Effets collatéraux d’un reconfinement

Depuis quelques jours, le nombre de cas positifs à la COVID-19 ne cesse d’augmenter au Québec, qui montre une tendance à atteindre les 300 cas et plus quotidiennement, si bien qu’un possible reconfinement de certaines régions semble circuler dans les corridors des autorités responsables de la gestion de la crise, à savoir François Legault et Horacio Arruda.

Une décision qui, à mon sens, aurait des effets catastrophiques à bien des points de vue, à commencer par les répercussions psychologiques chez les employeurs et les employés touchés par une telle mesure, eux qui peinent encore aujourd’hui à se sortir des effets du premier confinement, qui a laissé des séquelles qui perdurent. En second lieu, le reconfinement viendrait enrayer davantage une économie fragilisée, qui risquerait de s’effondrer sous le poids de pertes d’emplois désastreuses en pleine période d’une relance économique ardue.

Le gouvernement et la Santé publique possèdent déjà des indices sérieux sur les principales causes qui ont contribué à l’augmentation des cas positifs, notamment certains rassemblements festifs au cours desquels les règles sanitaires n’ont pas été respectées et les manifestations populaires contre le port du masque obligatoire. Des mesures peuvent être prises pour contrer ces récalcitrants, notamment l’octroi de pouvoirs plus coercitifs aux policiers, tels des mandats pour entrer dans les foyers où se tiennent ces rassemblements.

Bref, il m’apparaîtrait incongru qu’une infime partie délinquante de la population l’emporte sur la majorité qui se plie sans grincher aux mesures sanitaires. Conséquemment, MM. Legault et Arruda, frappez là où le mal émerge… Place au gros bon sens !

7 commentaires
  • Réal Gingras - Inscrit 21 septembre 2020 08 h 47

    mais oui tout va bien...

    Malgré tout ce vous dites monsieur Marineau, il ne faut pas oublier que dans les mises en garde du ministère de l’intérieur français, le Canada est considéré comme un  pays dans lequel la circulation du virus est peu importante. Alors qu’est-ce qu’on a à s’énerver? Il y a quatre vols quotidiens vers Paris. Il faut porter un masque pour la durée du vol.
    Si vous le voulez , vous pouvez même faire une déclaration sur l'honneur avant l'embarquement. Cette déclaration n'est même pas nécessaire pour les citoyens canadiens.
    Il n'y aura pas de retour au confinement . il n'y aura pas de 2e vague et attendons de voir si la prochaine mise à jour des Français confirmera ou non que le virus recommence à circuler de façon plus importante au pays. Jusque là , arrêtons de nous énerver et gérons les quelques "clusters" qui apparaissent sporadiquement . Je vous le dis : tout va bien.

    • Christian Roy - Abonné 21 septembre 2020 22 h 47

      C'est ce qu'on appelle la souveraineté nationale... c'est un autre pays que le nôtre qui déterminera l'état de notre santé publique... Passons donc à un autre sujet en attendant que les Français nous avertissent que le feu est pogné !

      Vive la Mère patrie ! Elle veille au grain et tout va si bien !

  • Cyril Dionne - Abonné 21 septembre 2020 09 h 11

    Le remède est en train de tuer le patient

    Pourquoi un reconfinement? Le nombre d’hospitalisations est à 138 pour une population de 8 450 000 personnes avec 67 542 qui ont testé positif. Seulement 31 sont aux soins intensifs. Combien y a-t-il de gens qui sont aux soins intensifs dans les hôpitaux et que ce n’est pas dû à la COVID-19? Poser la question, c’est y répondre. S’il y a confinement, celui-ci devra être très sélectif et précis.

    Enfin, encore une fois, si on se concentrait à identifier plutôt les gens à risque et informer chaque participant qui forme leur cercle personnel afin obtenir l’assentiment et la compréhension de ceux-ci pour ne pas mettre en péril leur proche? Ils sont facilement identifiables et nul besoin de couper des atomes en deux. 92% de tous les décès au Québec et partout sur la planète, eh bien, les gens avaient 70 ans et plus.

    Alors que nous mettons tous nos œufs et nos énergies dans le même panier pour aplatir cette fameuse courbe afin de pouvoir contrôler le nombre d’admissions dans les hôpitaux, la plupart de toutes les autres chirurgies ont été remises aux calendes grecques. Disons poliment que ce n’est pas le temps de souffrir d’un cancer.

    • Christian Roy - Abonné 21 septembre 2020 23 h 14

      Cher M. Dionne,

      C'est beaucoup en pensant à ces personnes qui ont subit les dommages collatéraux de la Covid depuis le début de la pandémie que je défends le fait prendre au sérieux ce qui se déroule présentement.

      Notre généreux système de santé fut fragilisé, des personnes non infectées ont vu leur conditions de santé se détériorer et elles en paient le prix Le personnel hospitalier a été surtaxé... qu'est-ce que ça prend de plus ? Et je n'ai même pas parlé des personnes qui perdent la vie ou qui connaîtrons des séquelles dûes au passage du virus.

      Les chiffres ne décrivent pas tout.

      Il est rare que la population soit de cette manière sollicitée dans son intégralité. Cet effort "de guerre" mérite qu'on s'y consacre tous, la contagion nous y oblige.

      Le scepticisme, le recours à la pensée magique, la désinvolture et la mauvaise foi affichés par certains citoyens ne fait pas le poids. Il participe même à la dégradation de la situation.

      À bon entendeur (comme toujours) salut !

  • Christian Roy - Abonné 21 septembre 2020 12 h 59

    Qui sait si dans un futur proche...

    ... les manifestants anti-masques ne seront pas filmés, identifiés grâce à la reconnaissance faciale et facturés pour rembourser au prorata les déficits engendrés par la Covid-19. Cette manoeuvre dissuasive fonctionnerait très bien me semble-t-il.

    Vive le masque et les costumes de mascottes en public !

    N'est-ce pas le monde à l'envers par rapport à 2012 ?

    Et pendant ce temps... le nombre de cas répertoriés au Québec ne fait que croître de jour en jour.

    Aux masques, citoyens !!! Il est temps de s'en laver les mains ! Otons nos doigts dedans le nez !

  • Robert Beaulieu - Abonné 21 septembre 2020 17 h 51

    Sans blague?

    ''Certains rassemblements festifs au cours desquels les règles sanitaires n’ont pas été respectées et les manifestations populaires contre le port du masque obligatoire.'' Selon vous M.Marineau les autorités possèderaient de sérieux indices que ce serait là, la cause de l'augmentation des cas. Quels pourrait bien être ces indices? Si tel était le cas j'espère bien qu'ils nous en feraient part dans un esprit de transparence. Je ne retiens pas mon souffle à cet égard néanmoins... Personnellement, je possède des indices sérieux que la principale cause de l'augmentation des cas est l'augmentation du nombre de tests. On peut à volonté avec un budget illimité augmenter la perception de la gravité de l'épidémie en finançant plus de test à condition bien sûre que tout le monde fait l'équation que le nombre de ''cas'' signifie des malades graves et des morts, ce qui est de moins en moins le cas je crois.

    • Christian Roy - Abonné 21 septembre 2020 22 h 34

      La courbe: on s'en occupe !

      Arrêtons de tester... ainsi, il n'y aura plus de cas au Québec ! Identifions autrement les malades admis aux urgences des hôpitaux et n'identifions plus les décès causés par la Covid.

      Fallait y penser M. Beaulieu !