L’itinérant Raphaël André et le poète Gaston Miron

En lisant le poème « Déclaration » de Gaston Miron dans L’homme rapaillé, dès les premiers mots, je suis seul…, je suis crotté, j’ai pensé à Raphaël André, itinérant autochtone mort de froid dans une toilette chimique. Dans une autre strophe, je lis « je n’ai pas eu de chance dans la baraque de vie », on connaît le sort des Autochtones souvent négligés et bafoués par la société.

Par son geste, en empruntant les mots de Miron, voici, ce que Raphaël nous a confié :

hommes, chers hommes,

je vous remets volontiers

ma condition d’homme

je m’étends par terre

dans ce monde où il semble meilleur

être chien qu’être homme.

Le chien et son maître ne sont pas soumis, eux, aux contraintes du couvre-feu.

6 commentaires
  • Mathieu Lacoste - Inscrit 21 janvier 2021 05 h 28

    « on connaît le sort des Autochtones souvent négligés et bafoués par la société» (Nicole Poirier)


    C'est qu'on les aime ainsi, vu que lorsqu'ils s'organisent et se tiennent debout comme nos Mohawks on les traite de bandits.

    • Cyril Dionne - Abonné 21 janvier 2021 09 h 40

      Cher M. Lacoste, les autochtones sont devant trois choix cartésiens. Le premier est de devenir autonome dans toutes les sphères des activités humaines. Le 2e consiste à s'intégrer dans la société comme l'ont fait plus de 50% d'entre eux. Le 3e choix, qui semble être privilégié par les chefs autochtones, le statu quo des subventions gouvernementales, réserves (ou prisons à ciel ouvert) et la Loi sur les Indiens obligent.

      Les Mohawks avec leur casino, la vente illégale d’armes, de cigarettes, d’alcool et j’en passe tout accueillant les argents venant des contribuables puisque eux ne paient aucun impôt, taxe ou cotisation, eh bien, cela n’a rien à voir avec l’émancipation des autochtones. C’est tout le contraire.

      Mme Poirier nous parle d’une situation incongrue d’un premier ministre qui s’obstine à faire respecter un couvre-feu par les itinérants dans la rue qui n'ont pas de toit. Pardieu, où est ma boîte de carton?

  • Brigitte Garneau - Abonnée 21 janvier 2021 09 h 06

    De la "Déclaration "...

    À la "Décadence ".

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 21 janvier 2021 11 h 54

    « Les Mohawks avec leur casino, la vente illégale d’armes, de cigarettes, d’alcool et [gna, gna, gna…]» (Cyril Dionne)

    Syntonisez donc un autre poste de radio… Cette communauté tire un profit au même titre que le gouvernement du Québec tire un profit… et les Mohawks ont participé à l'érection de NYC…

    « Les Mohawks avec leurs casinos et la vente de cigarettes » n'ont pas d'itinérants qui meurent gelés à Montréal dans une chiotte publique.

    La Confédération iroquoise existait avant que n'existe la Nouvelle-France; les Haudenosaunee étaient organisés en village et ils pratiquaient l'agriculture, tandis que les Innus étaient chasseurs-cueilleurs…

    S'ils ne s'étaient pas organisés, aujourd'hui les Mohawks itou se bousculeraient à la porte de nos «Salivation Army».

  • Huguette Gagnon - Abonnée 21 janvier 2021 13 h 12

    J'ajoute.

    Aux paroles de Mme Nicole Poirier (merci infiniment Madame), j'ajoute ceci à l'intention de Legault.

    Legault, écoute ce qu'un itinérant t'a dit en mourant. Legault, tu as un comportement ignoble en refusant de soustraire les itinérants à l'applicaton du couvre-feu. Honte à toi.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 22 janvier 2021 10 h 33

    « Raphaël André, itinérant autochtone mort de froid dans une toilette [à Montréal] »



    Pour susciter d'amples commentaires dans les pages de ce journal, il aurait plutôt fallu à ce pauvre hère qu'on le contraigne à retirer son voile afin qu'il ait le droit d'accéder à ces latrines publiques.