Les sacrifiés de la pandémie

L’annonce, la semaine dernière, de nouvelles aides aux entre-prises s’ajoute à plusieurs autres mesures des deux ordres de gouvernement depuis le début de la pandémie. Il n’est pas faux de dire que, sans elles, des mil-liers d’entreprises se seraient écroulées et que ces mesures permettront aux entreprises de réembaucher les employés.

Mais pourquoi si peu de consi-dération envers les salariés mis à pied depuis le mois de mars 2020 ?

La PCU, le chômage, la PCRE, le lien à l’emploi… Des initiatives non cumulables, évidemment, qui se chiffrent entre 500 $ et 573 $ brut par semaine pour les employés.

Ce qui de façon concrète re-présente des dizaines de milliers de dollars en perte de revenus pour ces travailleurs ! Certains secteurs ont été fermés sept mois sur dix depuis mars 2020 !

Des sacrifiés qui sont passés de compréhensifs et solidaires à ruinés et anxieux.

Parents, jeunes professionnels, étudiants… Les profils sont nombreux et les situations variées, mais nous avons tous en commun la même situation précaire ! Nous sommes prisonniers de nos frais fixes, que nous peinons à couvrir avec les aides offertes.

Les secteurs qui ont réussi à se faire entendre, aidés par leurs lobbys et les syndicats, comme l’aéronautique par exemple, ont reçu des enveloppes généreuses « pour aider les employés » !

Dans une perspective d’équité, je propose un geste simple et peu coûteux en liquidités : des crédits d’impôt provinciaux et fédéraux à hauteur des pertes de revenu subies. Simplement.

 
1 commentaire
  • Serge Pelletier - Abonné 8 février 2021 04 h 17

    Le grand problème est???

    Le grand problème est??? Devinez M. Visentin. Pourtant, il est simple comme boujour. Les gouvernements gèrent à la petite semaine, n'ayant de yeux que sur leur popularité "du moment"et "spontanée" en vue des pochaines élections... Et le tout étant bien entendu fortement lié aux petits cadeaux aux petits z'amis qui embauchent les "p'tites nièces" et "p'tits neveux" et autres "p'tits z'amis" à gros salaires (retour discret d'ascenseur).

    En fait, il y a des dizaines de milliards et des centaines de milliards de $$$ qui prennent la direction directe des poches des petits z'amis... Quand à la plèbe, et bien c'est simple: qu'elle s'étouffe.

    Il n'y a pas uniquement l'enfant attardé d'Ottawa qui fait des "n'importe comment" et ce "n'importe quand". Le GV-Q-Legault est encore pire, mais avec en prime le blâme sur tout le monde et sur toutes les bébelles possibles et impossibles.

    Dites M. Sisentin, savez-vous ce qui est advenu des travailleurs et des travailleuses des "shops" qui ont fermées leurs portes "drette là", et ce bien avant la crise du "virus"... C'est simple, un petit tour sur le chômage, puis après ce court temps de compensation et pour la majorité de ceux-ci le "BS" (à condition qu'ils n'aient pas un "char troip neuf", une cabane de plus de 40,000$ ou 50,000$, un REER, etc. Alors, le petit travailleur devait se départir de ces biens là... pour avoir droit au "BS" d'environ 650$ par mois. Pire encore, le GV-Q a passé une loi disant que le "petit travailleur" qui perdait sa job et se retrouvait sur le "BS" apès 60 ans devait obligatoirement recevoir la rentre du RRQ, dont le montant serait déminué de la prestation de "BS"... et pour mettre la cerise sur le sun day, une pénalité de sa rentre du RRQ serait appliquée vie durant (5% par année an avant 65 ans = 30%) parce qu'il avait pris sa rente...

    Étrangement, l'on ne lit pas couramment des gens comme vous qui relèvent ces traitements injustes envers les "petits travailleurs". Mais, amplement du MOI pis mes $.