Humilier ne mène nulle part

Emilie Nicolas a écrit une chronique dans Le Devoir du jeudi 17 septembre 2020 qui devrait être affichée partout.

Tous les adultes du Québec devraient la lire, puis tous les professeurs et les parents devraient transmettre ce message d’une importance titanesque à leurs élèves et à leurs enfants.

Le Québec se divise…

Plusieurs personnalités connues insultent les gens qui ne portent pas de masque et qui manifestent.

On banalise la confrontation et les insultes ; c’est très néfaste pour la suite des choses. Je porte le masque et, oui, les antimasques me dérangent, mais je ne les insulterai pas.

La chroniqueuse a entièrement raison de dire que d’humilier ne mène nulle part.

Je crois, comme elle, que ce parcours de la COVID-19 que nous suivons tous pourrait donner l’occasion au Québec de se démarquer en prenant un peu de recul et de revoir l’« éducation populaire » et l’« intelligence collective ».

Le gouvernement fait bien son travail de pédagogue durant cette pandémie, mais l’éducation collective devient cruciale quand la soupe commence à déborder.

Avons-nous les réflexes d’une société civilisée ou ceux d’une société qui divise ?

Les gens qui insultent les autres doivent descendre de leurs plateformes de privilégiés et se servir de leur notoriété pour instruire…

Oui, cela demande plus d’efforts et de profondeur. C’est plus difficile.

Le Québec pourrait se démarquer en gardant la soupe sur le poêle sans qu’elle bouille et déborde. C’est un défi de société.

On a beau enlever le clou qu’on a planté dans la planche, le trou créé (l’insulte) y est toujours.

13 commentaires
  • Gilles Delisle - Abonné 19 septembre 2020 06 h 25

    Il faut respecter les '' sans masques''.........

    ............ jusqu'au jour ,où un de ces personnages vous transmettra le virus!

    • Nadia Alexan - Abonnée 19 septembre 2020 09 h 57

      Et qu'est-ce que l'on fait face aux faussetés publiées dans les médias sociaux par les Alexis Cossette-Trudel de ce monde qui propagent «les faits alternatifs» et la désobéissance civile?

    • Marc Therrien - Abonné 20 septembre 2020 10 h 52

      Je ne sais pas si ceux qui ont transmis le virus à Yves-François Blanchet et à Erin O’toole sont des antimasques. Pensez-vous? De plus, s’il y a avait relâchement au niveau du lavage des mains, comment feriez-vous pour le savoir et ensuite, mieux le contrôler?

      Marc Therrien

  • Raynald Rouette - Abonné 19 septembre 2020 07 h 33

    Vivre en société a perdu son sens, il n’y a plus de dialogue


    Héritage de la Charte canadienne des droits et libertés individuelles? De la génération des enfants Rois? Combien de ghettos religieux ou culturels peut-on compter aujourd'hui au Québec?

    Oui le Québec est divisé plus que jamais. Les médias traditionnels le sont aussi. Que dire des réseaux et médias sociaux qui font ressortir tous les travers humains possibles.

    Vivre en société exige que chacun chacune sans exception fasse sa part et participe à son développement sans exception ce qui n'est vraisemblablement pas le cas. La crise sanitaire de la COVID-19 n'a fait que faire éclater l'illusion que tout allait bien sur le plan Sociétal...

  • Réal Gingras - Inscrit 19 septembre 2020 08 h 31

    Non ça ne mène nulle part monsieur Delisle

    Je suis bien d’accord avec le port du masque, mais monsieur Delisle, ça ne veut pas dire que celui qui ne le porte pas ou son contraire est nécessairement contaminé.
    Cela veut-il dire que nous devons maintenant soupçonner tous ceux qui nous entour? Que ce sont tous des porteurs potentiels?

    Je réfère à nouveau à Bernard-Henri Lévy et à son pamphlet: ”Ce virus qui rend fou”.

    BHL écrit: ”Une humanité masquée, je suis désolé, mais, d’abord c’est un oxymore, et ensuite c’est une humanité de la défiance, du soupçon et, un jour, de la haine” ( j’ajoute de l’humiliation ). BHL continue: ”Ce qui m’a frappé, moi, hélas, c’est notre incroyable docilité. Y compris chez les plus démunis et les plus exposés. Allez voir place de la République les queues, un peu plus longues chaque samedi, de gens tombés dans la précarité qui viennent aux distributions des Restos du cœur : pas de masques, pas de gel et une résignation à fendre l’âme”... Édition Grasset ...

    J’ajoute… et ici dans notre beau et bon Canada, pour ne pas que le peuple s’énerve trop, on a inventé la PCU.

  • Daphnee Geoffrion - Abonnée 19 septembre 2020 09 h 32

    Entoucas dans ce journal Émilie Nicolas participe à la division sociale presque chaque semaine en tapant sur le même clou sans égard ni sensibilité aux commentaires des lecteurs qui argumentent dans le vide.
    C'est un art de tenter de rallier des gens à ses idées, et elle ne le maîtrise pas, alors on ressent que de la confrontation et ça mène à plus de division.
    Elle n'a pas de leçon à me donner, comme québécoise blanche je me suis souvent sentie humiliée et injustement accusée de racisme et d'intolérance dans ses articles.
    Verser de l'huile sur le feu, sa grande force..

    • Cyril Dionne - Abonné 20 septembre 2020 07 h 40

      Que vous avez raison Mme Geoffrion.

      Oui, la chroniqueuse a peut-être entièrement raison de dire que d’humilier ne mène nulle part, alors, pourquoi s’efforçait-elle de le faire chronique après chronique? Qu’est-ce qui est plus pire ou grave; celle de ce faire traiter d’antimasque ou bien de raciste? On nous parle de prendre un peu de recul et de revoir l’« éducation populaire » et l’« intelligence collective » alors que cette même auteure essayait de nous nous enfoncer dans la tête des termes comme la discrimination position, l’appropriation culturelle, le racisme systémique et le « safe space ». On pourrait aussi mentionner la notion de territoires non cédés qui est une aberration tout simplement.

      Si les gens perdent de plus en plus confiance dans les médias, c’est qu’eux aussi, avec leurs soi-disant personnalités, ne manquent jamais une occasion de rabaisser les gens ordinaires dans un « father knows best » immonde ou dans une panier de déplorables. Et en parlant de notoriété, parce qu’on voit leur visage à la télévision, ceci n’en font certainement pas des gens réfléchis. Et ne vous en faites pas, le Québec s’est déjà démarqué du reste du monde avec son cafouillage de la crise sanitaire qui en résulte dans un endroit de la planète les plus touchés par la COVID-19. Et ce n’est pas la société québécoise qui a échoué ce test avec toutes les mesures draconiennes qu’ils ont dû subir, mais plutôt leurs dirigeants.

      En mathématiques, on peut prouver que le cercle ne représente qu’une infinie de côtés d’un polygone pour en arriver à la quadrature du cercle. Dans la vie de tous les jours, cela pose tout un dilemme puisque cette gauche a entamé le bal en accusant les gens de tous les noms pour qu’ils mettent un genou à terre pour leur acte de contrition alors qu’ils ont été eux-mêmes des victimes. Et lorsqu'on est toujours à l'extrême gauche, un jour, on risque de se retrouver à droite. Voir la quadrature du cercle.

    • Cyril Dionne - Abonné 20 septembre 2020 08 h 29

      Erratum, c'est bien la discrimination positive.

  • Gilles Théberge - Abonné 19 septembre 2020 10 h 38

    C'est une façon d'exprimer le "post-modernisme", cette façon de faire et de se positionner face aux autres tout à fait dans l'air du temps, que madame manie avec aisance...