L’information anglophone affaiblie

L’article « Bell coupe dans le poste de radio anglophone CJAD » paru dans Le Devoir (2 février 2021) me rappelle ma lettre publiée le 20 juin 2017, « Appuyer les médias ? Oui, et voici pourquoi. »

Michaël Nguyen, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, a tout à fait raison de dire : « C’est toujours triste, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’information. » Une partie de « l’information » dont parle le président est que la réorganisation aura un impact sur CJAD « qui perdra sa correspondante permanente à l’Assemblée nationale ». Ceci est très important.

Dans ma lettre de 2017, j’ai écrit : « Considérons par exemple les journalistes qui travaillent sur l’Assemblée nationale, les hôtels de ville ou les commissions scolaires locales au Québec. » En tant qu’anglophone qui suit la scène de l’éducation publique au Québec depuis de nombreuses années, je considère la perte d’un journaliste en poste à l’Assemblée nationale en effet comme une mauvaise nouvelle.

Au cours des six dernières années, les gouvernements majoritaires du Québec ont promu des projets de loi de réforme des commissions scolaires axés sur l’avenir, respectueux des parents et bien pensés sur le plan pédagogique : les libéraux avec le projet de loi 86 et la CAQ avec le projet de loi 40, qui a été adopté.

Cependant, certains groupes anglophones qui ne cherchent que leur intérêt préfèrent maintenir un statu quo anachronique. Ils se battent à cor et à cri pour résister au changement. Ils prétendent haut et fort que toute modernisation entraînera la perte des droits à l’éducation dans la langue de la minorité.

Depuis des années, je cherche ces « droits » et je ne peux pas les trouver. L’absence de repor-ters à l’Assemblée nationale entraînera un manque de pertinence des informations fournies à la communauté anglophone et, par conséquent, des décisions cruciales devront être prises sans que tous les faits soient fournis par des reporters professionnels.

 
1 commentaire
  • Cyril Dionne - Abonné 8 février 2021 09 h 07

    Que c'est triste...

    Oui, des larmes de crocodiles coulent sur les joues de tous les français d’Amérique en entendant une telle nouvelle. Tous les francophones hors Québec en sont tellement attristés, eux qui n’ont jamais eu ce privilège qui était octroyé à la minorité la plus choyée de la planète. Sûrement, on va se cotiser pour leur en payer une radio anglophone (not).