À contexte exceptionnel, mesure exceptionnelle

Les élèves du primaire viennent à peine d’amorcer le retour à l’école après le congé des Fêtes que le maintien ou non de la semaine de relâche fait déjà la manchette.

D’un côté, les tenants du maintien de la semaine de relâche plaident qu’à la fin février, généralement, il y a un besoin de prendre un pas de recul pour redonner l’élan nécessaire à la poursuite de l’effort jusqu’à la fin de l’année scolaire.

De l’autre, les tenants de l’annulation arguent notamment le temps perdu à l’école depuis un an, le retard accumulé des élèves en difficulté, le report ou l’annulation des évaluations.

Par ailleurs, de son côté, le premier ministre Legault, eu égard à sa décision de rouvrir les écoles, soulignait à quel point il avait trouvé réjouissant de voir les élèves heureux de retrouver leurs amis pour une première fois depuis le 17 décembre. Dans cette foulée, il est intéressant de souligner le témoignage d’une mère à qui sa fille avait confié que son retour en classe était « le plus beau jour de sa vie ».

En cette année scolaire chamboulée par toutes sortes de reports sur le plan scolaire, je suis d’avis que les avantages liés à l’annulation de la semaine de relâche surpassent ceux de son maintien, particulièrement si les mesures sanitaires strictes sont toujours maintenues à la fin février… À contexte exceptionnel, mesure exceptionnelle !