Évasion au soleil et évasion fiscale

Quitter le Québec, en pleine pandémie, pour aller s’épivarder à Cuba, au Mexique, dans les Caraïbes au risque d’y importer la COVID et de la transmettre à ceux qui sont restés bien tranquilles à la maison demeure proprement insupportable.

L’évasion fiscale emprunte le même chemin. C’est cacher son argent dans un paradis fiscal au détriment du reste des contribuables, qui devront tôt ou tard subir des compressions de services ou éponger le manque à gagner du budget du Québec.

Évasion en pandémie et évasion fiscale, des jumeaux et un même intérêt personnel : « Je, me, moi », au détriment de la collectivité.

2 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 10 février 2021 06 h 52

    Le bien commun de la collectivité, une valeur perdue.

    Vous avez raison, monsieur Gagné. L'égoïsme est devenu la valeur essentielle de nos temps. Ce que l'on glorifie maintenant ce n'est pas le sacrifice, l'altruisme et le travail pour le bienêtre de la collectivité, mais c'est l'accumulation de l'argent d'une fortune personnelle que l'on valorise et cela se traduit dans toutes les sphères de nos activités.

  • Jean-François Fisicaro - Abonné 10 février 2021 08 h 16

    Une fable de FITZ encore applicable ici ... rebelotte

    « Le Capital »

    Le Capital a démontré depuis qu'il sévit sur cette planète sans subtilité qu'il ne discrimine ni territoire, ni humain, ni parcelle d'écosystème et certainement aucune ressource. Il veut tout et si on se fie à ses performances, il aura tout. Je prédis même, qu'à force, il finira par s'engloutir lui-même. Je dirais même plus, il déjà bien parti pour ça.

    Pour être sûr qu'on ne se méprend pas sur mes propos, je ne parle pas ici de système politique ou social. Non le Capital n'en a que faire ! Il se faufile partout, parfois de façon ostentatoire, parfois en catimini ...

    C'est probablement l'invention des humains qui fait preuve de fausse représentation à un niveau jamais égalé par aucune autre. Au départ, il devait n'être qu'un moyen pour permettre les échanges de ressources entre les humains. Mais certains, aveuglés en cours de route, probablement même au tout début, ont commencé à le convoiter pour ce qu'il n'était pas. En effet, au lieu de le laisser cantonné à sa vocation originelle, c'est-à-dire à l'état de moyen, ils l'ont élevé au statut d'objectif ...

    Et commença alors le début de la fin. Inexorable. Depuis lors, le Capital a engendré les descendants de ceux qui ont parti le bal. Et il s'est assuré que s'ils en mouraient, d'autres les remplaceraient. Mais qui sont-ils ? Que sont-ils devenus ? Peut-être quelques centaines ? Un millier ? Oligarques, héritiers modernes de l'époque des rois et des empereurs. Ils n'ont pas encore atteint le but de leur maître, mais ils s'en rapprochent. Le Capital leur donne une capacité de survie et d'adaptation hors du commun.

    Il a même fait croire à l'humanité qu'avec lui, tous seraient prospères sans exception. Et pendant quelques fractions de secondes, les humains y ont cru. Ils ont mordu au leurre. Est-ce que la bébite Humanité pourra en sortir ? Hum ! Y a peu de chance. Car pour y arriver, il faudrait encore qu'elle ait compris à quoi elle a affaire ...

    Tenants des théories complotistes vous abstenir.