Pour une télévision publique hertzienne de qualité

Alors que Radio-Canada se présente devant le CRTC pour renouveler son mandat de diffuseur public, on peut se demander si elle a bien compris ce mandat. Car il ne doit sûrement pas inclure la production de jeux-questionnaires et de talk-shows insignifiants, à la portée de n’importe quelle télévision privée, alors qu’en même temps, on relègue les meilleurs documentaires et émissions d’information à RDI, une chaîne payante exigeant l’abonnement à un distributeur privé. Radio-Canada doit s’en tenir à une production d’intérêt public, de qualité et accessible gratuitement en mode hertzien.

4 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 26 janvier 2021 09 h 46

    Radio-Canada et la liberté d’expression

    Bien d’accord avec M. Le Blanc et sa lettre qui dénonce la corruption médiatique de Radio Canada. Une entité publique qui est subventionnée à la hauteur de 75% par les contribuables n’a pas le droit de faire compétition aux entités privées en produisant des jeux-questionnaires et des talk-shows insignifiants. C’est une insulte à l’intelligence des contribuables et une injustice pour les diffuseurs privés.

    Ceci dit, dans un autre commentaire où on ne peut plus rien publier ce matin dans le Devoir (Protéger la liberté d’attention de Pierre Trudel) en ce qui concerne la liberté d’expression, tous ont le droit à la liberté d’expression, de ne pas être emprisonné après avoir parlé et de s’exprimer et répandre ses idées par quelques moyens que ce soit. Plus on utilise ce droit fondamental et inaliénable, plus le prix à payer pour le maintenir devient moindre.

    Ceci dit, on compare des pommes avec des oranges dans cette chronique d’opinion. Bloquer sur son compte personnel, politique ou professionnel ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, que ce soit des citoyens ordinaires ou des politiciens, est un droit fondamental. Ces derniers à qui ont refuse l’accès sur notre compte ont tous les droit de s’exprimer sur leurs propres plateformes les opinions qui divergent avec nous ou un parti politique. Voilà toute la différence. Personne n’a pas perdu son droit fondamental de s’exprimer.

    Mais là, il y a toute une différence avec des entités privées qui disent qu’elles ne sont pas responsables du contenu des participants à leur réseau mais en même temps, elles s’arrogent le droit de bloquer qui elles veulent. Même si on est 150% en désaccord avec Donald Trump, ce dernier avait élu et avait le droit de s’exprimer sur n’importe lequel des réseaux sociaux. Les seules limites sont la diffamation et l’incitation à la haine, mais ce sont aux cours de justice des pays attitrés, après évidemment un examen au préalable où tous les côtés sont entendus, de décider de limiter le droit à la libre expression et non pas à des milliardaires médiatiques qui ne sont pas élus.

    Enfin, on empêche des gens de parler dans les universités pour former et dialoguer sur des thèmes qui sont peut être sensibles pour certains et personne ne s’immole sur l’autel de l’opinion publique. C’est là où il y a un dangereux précédent et une atteinte à la liberté d’expression. Si on ne peut pas débattre les idées dans les universités, où est-ce qu’on pourra le faire?

    Il n’y pas de meilleur exemple que le Devoir lorsqu’il en vient de censurer quelques propos émis par une personne qui ne respecte par le contrat social ou le nétiquette. Ils censureront quelques commentaires mais sans bâillonner totalement la personne dans ses futurs commentaires. Personne, que ce soit les abonnés ou autre, ne perd son droit inaliénable de s’exprimer sur des thèmes dans un journal où la devise est « Libre de penser ».

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 26 janvier 2021 12 h 52

    « des talk-shows (sic) insignifiants »


    Des émissions de variétés, plutôt que le french-parisien «talk-show» …

  • Antoine W. Caron - Abonné 26 janvier 2021 16 h 55

    Bien dit

    Il est ironique que les USA, paradis du capitalisme, aient tous ces postes de télé hertziens (dont le joyau PBS et sa programmation de haute qualité en info et culture), alors qu'ici Radio-Canada est devenue insignifiante...
    En plus, la majorité des gens semblent s'en foutre, au point d' ignorer que la télé hertzienne gratuite existe encore au Canada...

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 27 janvier 2021 09 h 19

    « la majorité des gens semblent ignorer que la télé hertzienne gratuite existe encore au Canada...» (Antoine W. Caron)


    Pour syntoniser cette « télévision numérique terrestre », on se procure une antenne UHF/VHF d’intérieur ou bien on installe sur le toit de notre demeure une antenne conséquente.