bon endroit ils analysent le crime à Mtl, encercle des zones géographiques et montent des profils physiques et psycologiques...ce n'est pas une science exacte evidemment mais c'est la méthode la plus efficace et démontré mathématiquement.
    Le FBI à pensé ce système dans les années 60 et le crime à diminué de 70% dans certain Etat, fini attendre le crime, on le track, on le trouve et on le prévient.

    Le problèmes n'est pas du côté des policiers, qui sont l'ennemi numéro 1 dans des quartiers où tout peut leur arriver....ils ne vont pas à Mtl Nord par choix, pas mal sur qu'ils préféreraient faire des rondes dans Outremont. Le monde à l'envers...

    Enfin, peut-être si vous sortiez de votre monde de licorne et vous passeriez 2 nuits avec des patrouilleurs vous comprendriez mieux que leur représentant sont écoeurés du double discour des médias et de l'hypocrisie de gens comme Mme.Plante, qui n'a pas investis une cenne dans Montreal Nord en 3 ans...le quartier des spectacles et ses environs, ça ça fait rayonner Mtl et ça fait dont des belles photos!

  • Jean-Paul Charron-Aubin - Inscrit 16 février 2021 11 h 22

    Défendre malgré ses excuses ?

    Il est bien sûr que vous pouvez la défendre ainsi que la vision de son parti c'est votre droit. Mais, si j'ai bien entendue, elle s'est bien excusé sur les ondes du 98.5 de sa comparaison et d'avoir induit en erreur la population. A moin de faire erreur, je crois que notre mairesse est responsable... Bien à vous ;-)